Sweethearts de Sara Zarr

J’ai piqué cette idée de lecture chez Clarabel. Karine en a parlé aussi.

C’est un livre pour ado (écrit en américain dans le texte) qui a fait fondre mon petit cœur tout mou et surtout qui m’a fait crier à la fin : mais pourquoi ? Je croyais qu’il y aurait une fin toute glamour et rien, que du triste. À quoi ça sert de faire des couvertures avec des cœurs roses, franchement !

Jenna Vaughn, 17 ans, mince, adulée par ses ami(e)s, avec un petit copain, a une vie heureuse entre sa mère et son beau-père. Le truc c’est qu’avant (cette vie là date seulement d’il y a quatre ans), Jenna c’était Jennifer Harris. Gamine boulote et pleurnicheuse, le bouc-émissaire de toute l’école, que sa mère élevait toute seule (et qui était toute seule le soir parce que sa mère travaillait et suivait des cours pour devenir infirmière pour pouvoir élever sa fille dans de bonnes conditions). Mais dans cette vie, Jennifer avait une lumière, Cameron, son unique ami. À neuf ans, ils vont vivre une expérience terrible à cause du père de celui-ci. Peu après, Cameron s’en ira sans rien dire. Jennifer ne s’en remettra pas … pourtant il réapparaîtra le jour de ses 17 ans.

C’est triste ce livre parce qu’elle montre comment deux chemins identiques au départ peuvent différer à cause de certaines circonstances et comment il y en a qui ont de la chance et d’autres pas (vous me direz que cela vous saviez déjà).

Elle montre tout ce que peut être un ami très cher, une âme-sœur « qui est plus qu’une partie de votre âme », quelqu’un qui vous comprend sans rien dire …

Mais surtout, Sara Zarr développe très très bien la dualité qui peut exister entre le personnage social et le personnage intime à travers le ressenti de Jenna qui est la narratrice.

Pour la langue, je ne peux pas en parler vu mon niveau d’anglais. Par contre, je peux vous dire que l’anglais est abordable. J’ai cherché une dizaine de mots (de ceux qui bloquent la compréhension parce qu’il y en a d’autres que je ne connaissais pas mais je comprenais quand même).

Si vous avez des ados bilingues … pour les démoraliser un petit peu, cela peu valoir le coup.

Références

Sweethearts de Sara ZARR (Little, Brown and company, 2008)

Un trésor dans l’ombre de René Reouven

Quatrième de couverture

Valentine est une lycéenne qui n’a pas sa langue dans sa poche, ce qui lui vaut souvent des moqueries à la sortie des cours. Un jour, Malcolm, un jeune Écossais, vole à sa rescousse. L’adolescent est accompagné de son oncle, un personnage bien mystérieux, qui semble s’intéresser d’un peu trop près à une des ancêtres de Valentine. Se pourrait-il que cette mythique aïeule ait légué à ses descendants un objet de très grande valeur ?

Mon avis

J’écoutais l’autre jour, tranquille, l’émission radio Mauvais Genres et tout à coup, j’entends Jacques Baudou (il aime Sherlock Holmes) dire que son actualité c’est un livre qu’il fait paraître dans la collection qu’il dirige, de René Reouven (il aime encore plus Sherlock Holmes), qu’il a réussi à sortir de sa retraite (il a 80 ans tout de même), un roman d’aventures et policier, qui célèbre un de ses écrivains préférés, Robert Louis Stevenson. Bien sûr, j’étais intriguée et j’ai été à la librairie le lundi suivant.

Attendez-vous à un billet passionné ! Je mettrais un bémol : c’est le type de récit que j’adorais lire quand j’étais petite (et encore maintenant), un style que j’aime parce qu’il est direct, vif, les personnages sont intelligents et ne se laissent pas faire, agissent parce que les adultes ne voient pas mais les mettent au courant tout de même. C’est un petit peu le club des Cinq en plus moderne. Le truc, c’est que je ne suis pas sûre que les jeunes lecteurs (je dirais que c’est pour ceux de 8-10 ans) aiment encore cela aujourd’hui. En tout cas, je l’espère.

Parce que vous ouvrez la première page (de texte) et que voyez-vous ? le nom d’Henry James (dont il reparlera à la fin en citant une de des plus célèbres nouvelles, L’auteur de Beltraffio, pour laquelle Henry James s’est inspiré de son ami et de son mariage). Je ne savais même pas qui c’était avant mes vingt ans. On se dit il tape haut le Monsieur tout de même. Les pages suivantes décrivent les relations tumultueuses de Fanny et Robert Louis Stevenson. Entre les deux, il y a une servante provençale (en fait suisse) Valentine Roch. Fanny est jalouse d’elle et veut qu’elle parte (elle partira avec la mère de Stevenson). Elle emportera quelque chose de l’auteur (j’ai pensé à un enfant mais ce n’est pas le cas). Je n’en dis pas plus, de peur de tout dévoiler mais sachez que le roman va nous permettre de replonger dans quelques œuvres de Stevenson. Pour ce qui est du côté moderne, il y a la fille qui n’a pas sa langue dans sa poche, l’intello, la bonne copine, l’ennemi mortel qui deviendra l’ami, les parents absents et naïfs, la gouvernante qui s’occupe de Valentine comme de sa fille. Il y a des bons sentiments mais c’est super sympa !

C’est juste trop bien et j’espère que vous le ferez lire à vos enfants … ou à vous.

Références

Un trésor dans l’ombre de René REOUVEN (Mango jeunesse – collection Chambres noires, 2011)

P.S. Si vous cherchez Elvis, il est à Alès pour fêter la musique !

Federico García Lorca : "Non au franquisme" de Bruno Doucey

Quatrième de couverture

Ce dimanche 16 août 1936, dans les locaux des phalangistes, Federico ne peut ni hurler sa détresse ni laisser exploser sa rage. Ses pensées vont à l’homme bon et généreux que l’on vient d’abattre comme un chien. À sa sœur Conchita García Lorca qui a soudain perdu son compagnon de vie. Aux pauvres de Grenade, à tous les pauvres d’Espagne dont le sang nourrit déjà les racines de la terre. Et qu’a-t-il fait, lui le poète, pour mériter cet emprisonnement… ?

Depuis qu’il a écrit ses premiers poèmes, Bruno Doucey est épris d’une ville espagnole, Grenade, et du chant de son poète assassiné par les nationalistes. Un peu comme si le sang de Lorca coulait dans ses veines. Il nous transmet ici sa passion brûlante d’émotion.

Mon avis

J’ai eu envie de lire suite à un très court avis dans le Historia de ce mois-ci. Mes sentiments sur cette lecture sont assez mitigés.

Les points positifs du livre : mettre en comparaison le journal d’un phalangiste et les derniers jours de Federico García Lorca (où il est resté cacher dans la maison d’une famille phalangiste amie), le court rappel historique de la Guerre d’Espagne (qui va même jusqu’à la tentative d’identification des restes de Lorca, « enterré » dans une fosse commune), la courte biographie de Lorca.

Les points faibles : tout est trop court. Il manque des extraits significatifs des livres de Lorca. Cela aurait permis de mieux saisir ce que représente particulièrement la perte de ce poète dans ces circonstances. L’impression que j’ai eu est que Lorca n’est qu’un symbole des victimes. On aurait pu raconter la même histoire pour tellement d’autres. C’est peut être le but du livre et même de la collection. Le rappel historique, centré surtout sur l’opposition au franquisme, aurait dû être en premier et plus complet car le livre est censé s’adresser à des jeunes (quel âge ?) et je me rappelle très bien qu’adolescente la Guerre d’Espagne c’était très très vague pour moi (j’avoue que cela quand même encore : le nom de Calvo Sotelo m’était totalement inconnu). Attaquer d’emblée la narration me semble assez étrange. De plus, la bibliographie me semble assez calée : lire Malraux, Hemingway, Semprun … ne me semble pas forcément évident à l’adolescence.

Je dirais que ce livre a les défauts des ouvrages d’introduction : il n’en dit pas assez mais sinon il ne serait pas d’introduction.

Références

Federico García Lorca : « Non au franquisme » de Bruno DOUCEY (Actes Sud Junior, 2010)

À la recherche de Watson de Tracy Mack et de Michael Citrin

Quatrième de couverture

Calico Finch, un célèbre archéologue, est retrouvé mort dans la bibliothèque d’un musée. Mais ce n’est pas tout. Watson, le meilleur ami de Sherlock Holmes, a disparu ! Tout porte à croire qu’il s’agit d’un enlèvement. Sur les conseils de Sherlock Holmes, les jeunes associés du détective se chargent de l’enquête. mais le comportement de leur Maître les inquiète. Pourquoi ne les accompagne-t-il pas ? Que leur cache-t-il ?

Mon avis

La traductrice avait fait des progrès dans le deuxième volume mais il y a une légère rechute dans le troisième : agonir à la place d’agoniser (relevé dans le forum de la SSHF), Barnaby qui devient Barnabé (sans que pour autant le personnage possède des origines françaises) mais Une étude en rouge est devenue Une étude en rouge.

J’ai été un peu déçue par l’histoire car cela ressemble un peu à du Indiana Jones dans le métro de Londres (et on va dire que ce n’est plus trop de mon âge). En plus, j’ai eu l’impression que l’histoire ne se finissait pas (le devenir de la découverte archéologique n’est pas précisée). Par contre le développement des personnages est excellent surtout Ozzie (qui commence à voir qui peut être son père ; il a deux choix possibles et pas n’importe lesquels) e t celui de Sherlock Holmes (le côté paternaliste par rapport aux « Mouches » : il les entraîne dans une fausse enquête pour les protéger tout de même et va même jusqu’à les sauver). Watson est plus présent que dans les précédentes enquêtes puisque des missions lui sont confiées. Même la vie des « Mouches » est étoffée.

C’est donc un volume en demi-teinte parce que je veux vraiment savoir ce qui va se passer pour Ozzie mais l’histoire m’a semblé plutôt commune (j’avais une impression de déjà-vue). Pourtant l’ensemble se suit très bien.

J’ai quand même le quatrième tome en anglais dans ma PAL !

Références

Sherlock Holmes et Associés – tome 3 : À la recherche de Watson de Tracy MACK et Michael CITRIN – traduit de l’anglais par Valérie Mouriaux (Livre de Poche Jeunesse, 2008)

Le jeu des illusions de Tracy Mack et Michael Citrin

Quatrième de couverture

Lors d’une séance de spiritisme avec un célèbre médium, la riche Greta Berlinger a vu l’esprit de son défunt mari. Une surprise tellement forte qu’elle en est morte sur le coup ! Voilà une affaire bien troublante pour Sherlock Holmes et ses jeunes associés.

Mon avis

Soit la traductrice s’est approprié le monde de Sherlock Holmes et des « Mouches », soit je m’habitue à son travail car ce tome est meilleur que le précédent même si cela reste un peu « scolaire » dans le style (des auteurs je pense, pas de la traductrice). Je ne sais pas si je l’avais précisé pour le premier tome mais ces histoires sont faites pour des lecteurs plus âgés que ceux des livres de Béatrice Nicodème (10 – 12 ans au lieu de 8 – 10 ans).

On retrouve donc ici Sherlock Holmes et Watson (qui est dépeint comme assez jaloux des missions que Sherlock Holmes confie aux Mouches, aussi un peu balourd mais Sherlock Holmes lui fait confiance pour donner des instructions et pour l’action aussi), les 12 Mouches dont les rôles principaux sont toujours tenus par Ozzie, Wiggins, Alfie (qui veut un chien mais ses camarades n’en veulent pas alors il est tout triste), Elliot (qui a perdu sa famille dans un incendie et développe dans ce volume un caractère assez violent et impulsif alors que dans le premier il était plutôt renfrogné) et Rohan. L’intrigue sur Ozzie (c’est à dire la recherche de son père mais surtout de sa grande tante Agathe qui lui permettrait d’en apprendre plus sur celui-ci) ne se développe pas plus. Ce que je n’avais pas noté sur le premier tome c’est qu’il y a une énigme transversale aux volumes : qui est le narrateur des histoires ? Il paraît qu’il y a des indices disséminés (bien sûr je n’ai rien vu !)

Pour ce qui est de l’intrigue spécifique à ce volume, elle est sur le spiritisme. Il y a beaucoup plus d’actions (dans des manoirs hantés et des passages secrets) que de déductions (même moi j’avais trouvé l’histoire des photos). On se laisse cependant vite prendre au jeu !

Il me reste le volume trois et quatre (qui je crois sera le dernier). Finalement, cette série n’est pas mauvaise du tout pour l’instant !

Références

Sherlock Holmes et associés – Tome 2 : Le jeu des illusions de Tracy MACK et Michael CITRIN – traduit de l’anglais par Valérie Mouriaux (Livre de Poche Jeunesse, 2008)

L'affaire Zalindas de Tracy Mack et Michael Citrin

Quatrième de couverture

Sous le grand chapiteau du cirque Barboza, les frère Zalindas, funambules, trouvent la mort dans une chute fatale. Simple accident ? Sherlock Holmes n’est pas de cet avis. Aidé par les Mouches, une bande de gamins des rues, le célèbre détective mène l’enquête.

Mon avis

La première chose qui doit vous choquer à la lecture de la quatrième de couverture, c’est les Mouches. Il s’agit bien en réalité des Irréguliers de Baker Street car il y a Wiggins. Les auteurs avaient gardé le nom des Irréguliers mais la traductrice en a décidé autrement … comme d’ailleurs beaucoup d’autres choses : Irene Hadler, Une enquête à Scarlet, Mme Hudson est devenue une simple domestique (je croyais que c’était sa logeuse). Sherlock Holmes au début du livre tutoie tout le monde (en particulier Watson puis vouvoie Watson à la fin du livre) et tout le monde tutoie Sherlock Holmes. Même une jeune fille tutoie Sherlock Holmes : « Laisse-moi t’expliquer ».  Après il y a aussi les expressions qui m’ont paru étranges comme « boule de canon » ou « du crottin de chevaux ». La conclusion est que si ce que je vais vous en dire après vous donne envie de le lire, lisez-le en anglais ou passez votre chemin malgré tout. J’ai les deux autres parus en français dans ma PAL et je peux vous dire que je le regrette à cause de ces problèmes de traduction.

Wiggins n’est plus seul comme dans les livres de Béatrice Nicodème. Ici, ils sont une douzaine à habiter dans un Fort. Il y a aussi Ozzie, Alfie, Elliot, Rohan et d’autres, mais ce sont cela les personnages principaux (et les seuls nommés). Wiggins vit depuis toujours dans la rue, les autres depuis qu’ils ont perdus leurs parents dans des incendies, naufrages et maladies. Elliot (dont le surnom est Suture) est celui qui coud les vêtements et les plaies car son père était tailleur (il faut quand même avoir pas d’imagination pour sortir ça). Tous les cinq sont très attachants même si les auteurs se centrent beaucoup plus (en tout cas dans cette aventure) sur Ozzie. C’est le seul à travailler chez une copiste (en réalité il est surtout faussaire), c’est le seul à avoir encore de la famille (qu’il cherche à retrouver). Quand il rencontre au cirque (où ils enquêtent) une jeune gitane de leur âge, Pilar, celle-ci tombe amoureuse de Ozzie (qui reste quand même le meilleur de Wiggins).

Pour ce qui est de l’histoire, c’est aussi très différent des livres de Béatrice Nicodème car ici (c’est sûrement plus canonique) Wiggins et ses Irréguliers participent aux enquêtes de Sherlock qui apparaît donc beaucoup. C’est ce qui fait tout le plaisir du livre ! Pour ce qui est de cette enquête ci, elle est très bien menée et efficace, mêlant à la fois le Prince de Galles, les Stuarts et des funambules.

Une lecture en demi-teinte à cause de la traduction mais pour un premier tome, les personnages sont bien développés ; cela donne envie de lire la suite pour suivre Ozzie. Le point faible est que Watson est quand même beaucoup écarté des enquêtes de Sherlock et leur relation n’est pas décrite (sauf par le mépris pour le caractère bavard du Docteur à la fin).

Références

Sherlock Holmes et Associés : Tome 1 – L’affaire Zalindas de Tracy MACK et Michael CITRIN – traduit de l’anglais par Valérie Mouriaux (Livre de Poche jeunesse, 2008)

Wiggins ches les Johnnies de Béatrice Nicodème

Quatrième de couverture

Un message codé caché dans une bouteille de lait avertit Wiggins que Sherlock Holmes est séquestré dans un pub sinistre de Whitechapel. Le jeune détective part sur-le-champ à son secours. Mais saura-t-il éviter les pièges qu’on lui tend ?

Mon avis

Mon dernier Wiggins (en tout cas écrit par Béatrice Nicodème parce que j’ai d’autres pistes dans ma PAL). Snif, snif … L’histoire est courte (de longueur équivalente à Wiggins et le perroquet muet et Wiggins et la ligne chocolat) mais très différente des cinq autres parce qu’au final ni Sherlock Holmes ni Wiggins ne font une véritable enquête dans le sens où ils n’utilisent ni l’un ni l’autre leur pouvoir de déduction. Ils sont entraînés par les évènements.

C’est cependant un livre charnière dans la relation Wiggins – Sherlock Holmes. Au lieu d’une certaine rivalité (dans la tête de Wiggins),  c’est une relation type père – fils ou grand frère – petit frère, chacun voulant protéger l’autre, tout en montrant qu’il est indépendant mais en étant capable de demander de l’aide si nécessaire. Chacun va croire les histoires de l’autre.

Un autre aspect très rigolo du livre (que l’on retrouve dans Wiggins et les plans de l’ingénieur avec le personnage de Louis) c’est les Johnnies (ou Petit John). Ce sont des bretons de Roscoff qui venait vendre chaque année leurs récoltes d’oignons roses. Il y a même une maison des Johnnies et de l’oignon de Roscoff qui a ouvert ses portes. On dit notamment sur ce site qu’en 1999 il y avait encore 25 Johnnies. Vous pouvez trouver des informations ici. Ce petit livre permet aussi de découvrir cela !

Références

Wiggins chez les Johnnies dans Wiggins Apprenti détective de Béatrice NICODÈME (Syros, 2006)

Je peux vous dire que mes lectures de rentrée littéraire n’avance pas du tout, mais alors pas du tout. Je me régale avec Les Vagues de Virginia Woolf.

Un rival pour Sherlock Holmes de Béatrice Nicodème

Quatrième de couverture

Deux enquêtes à la fois : un vrai casse-tête ! le jeune Wiggins ne sait plus comment s’y prendre. Retrouver l’insaissable Mr Charleston, c’est déjà un défi ! Mais la mission confiée par Sherlock Holmes se révèle encore plus périlleuse. Pour le petit vendeur de journaux, Londres devient un véritable coupe-gorge. D’autant que le célèbre détective ne fait rien pour l’aider.

Mon avis

Mr. Black demande à Wiggins de retrouver Mr Charleston sous un faux prétexte. En effet, il prétend être le rescapé du naufrage dans lequel le père de Wiggins est mort il y a huit ans. Mr Black prétend que le père et lui ont gagné au jeu des titres de propriétés de mines en Afrique du sud qui ont beaucoup gagné ces derniers temps. Mais qu’avant le naufrage, ils se sont fait tous les deux par Mr Charleston. En même temps, il y a un vol de documents secret à l’Amirauté ; c’est Sherlock Holmes qui demande de l’aide à Wiggins qui est chargé l’enquête. Wiggins ne sait plus trop où donner de la tête surtout quand après il est victime de tentatives de meurtres.

J’ai aimé mais moins que celui de ce matin. Comme la quatrième couverture le dit, il y a deux enquêtes. Aucune enquête n’est abandonnée en cours de route. Ici, Sherlock Holmes se montre plus distant et plus cachottier avec Wiggins. Il y a moins de complicité et surtout on sent pour l’un qu’il cherche à utiliser un maximum l’autre et pour l’autre qu’il cherche à rentrer en compétition (vous allez me dire que c’est un peu le sens de rival). Finalement, Sherlock et Wiggins arrivent tout de même à se retrouver. Ce qui est particulièrement réussi c’est le mélange des deux intrigues (il y a des romans pour adultes qui devraient chercher à imiter ça). Cela reste dans la continuité du récit ; c’est très astucieux. Dans ce volume, on rentre aussi plus dans le passé de Wiggins et on le comprend encore un peu mieux.

Un volume des aventures de Wiggins bien sympathique donc ! Il ne m’en reste plus qu’un à lire 🙁

L’avis de Matilda.

Références

Une rival pour Sherlock Holmes de Béatrice NICODÈME (Livre de Poche Jeunesse, 1993)

Wiggins et les plans de l'ingénieur de Béatrice Nicodème

Quatrième de couverture

Wiggins, jeune apprenti détective, est chargé par Sherlock Holmes de retrouver Richard Western, un dangereux fugitif qu’on soupçonne de s’être réfugié sur la côte bretonne. Sur le bateau qui le mène en France, Wiggins est abordé par un individu inquiétant. Mais à son arrivée à Roscoff, les journaux lui apprennent que Richard Western vient d’être arrêté par Sherlock Holmes ! Qui est alors le mystérieux inconnu à l’oeil de verre rencontré sur le bateau ?

Une nouvelle enquête de l’assistant de Sherlock Holmes, parsemée de fausses pistes, de rebondissements et de vrais tueurs …

Mon avis

Je suis embourbée dans des lectures de rentrée littéraire. Toute déprimée de lire des livres tellement …, j’ai pris un Wiggins (que j’ai trouvé avant-hier en occasion à Gibert !!! car en plus il n’est plus édité). Je l’aime de plus en plus ce Wiggins ! C’est un petit livre de 150 pages à rapprocher par sa construction à Wiggins et Sherlock contre Napoléon. Il y a deux intrigues développées de front dans une première partie puis une est abandonné pour que soit mener tambour battant la seconde.

L’intrigue abandonnée (je vous en dévoile une partie mais elle est trop mignonne) est que Sherlock Holmes voulait donner à Wiggins l’argent du voyage pour aller en Bretagne pour passer Noël chez son ami Louis. Comme il ne voulait pas le froisser, Sherlock a inventé une enquête. Quand Wiggins s’en rend compte, il engueule littéralement Sherlock. Les deux se fâchent et vont s’affronter (en tout cas leur talent pour la déduction) sur la deuxième intrigue (intrigue qui ressemble fortement à des nouvelles de Sherlock : une jeune femme vient trouver le détective pour qu’il enquête sur le meurtre de son fiancé, ingénieur qui avait mis au point des plans secrets).

Vous l’aurez compris l’intrigue est prenante mais c’est surtout le côté humain qui fait tout le charme de ce volume. Maintenant je retourne à mes lectures …

Références

Wiggins et les plans de l’ingénieur de Béatrice NICODÈME (Souris noire – Syros, 2006)

An Enola Holmes Mystery – The Case of Missing Marquess de Nancy Springer

Il s’agit de la première aventure d’Enola Holmes dont vous avez sûrement déjà du entendre parler sur d’autres blogs. Vous pouvez notamment lire un autre avis sur ce tome chez Erato (qui elle l’a lu en français). Parce que oui j’ai décidé de compliquer la chose et de les lire en anglais. J’avoue que j’ai quand même acheté le tome 1 en français (je vais le lire après ce billet) pour savoir si j’avais bien tout compris parce que le vocabulaire des descriptions est omniprésent et ce n’est pas ce que je maîtrise le mieux. Voilà pour le niveau d’anglais. Le livre est destiné au plus de huit ans ; cela fait donc très peur pour mon niveau d’anglais.

Pour ce qui est de l’histoire, j’ai beaucoup beaucoup aimé. Comme c’est le début de la série, elle se divise en deux partie : 100 pages de présentation et 100 pages d’action même si la première partie ne manque pas d’actions. On est le jour des quatorze ans d’Enola Holmes (à l’envers cela donne alone qui veut dire seul en anglais). La femme de ménage lui donne ses cadeaux car sa mère n’était pas sûre de pouvoir rentrer à temps. Pour le coup, elle ne rentre même pas du tout ! Après deux jours où Enola pense pouvoir la retrouver seule, elle se rend à l’évidence et appelle ses frères, Mycroft et Sherlock, à la rescousse. Elle ne les a pas vu depuis dix ans (c’est comme si elle ne les connaissait pas), c’est-à-dire depuis la mort de leurs pères. Elle pense que c’est de sa faute (je n’ai pas compris pourquoi). Au vue du texte, j’ai pensé que cela pouvait être à cause de l’âge de sa mère (soixante quatre ans au moment de sa disparition) mais je ne vois  pas trop pourquoi. Elle est tout de suite déçue par ses frères et il y a de quoi. Holmes arrive tout de même à dire, et ce alors qu’elle est dans la pièce,

« Mycroft. »Sherlock intervened, « the girl’s head, you’ll observe, is rather small in proportion to her remarkably tall body. Let her alone. There is no use in confusing and upsetting her when you’ll find out for yourself soon enough. »

Mycroft ne se soucie absolument pas de la disparition de sa mère mais uniquement de l’argent qu’il pense qu’elle lui a escroqué. En effet, comme fils aîné, c’est lui qui a hérité de la demeure familiale et non sa mère, et c’est donc lui qui paye les factures, notamment celle du palefrenier et du jardinier. Le problème est qu’il n’y a pas de chevaux et que l’herbe est aussi haute que si vous reveniez après deux mois de vacances. Il paye aussi pour l’éducation de sa sœur. Mais celle-ci a été à l’école du village puis sa mère l’a retiré en expliquant à Enola qu’elle pourrait faire mieux toute seule. Mycroft décide de tout reprendre en main pendant que Sherlock fait semblant d’enquêter. Il décide notamment d’envoyer sa sœur dans une école où les jeunes filles apprennent les bonnes manières et portent des corsets !!! Horrifiée, Enola s’enfuie pour aller à Londres. En chemin, elle est embarqué dans la disparition de Lord Tewksbury, jeune garçon de douze ans. Elle va résoudre ce mystère sans Sherlock mais surtout à la barbe de celui-ci.

Tout de suite, Sherlock verra son aura diminué pour sa sœur. Elle a compris à la fin de cette première aventure qu’elle a beaucoup d’atouts.

I knew thing Sherlock Holmes failed even to imagine. Whereas he had overlooked the significance of my mother’s bustle (bagage) and her tall hat (in which I suspected she had carried quite a stout roll of bank notes), I, on the other hand, understood the structures and the uses of ladies’ underpinnings and adornments. I had shown myself adept at disguise. I knew the encoded meanings of flowers. In fact, while Sherlock Holmes dismissed « the fair sex » as irrational and insignificant, I knew of matters his « logical » mind could never grasp. I knew an entire world of communications belonging to women, secret codes of hat brims and rebellion, handkerchiefs and subterfuge, feather fans and covert defiance, sealing-wax and messages in the positionning of a postage-stamp, calling cards and a cloak of ladylike conspiracy in which I could wrap myself. I expected that without much difficulty I could incorporate weaponry as well as defense and supplies into a corset. I could go places and accomplish things Sherloc Holmes could never understand or imagine, much less do.

Vous l’aurez compris j’espère, j’ai beaucoup beaucoup aimé cette première aventure d’Enola, jeune fille indépendante, déterminée et très drébouillarde. Cela Tombe bien parce que j’ai les cinq tomes suivants dans ma PAL. Tous en anglais mais bon, quand on aime cela ne dérange pas !

Références

An Enola Holmes mystery – The Case of the missing marquess de NANCY SPRINGER (Puffin Books, 2007)