Federico García Lorca : "Non au franquisme" de Bruno Doucey

Quatrième de couverture

Ce dimanche 16 août 1936, dans les locaux des phalangistes, Federico ne peut ni hurler sa détresse ni laisser exploser sa rage. Ses pensées vont à l’homme bon et généreux que l’on vient d’abattre comme un chien. À sa sœur Conchita García Lorca qui a soudain perdu son compagnon de vie. Aux pauvres de Grenade, à tous les pauvres d’Espagne dont le sang nourrit déjà les racines de la terre. Et qu’a-t-il fait, lui le poète, pour mériter cet emprisonnement… ?

Depuis qu’il a écrit ses premiers poèmes, Bruno Doucey est épris d’une ville espagnole, Grenade, et du chant de son poète assassiné par les nationalistes. Un peu comme si le sang de Lorca coulait dans ses veines. Il nous transmet ici sa passion brûlante d’émotion.

Mon avis

J’ai eu envie de lire suite à un très court avis dans le Historia de ce mois-ci. Mes sentiments sur cette lecture sont assez mitigés.

Les points positifs du livre : mettre en comparaison le journal d’un phalangiste et les derniers jours de Federico García Lorca (où il est resté cacher dans la maison d’une famille phalangiste amie), le court rappel historique de la Guerre d’Espagne (qui va même jusqu’à la tentative d’identification des restes de Lorca, « enterré » dans une fosse commune), la courte biographie de Lorca.

Les points faibles : tout est trop court. Il manque des extraits significatifs des livres de Lorca. Cela aurait permis de mieux saisir ce que représente particulièrement la perte de ce poète dans ces circonstances. L’impression que j’ai eu est que Lorca n’est qu’un symbole des victimes. On aurait pu raconter la même histoire pour tellement d’autres. C’est peut être le but du livre et même de la collection. Le rappel historique, centré surtout sur l’opposition au franquisme, aurait dû être en premier et plus complet car le livre est censé s’adresser à des jeunes (quel âge ?) et je me rappelle très bien qu’adolescente la Guerre d’Espagne c’était très très vague pour moi (j’avoue que cela quand même encore : le nom de Calvo Sotelo m’était totalement inconnu). Attaquer d’emblée la narration me semble assez étrange. De plus, la bibliographie me semble assez calée : lire Malraux, Hemingway, Semprun … ne me semble pas forcément évident à l’adolescence.

Je dirais que ce livre a les défauts des ouvrages d’introduction : il n’en dit pas assez mais sinon il ne serait pas d’introduction.

Références

Federico García Lorca : « Non au franquisme » de Bruno DOUCEY (Actes Sud Junior, 2010)

2 réflexions au sujet de « Federico García Lorca : "Non au franquisme" de Bruno Doucey »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.