Blankets de Craig Thompson

J’étais curieuse de lire cet énorme roman graphique. Ys l’a mis dans son challenge. J’y ai vu un premier signe. Le deuxième signe a été de voir la série spéciale éditée par Casterman alors que je descendais l’escalier chez Gibert. J’ai donc agit (il me faut uniquement deux signes pour agir ; parfois je suis moins rapide malheureusement)(surtout quand il ne s’agit pas de livres d’ailleurs).

L’histoire est assez simple. C’est celle d’un adolescent qui vit son adolescence. En allant plus loin, l’adolescent s’appelle Craig (suivez mon regard vers l’auteur SVP). Il n’arrive pas à se trouver dans le monde (ceux qui y sont arrivés très vite n’ont rien à raconter ; c’est pour cela que l’on en entend jamais parler). Il sait que sa passion c’est le dessin mais il ne sait pas comment en vivre. En attendant, il affronte le collège, le lycée, ses camarades, la colonie, l’église (qui veut en faire un de ses hommes), sa famille, son petit-frère. Cela fait beaucoup et il se sent déplacé partout.

Un jour, il rencontre, à la colonie, une fille qui s’appelle Raina. Elle est comme lui, déplacée dans le monde qui l’entoure. Elle est romantique, fleur bleue. Lors de la séparation, ils se promettent de s’écrire. Cela continue donc comme une histoire de jeunesse, toute jolie, toute mignonne. Craig va alors passer quinze jours chez elle pendant les cours (parce qu’ils sont cool leurs parents leur permettent de sécher les cours). Elle a besoin de soutien car ses parents divorcent. Il découvre sa vie, ses amis, sa famille, ses deux frère et sœur dont elle s’occupe ainsi que du bébé de sa deuxième sœur. Il voit comme elle est obligé de se mêler du divorce de ses parents. Pourtant (et aussi c’est pourquoi) ils arrivent à passer des moments incroyablement romantique.

La première histoire d’amour de Craig finira et ce qu’il est intéressant de voir c’est comment Craig en sortira adulte.

Comme cela, le pitch (qui dit quand même tout ce qui se passe mais comme tout le monde a lu ce roman graphique, je ne me prive pas) ne vous paraît pas transcendant et je vous comprends. Pourtant, j’étais toute avec Craig dans cette histoire parce que la narration est centrée sur lui (on se connaît quand même mieux soi-même). L’auteur arrive à retrouver ses doutes d’adolescent, ses craintes mais aussi son premier amour sans aucune jalousie, haine ou quoique ce soit. Je crois que c’est la force de ce roman graphique : décrire l’adolescence en retrouvant les sentiments éprouvés tout en ayant le regard rétrospectif de l’adulte.

Références

Blankets de Craig THOMPSON – traduit de l’américain par Alain David (Casterman écritures, 2012)

J’ai le numéro 88 de l’édition spéciale si cela intéresse quelqu’un (c’est juste pour faire genre que je dis cela).

Lu dans le cadre des 12 d’Ys dans la catégorie roman graphique.

8 réflexions au sujet de « Blankets de Craig Thompson »

    1. Habibi ? apparemment, il est moins bon (bien quand même) mais il est quand même dans ma PAL. Je vous dirais alors.

  1. ayant des « problèmes » avec l’adolescence, je sens que ceci n’est pas pour moi 😉
    ( HS = épatée le nombre de tes lectures ! bravo – je ferais bien d’en faire autant 🙂 )

    1. Mes lectures sont étalées tout de même du 21 juin au 12 juillet (c’est pour cela qu’il y en a quatre). Il y en aura sûrement moins le 21.

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