Les cendres de l’Etna de Louis L’Allier

Quatrième de couverture

Quel peut bien être le lien entre la disparition mystérieuse du philosophe Empédocle d’Agrigente, en 435 avant notre ère, et les heures d’angoisse que subissait une jeune femme à la beauté ensorcelante dans une cave de Catane en Sicile, il y a quelques mois à peine ? Pourquoi tant de gens que rien ne semble rapprocher tentent, chacun à leur façon, de comprendre l’enseignement du sage d’Agrigente et quel est cet objet au contenu si convoité, trouvé en 1669 lors de la grande éruption de l’Etna ?

C’est ce que devra découvrir Olivier au cours d’une quête qui le mènera des rues brûlantes de Catane aux neiges noires du mont Etna, en ayant pour guide sa passion pour la philosophie présocratique. Son cœur oscillera entre le fol espoir de raviver un amour auquel il ne croit plus vraiment et le cynisme que lui inspirent le monde et ses sirènes.

Mon avis

J’ai choisi de lire ce livre car il me donnait l’impression d’avoir la même base que Le Code de Cambridge. Il y avait tout pour en tout cas : l’érudition, les péripéties, les héros qui sont tout deux d’anciens thésards (le garçon manquant d’ambition et la fille hyper-douée qui fait des vacations dans une grotte), la secte étrange basée sur les théories de ce philosophe d’avant secrète, la Sicile. Le livre se lit très bien car le style est clair et alerte. Cela fait plaisir de lire un roman pas trop compliqué pour se détendre et ne pas se prendre la tête (il ne faut pas chercher plus non plus)(je dis cela pour les gens qui ne cherchent qu’à lire des chefs d’œuvre).

Une seule chose m’a empêchée d’apprécier vraiment à fond, c’est le fait que les personnages ne sont pas incarnés. Visiblement, ils ont aussi du mal à être incarnés pour l’auteur puisqu’il hésite souvent entre un comportement proche de l’adolescence et un comportement sérieux (ils sont quand même censés être proche de la trentaine).

On a du mal à les comprendre. Olivier fait une carrière de spécialiste d’Empédocle, sans ambition. Il boit tout le temps, est amoureux d’Annabelle mais n’arrive pas lui dire qu’il l’aime, il ne la comprend pas. Annabelle est une jeune femme belle et décidée, trop belle pour ne pas l’avoir compris, qui veut coucher avec Olivier mais qui n’ai pu sûr de l’aimer. Elle a quelque chose de trouble au fond d’elle. Finalement, je n’ai cru ni à leur pseudo-amour, ni au mal-être d’Olivier, ni au « quelque chose de trouble » au fond d’Annabelle. Je n’ai pas compris pourquoi ils agissaient de manière si désordonnée, des fois motivés et hyper-actifs et des fois complètement dépressifs. Un peu comme si on avait à faire à des personnages maniaco-dépressifs. Le point positif est que cela m’a rendu la fin encore plus incompréhensible et surprenante.

Le personnage de Spencer (le chef des méchants) manque aussi de présence dans le livre ; j’aurais aimer plus comprendre le pourquoi de sa secte et quelles étaient ses machinations pour contrer Olivier et Annabelle (dans le livre, on a plutôt l’impression qu’il passe des coups de fil ; ce n’est quand même pas très impressionnant).

Cela détend bien mais c’est quand même une légère déception car l’auteur tenait vraiment une très bonne base pour faire un excellent roman.

Références

Les cendres de l’Etna de Louis L’ALLIER (Les éditions du Vermillon, 2011)

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