La liseuse de Paul Fournel

Quatrième de couverture

La stagiaire entre dans le bureau de Robert Dubois, l’éditeur, et lui tend une tablette électronique, une liseuse. Il la regarde, il la soupèse, l’allume et sa vie bascule. Pour la première fois depuis Gutenberg, le texte et le papier se séparent et c’est comme si son cœur se fendait en deux.

Une citation

Nous avons vidé les livres de ce qu’il y avait dedans pour en vendre davantage et nous n’en vendons plus. Tout est notre faute. (p. 40)

Mon avis

Ce livre m’a fait sourire car j’ai eu l’impression de ressentir le plaisir que l’auteur a eu à l’écrire.

Robert Dubois est un éditeur de la vieille école. Sacoche de cuir où on range les manuscrits le week-end pour les lire (parce qu’il est évident que l’éditeur lit tous les manuscrits et c’est ce qu’il l’oblige à en prendre pour les jours de repos). Il y a quelques années, lui qui était le seul à bord de sa maison d’édition, a du accepter qu’on lui colle un jeune loup obsédé par les chiffres (il est persuadé que l’on peut savoir combien un livre peut vendre avant de l’avoir même mis sur le marché … c’est comme cela je pense que l’on réfléchit pour nous vendre certains livres). Après avoir accepté le principe, le jeune loup décide qu’il peut très bien se mettre à l’édition. Cela donne le pire bien évidemment. Robert accepte dès lors des compromis : publier des gros et des petits, des nouveaux et des anciens. Il s’adapte.

Il est dubitatif pour la liseuse au début. Puis après, il s’habitue et s’adapte encore. enfin, plus exactement, il forme la nouvelle génération à s’adapter comme si lui n’avait plus l’âge de penser le futur. Il apprend à la jeune génération à aimer le texte, à penser que la liseuse (sa liseuse c’est plus une tablette mais bon) amène vers le texte mais ne le remplace pas.

Le style de Paul Fournel est fourmillant. On tourne les pages en ressentant la passion de Paul,, l’enthousiasme de la nouvelle génération au projet qu’on lui propose.

Je ne doute pas que cela soit un livre à clef germanopratine mais même si on ne les comprend pas ces clefs, c’est un très agréable moment de lecture. En effet, il donne un aperçu pas forcément morose (ou tout blanc ou tout noir) de ce qui nous attend. Il montre juste que c’est à nous de décider.

Le billet de Mollat.

Références

La liseuse de Paul FOURNEL (POL, 2012)

5 réflexions au sujet de « La liseuse de Paul Fournel »

  1. Déjà trois billets sur ce livre, tu penses que cela a l’air intéressant. Surtotu qu’il sera à la bibli!

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