Grandeur et décadence d’un peu tout le monde de Will Cuppy

Présentation de l’éditeur

Des pharaons de l’Égypte antique aux rois de France, en passant par les plus grands monarques, conquérants et explorateurs, ou encore les plus célèbres courtisanes, Grandeur et décadence d’un peu tout le monde revisite les figures majeures de nos livres d’histoire, dont il brosse des portraits aussi drôles que véridiques. Rarement on aura mis autant d’érudition au service du rire – les irrésistibles notes de bas de page de Will Cuppy (art qu’il avait poussé à la perfection) constituant à elles seules un régal d’humour pseudo-savant.

Cette nouvelle édition de son chef-d’œuvre, traduit une première fois en 1953, est complétée d’une introduction ainsi que de quatre chapitres entièrement inédits.

Premier paragraphe

L’Égypte a été surnommée le « Présent du Nil ». Une fois par an, le fleuve déborde et dépose une couche de limon fertilisant sur la terre desséchée. Puis il reflue dans son lit, et bientôt tout le pays, à perte de vue, est couvert d’égyptologues.

Mon avis

Quand j’ai lu le premier paragraphe à mon frère, il a trouvé que ce n’était pas drôle alors que moi la première fois où je l’ai lu j’ai éclaté de rire. Il faut adhérer à ce type d’humour mais il est bien rare qu’un livre me fasse éclater de rire, sourire oui mais pas éclater de rire. Will Cuppy a une drôle de manière de nous présenter l’histoire. Il est dit dans la préface qu’il travaillait de la manière suivante : il décidait d’un sujet, lisait tous les ouvrages et articles s’y rapportant (pouvant aller jusqu’à 25 volumes pour un article d’un milliers de mots ; sa maison regorgeait de livre (il faut voir la description !!!)), faisait des fiches récapitulatives qu’il mettait dans des boîtes et après seulement commençait à rédiger. Will Cuppy était une sorte d’ermite qui se consacrait à son travail et à ses rares amis, les autres personnes lui faisant peur. Il manquait visiblement aussi un peu de confiance en lui. C’était un gars extrêmement pointilleux sur les détails et tout ce qu’il affirmait dans ses articles et livres étaient véridiques (par exemple, je ne savais pas que Pierre le Grand était mort d’une rupture de la vessie (j’ai mis du temps qu’il s’agissait de calculs : imaginez l’image que je m’en suis faite)). À la lecture, on apprend donc forcément des trucs car un type comme ça vous raconte « tout » dans le détail (certains diront inutile mais bon, j’assume).

Le truc, c’est que Will Cuppy vous fait des commentaires hilarants à la fois sur la personnalité des personnages historiques qu’il décrit (sur Henri VIII ou Élisabeth, sur Catherine la Grande, sur Cléopâtre) mais il y va aussi de son commentaire sur l’interprétation des historiens (qui pensent visiblement qu’avoir un harem de trois cents femmes n’occupent pas des masses). Les notes de bas de page ne sont nullement informatives ou instructives et même inutiles mais sont extrêmement et du coup on en loupe aucune.

C’est un livre que j’ai lu avec énormément de plaisir (rire des fois cela fait du bien), que je relirai en grappillant des chapitres par ci par là, chacun faisant une dizaine de pages. Je vous le conseille donc !

Références

Grandeur et décadence d’un peu tout le monde de Will CUPPY – traduit de l’anglais (États-Unis) par Fritz Markassin – introduction de Fred Feldkamp – postface de Thomas Maeder (Wombat, 2011)

3 réflexions au sujet de « Grandeur et décadence d’un peu tout le monde de Will Cuppy »

    1. Oui, en effet, je pense que c’est dans le même genre. Du coup, cela me donne envie de lire ceux qui sont dans ma PAL.

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