Lady Lisle de Mary Elizabeth Braddon

Quatrième de couverture

Lady Lisle abandonne celui qu’elle aime pour un homme plus riche. À la mort de son mari, elle retrouve son ancien amant …

Ainsi commence ce « thriller » où les liens qui se tissent entre les personnages semblent inaxtricables : les passions, les trahisons, les crimes, les usurpations d’identité conduisent le lecteur de rebondissement en rebondissement.

Mon avis

Quand je vous disais qu’en ce moment je n’aimais rien, même Mary Elizabeth Braddon me déçoit (c’est bien quand même mais c’est pas aussi bien que d’habitude). C’est le troisième de cette auteur que je lis, après Le secret de Lady Audley et Aurora Floyd et c’est le plus condensé des trois : seulement 280 pages. Ce n’est pas dû à une histoire moins riche mais à une différence dans l’écriture : Braddon ne fait plus de trait d’humour ! Si les anglais commencent à ne plus être drôles, où va-t-on, ma pauv’ dame ???

Parce que ça oui des rebondissements il y en a et plus d’un. Lady Lisle, éprise du capitaine Walsingham, épouse Sir Reginald Lisle et délaisse le beau capitaine qui s’enfuit en Inde mais qui revient dès qu’il apprend le décès de son rival pour épouser Lady Claribel Lisle. Entre temps, elle a eu un enfant à la constitution fragile : Sir Rupert. Elle épouse donc le capitaine Walsingham mais là arrive le major Granville Varney, ancien ami des Indes du capitaine (qui visiblement a un secret que le major connaît et qu’il utilise pour le faire chanter). Le major remarque tout de suite la ressemblance entre sir Rupert et le fils des gardiens de Lislewood Park. Pour hériter de la fortune de Sir Rupert (ou plutôt extorquer sa fortune), le major met en place une histoire inspirée de celle de l’homme au masque de fer. Ce n’est que le début de l’intrigue !

Parce que oui, à mon avis, trop d’intrigue tue l’intrigue ! Vous n’avez même pas le temps de souffler qu’un nouveau truc se passe et finalement, on en perd un peu le charme de la littérature anglaise de cette époque. C’est triste. Ce qui donne cette impression de rytme effrené c’est les nombreuses ellipses. Cette histoire se passe au moins sur 16 ans et on a la légère impression que tout ce qui est important se passe sur trois jours.

Pour être honnête, les nombreuses fautes de traduction, de typographie ont gaché ma lecture (même si j’en fais plein aussi). Parce que oui, ou et où ce n’est pas la même chose, que 7 + 14 ne font pas 28 mais plutôt 21.

En conclusion, c’était plutôt bien mais Mary Elizabeth Braddon tu peux mieux faire !

Livre lu dans le cadre du challenge Mary Elizabeth Braddon de Lou, du challenge English classics de Karine:) et du The Portait of a Lady Swap de Lou et Titine !

Références

Lady Lisle de Mary Elizabeth BRADDON – traduction de l’anglais revue et corrigée par Madeleine Jodel (Éditions Joelle Losfeld, 2001)

2 réflexions au sujet de « Lady Lisle de Mary Elizabeth Braddon »

  1. Il est dans ma PAL, ça sera mon prochain Braddon mais grâce à toi je sais que ça ne sera pas le meilleur !! (Très jolie nouvelle présentation, j’aime beaucoup !)

    1. Ce n’est que mon avis. Je n’en ai lu que trois pour l’instant.

      Merci pour la présentation. Il faut remercier mon frère. La seule chose qui est perdu sur ce blog, ce sont les commentaires mais vous pouvez les retrouver sur old.cecile.ch-baudry.com.

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