Sukkwan Island de Ugo Bienvenu – d’après le roman de David Vann

SukkwanIslandDavidVannBDJe tiens à m’excuser pour cette looooongue absence mais je n’avais pas assez le moral pour écrire des billets de blog. J’ai été en vacances toute cette semaine où j’ai fait de belles lectures, ce qui m’a redonné l’envie de les partager.

Je suis à la bibliothèque du Trocadéro mercredi et en regardant les nouveautés, je suis tombée sur cette BD qui est l’adaptation en roman graphique du roman de David Vann. Elle était dans ma wish-list juste par curiosité mais je n’étais pas vraiment pressée de la lire (cela m’a donc évité un achat).

Pour rappel et grosso modo, Sukkwan Island est l’histoire d’un père emmenant son fils adolescent une année sur île déserte d’Alaska pour faire de la survie dans une cabane, aventure qui va mal tournée. Je ne sais plus si j’en avais parlé ici mais je n’avais pas du tout aimé le roman de David Vann. Danièle Sallenave avait dit à la radio le fameux truc qui se passe à la page je ne sais plus combien parce que « tout le monde l’avait lu ». J’avais donc attendu un peu avant de le lire mais j’avais fini par le lire et là cela avait été la déception. Je n’avais pas vu en quoi le roman était intéressant mais surtout je n’avais pas compris la psychologie des personnages. Ce que j’avais par contre aimé, c’est la découverte de l’Alaska.

Pas rancunière, j’ai donc redonné une chance à cette histoire avec l’adaptation de Ugo Bienvenu. J’ai eu raison, sa BD se lit d’un trait ! Dans l’ensemble (je ne me rappelle plus non plus de tous les détails), l’adaptation est fidèle au roman.

Les planches de paysages sont sublimes (cela donne envie de les découper). Il est à noter que les images sont en noir et blanc contrairement à la couverture. La scène de l’incendie de la cabane est grandiose !

Ce qui m’a plu par rapport au roman, c’est que j’ai compris (et adhéré) au personnage du père. Ugo Bienvenu l’a dessiné comme un homme propre sur lui, l’homme typiquement américain dans les séries TV (celui qui a le sourire tout blanc, bien rasé … il ne faut pas oublier qu’il est dentiste tout de même). Il ne semble jamais très expressif la nuit quand il pleure sur sa vie ou le jour quand il donne des ordres, fait son fier-à-bras … Il ne rit pas ni même ne sourit, il n’a aucune complicité avec son fils. Par contre, toutes les expressions et sentiments du fils sont concentrés dans son regard : soit affolé, soit désabusé, toujours méfiant envers son père. Il a un peu toujours les mêmes yeux que sur la couverture. Il ne sait pas pourquoi il est là mais il ne le sent pas.

Grâce aux dessins, j’ai mieux compris la première partie du livre. Par contre, j’avais trouvé la deuxième partie du livre plus intéressante car plus complète (et surtout moins froide) et là j’ai trouvé le roman graphique un peu plus léger. Pourtant, je n’ai pas l’impression qu’il manque des évènements (mais comme je le disais je n’en suis plus sûre).

Si vous avez aimé le livre, je pense que cela peut vous plaire pour vous y replonger d’une autre manière. Si comme moi, vous n’aviez pas accroché, cela peut vous permettre de redonner une autre chance à cette histoire.

Références

Sukkwan Island de Ugo BIENVENU – d’après le roman de David Vann (Denoël Graphic, 2014)

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