Loverboy de Gabriel Trujillo Muñoz

Présentation de l’éditeur

Tout est très sale, sur la frontière, la peau d’un Mexicain si bon marché, surtout s’il a deux gouttes de sang indien ; et dans le pays voisin, celui du rêve onéreux, on a parfois des besoins urgents : un rein, un pancréas… Il suffit de savoir à qui s’adresser, et le tour est joué. C’est d’autant plus facile que, côté mexicain, les autorités sont hautement corruptibles. C’est dans ces eaux troubles que va se débattre Morgado, le plus privé des privés, quand une grande et belle poulette vient lui montrer un film étrange et lui demande de chercher l’assassin du directeur de la Commission pour les droits de l’enfant.

Mon avis

C’est le premier de la série que je lis qui mêle autant roman noir et roman policier. Roman noir car l’auteur décrit ici mieux que jamais la frontière entre le Mexique et les États-Unis, l’action se déroulant dans sa ville natale, Mexicali. On y parle trafic d’organes entre les deux pays, les enfants mexicains servant de réserve pour ceux des États-Unis. Étant donné le sujet, l’auteur ne pouvait pas faire un livre où il ne parlerait pas tout de suite comment cela se passe car le texte y aurait perdu en force. Il alterne donc entre le point de vue de Morgado et celui des trafiquants. C’est pour cela que je pense que ce roman est le plus noir des trois que j’ai lu pour l’instant.

Le roman est aussi policier dans le sens où oui, Morgado fait encore appel à ses connaissances mais on a plus l’impression que c’est lui qui tire les ficelles et qui met bout à bout les éléments pour trouver les trafiquants. En plus, il s’engage physiquement dans la bataille car il se prend tout de même pas mal de coup. Une chose sur laquelle je n’ai pas insisté dans les précédents billets, c’est l’humanité du plus privé des privés. Il ne fait pas qu’agir sur le moment mais se pose la question de la légitimité de ses actes.

En conclusion, un bon opus. Il ne me reste plus que le quatrième volume à lire qui est un peu long puisqu’il avoisine les 200 pages alors que les trois que j’ai lu faisaient moins de 100 pages.

Références

Loverboy de Gabriel TRUJILLO MUÑOZ – traduit de l’espagnol (Mexique) par Gabriel Laculli (Les Allusifs, 2009)

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