Sous un ciel qui s’écaille de Goran Petrovic

Quatrième de couverture

Une petite ville serbe, un dimanche après-midi de l’année 1980 : sous le vieux plafond du cinéma Uranie où se déploie une représentation stylisée de l’Univers, une trentaine de spectateurs – cocasse Serbie en miniature – assiste à une séance mémorable. Pendant que le ciel en stuc fatigué – emblème lézardé de la transcendance collective -, s’effrite doucement mais sûrement au-dessus de leurs têtes, la séance interrompue par une annonce sidérantes, qui va marquer la fin d’un monde …

Une fable légère, ironique, bouffonne sur tout une ser(b)ie noire de petits et de grands désastres.

Mon avis

J’ai vraiment de la chance avec mes partenariats Babelio : encore un livre qui m’a beaucoup plu. Pourtant ce n’était pas gagné. C’est un livre pour lequel j’avais hésité à la rentrée littéraire de septembre 2010 mais quelques critiques négatives sur ce livre (vous pouvez en consulter sur le site de Babelio par exemple : cela me donne l’impression d’être une mauvaise lectrice d’aimer les livres que personne n’aime) et sur son premier Soixante-neuf tiroirs (qui pourtant est dans ma PAL) m’avaient soufflé d’attendre.J’ai coché la petite cas à l’opération Masse critique et bien m’en a pris.

On est donc dans une petite ville de Serbie : cela signifie un microcosme. Le romancier par ce procédé arrive à dépeindre toutes les couches de la société, de l’avocat au voyou, de l’artiste au professeur, de la cuisinière à la prostituée. Ben oui, il y a de tout dans une petite ville de province. Goran Petrovic décrit des personnages, cocasses et atypiques chacun avec une caractéristique bien particulière, qui prête souvent à sourire.

Cette fameuse séance d’un dimanche de 1980 (c’est la mort de Tito dont on parle dans la quatrième de couverture) marque en effet la fin d’un monde qui avait déjà commencé à ne plus être. Le roman se construit finalement en deux grandes parties : une présentation des personnages avant la séance et un descriptif des destins, souvent tragiques, des différents personnages après cette fameuse séance (il y a quand même une trentaine de personnages, du coup cela prend du temps). À tout cela s’entremêle l’histoire du cinéma, qui avant était un hôtel, permettant à l’écrivain de dresser un portrait de la Serbie du 20ième siècle.

Le style est fluide mais surtout il adopte le ton de l’humour et d’un « voilà cela se passe comme ça et il faut faire avec parce que c’est juste la vie », qui rend le tout tellement léger, et peut donner une impression d’ironie.

Vraiment un très bon roman ! Merci Babelio et aux Allusifs !

Références

Sous un ciel qui s’écaille de Goran PETROVIC – traduit du serbe par Gojko Lukic (Les allusifs, 2010)

3 réflexions au sujet de « Sous un ciel qui s’écaille de Goran Petrovic »

    1. Je suis traumatisée par les avis négatifs alors fais attention tout de même. Je suis en train de lire un livre pareil où je n’ai lu que des avis négatifs et je trouve ça magnifique. Des fois je ne me trouve pas normal.

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