Klosterheim de Thomas de Quincey

Résumé

L’action se déroule à l’époque de la Guerre de Trente Ans dans les provinces de Bavière et de Souabe. On y rencontre le personnage du Landgrave, soutenu par les Suédois, qui gère la ville fortifiée de Klosterheim mais d’une main de fer (en temps de guerre c’est un peu toujours le cas mais lui un peu trop ; il est plutôt dans la dictature). Il y a aussi Maximilien, jeune homme courageux s’opposant au Landgrave et donc fervent partisan de l’Empereur. Il doit être rejoint par la « jeune et innocente Comtesse Paulina », fille naturelle de l’Empereur, qui est aussi son amoureuse.

Dans un premier temps, on suit ce voyage terrifiant à travers un pays en guerre. C’est un voyage en convoi. Celui-ci se fera attaqué, pillé à plusieurs reprise mais la Comtesse arrivera à bon port à Klosterheim et se réfugie dans une sorte d’abbaye, Sainte Agnès. En effet, à peine est elle arrivée que Maximilien doit fuir ou se cacher parce qu’il a déplu au Landgrave. Au même moment, un home masqué sème la panique dans la ville et surtout dans la tête du Landgrave qui sent son autorité menacée. Vous l’aurez compris ce masque c’est Maximilien… Après une histoire plutôt traditionnelle, il y aura une fin totalement inattendue (à moins que vous lisiez la présentation de l’éditeur).

Mon avis

J’ai trouvé l’histoire très compliquée au départ. En premier lieu, à cause des faits historiques qui ne sont pas présentés. Thomas de Quincey laisse à penser que nous devrions tout de suite comprendre qui sont les gentils et les méchants dans l’histoire rien qu’à leur nom. Cela rend le livre un petit peu difficile à suivre au départ.

Après, c’est tout simplement génial. Vous aimez les romans gothiques, l' »atmosphère de suspicion », les « troubles menaces », les « lettres d’intimidation », les « meurtres » : ne vous privez pas. Cela vos plaira sans aucun doute. C’est très bien écrit, on suit les péripéties des protagonnistes avec grand enthousiasme.

D’ailleurs Coleridge rapproche Klosterheim du Quentin Durward de Walter Scott : « la pureté de la langue et du style » qui atteint selon lui « un niveau d’excellence auquel Walter Scott ne semblait pas même prétendre ». En effet, c’est plus facile à suivre que Walter Scott. De plus, le rapprochement est évident par le fait de la description de faits historiques mais c’est à mon avis différent : Walter Scott prend plaisir à décrire des personnages tandis que Thomas de Quincey prend plaisir à décrire des actions et des intrigues.

En conclusion, ne boudez pas votre plaisir !

Un autre avis

Celui d’Alcapone.

Références

Klosterheim de Thomas de QUINCEY – traduit de l’anglais et préfacé par Liliane Abensour (José Corti – collection romantique, 1997)

2 réflexions au sujet de « Klosterheim de Thomas de Quincey »

    1. On ne peut pas tout aimer même si je suis d’accord que c’est un cran en dessous de De l’assassinat considéré …

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