Nouvelle de la douleur de Helmut Krausser

NouvelleDeLaDOuleurHelmutKrausserJ’annonce la couleur dès le départ : je n’ai pas compris l’intérêt de ce roman. J’avais pris ce livre à la bibliothèque car je pensais que ce serait une lecture sulfureuse (en tout cas, c’était promis sur la quatrième de couverture). En fait, rien du tout.

L’histoire : un psychiatre spécialisé dans les problèmes sexuels arrivent dans une « luxueuse station thermale autrichienne » pour voir son ancien directeur de thèse. Celui-ci est marié avec une femme de trente ans plus jeune que lui, qui trouvait l’ancien doctorant de son mari très à son goût. Il y avait d’ailleurs eu séduction de part et d’autre sans pour autant que cela aille très loin. La dame ne veut pas que cela reprenne (tout en le voulant un peu quand même) et se méfie donc du nouvel arrivant.

C’est dans compter sur le fait que le psychiatre va, dès son arrivée, être mis sur la piste d’un cas intéressant : un couple hors du commun, le couple Palm. Lui est un « artiste » et elle est … femme docile d’un artiste. Sa curiosité est piquée. Avant même d’en apprendre plus, il se rend chez le couple et ne rencontre que la femme. Il ne verra jamais le mari et pour cause [ATTENTION JE SPOILE] le mari est mort et est depuis rentré dans le corps de la femme. En gros, elle a une deuxième personnalité : celle de son mari [FIN de JE SPOILE].

IL n’y a pas de sexe, de pornographie, d’érotisme ou quoi que ce soit sauf en de rares passages qui sont plutôt l’expression des fantasmes du psychiatre (ou de l’auteur mais je ne l’espère pas). Franchement cela fait pitié tellement c’est mal amené. En général cela arrive à la fin d’un chapitre et je me suis demandée souvent si c’était censé représenter une apothéose. Le côté malsain est assuré par le psychiatre et par le directeur de thèse et ses riches amis qui se servent « des Palm » comme d’un objet qui incarne leur part sombre ; elle, elle m’a semblé plus victime qu’autre chose.

Je n’ai pas non plus aimé l’écriture car elle n’arrive pas à faire vivre les personnages, surtout leurs pensées. C’est important tout de même pour un livre dont le ressort est plutôt psychologique. Elle m’a semblé haché comme l’action.

Le sentiment général que je retire de ma lecture, c’est le côté faux : l’histoire semble fausse dès le départ, manigancé par une bande pervers, les personnages m’ont semblé faux, l’écriture pareil. En gros, j’ai été déçue de mon choix. J’ai hésité avec Un avant-goût de printemps de Axel Capus que je voulais prendre aussi. J’ai apparemment pris le mauvais pour moi (je ne sais pas si le Axel Capus me plaira d’un autre côté).

Références

Nouvelle de la douleur de Helmut KRAUSSER – traduit de l’allemand par Pierre Deshusses (Belfond, 2003)

4 commentaires

    1. Je ne sais pas trop en fait. Mais à mon avis vous avez raison de passer votre tour. Sinon j’ai acheté les livres que vous m’avez conseillé l’autre jour. Je vais essayer de les lire avant la fin de l’année.

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