Engeland de Pierre Cendors

Quatrième de couverture

Berlin 1930. Fausta K., une jeune photographe, se lance à la recherche d’un ami d’enfance disparu sans laisser de traces. Par hasard, dans la vitrine d’un galeriste, elle découvre ses traits sur un tableau dont la signature, Engel, sera le point de départ d’une quête dans les milieux de l’avant-garde artistique berlinoise, le point de départ aussi d’un long voyage intérieur qui nourrira son propre travail de photographe, bientôt admiré et reconnu.

Fausta traverse le vingtième siècle et ses drames, elle est le pivot d’une intrigue terriblement efficace, au terme de laquelle la survivance de l’espoir, malgré la perte des illusions, donnera un sens à sa vie.

Mon avis

C’est donc le deuxième roman de Pierre Cendors, paru aux éditions Finitude, entre L’homme caché et Adieu à ce qui vient. Je ne sais pas si c’est ce fait qui a influencé ma lecture mais j’ai eu l’impression que l’histoire reprenait des éléments du premier livre et du troisième.

On peut essayer de résumer l’histoire en disant que l’on suit le parcours de Fausta Kinsel (1898-1996) durant tout le vingtième siècle. Les événements historiques servent plutôt d’arrière plan car ce qui intéresse l’auteur, c’est plutôt de nous raconter comment Fausta K. sera « poursuivi » par la personne de son meilleur ami d’enfance, Houdini (c’est un surnom, rassurez-vous). Plus qu’un ami, c’est une âme sœur (la communication ne passe pas par l’oral et les explications mais juste par les regards par exemple). Un jour, un accident se produit et Houdini reste handicapé. Ils ne se reverront plus. Ils continueront à échanger des lettres. Pas banales sur j’ai fiat ci, j’ai fait cela mais plutôt sur leurs visons de l’extérieur. Ils ne l’écrivent pas en détail mais cela ressemble plus à un échange de sensations. Ils sont tous les deux artistes. Fausta en fait son métier en devenant photographe. C’est cette histoire qui m’a refait penser au troisième roman.

Ils se perdent de vue et pourtant, Houdini va hanter Fausta en se rappelant à elle par de multiples coïncidences et rencontres loupées (c’est notamment ce que raconte la quatrième de couverture). Entre autre, Pierre Cendors reprend la thématique de l’imposture, de l’homme caché qui existe mais que personne ne connaît. C’est la partie de l’intrigue qui fait le plus penser à son premier roman mais en plus développé. C’est cette partie qui à mon avis est qualifiée d’efficace par l’éditeur. Il arrive encore une fois à nous mener là où on ne croyait pas en aller en offrant une histoire extrêmement cohérente quand on regarde, au final.

Je ne saurais décrire toutes les émotions que l’on peu ressentir à la lecture mais je crois que c’est surtout de la fascination. Le récit de Pierre Cendors hypnotise en quelques sortes.

Il y a même une bande-annonce du livre sur You Tube.

Références

Engeland de Pierre CENDORS (Finitude, 2010)

2 réflexions au sujet de « Engeland de Pierre Cendors »

    1. Ne note pas d’autant plus que j’en ai un dans ma besace qui devrait plus te plaire (pas de cet auteur), qui est trop joli (c’est un beau livre) et qui est plus cher donc il faut garder tes sous !

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