L'hôtel hanté de Wilkie Collins

J’ai beaucoup aimé ce livre. Ça change, non ? Pour me remonter le moral, je me suis dit : « la seule solution est de lire un Wilkie Collins » et bien m’en a pris. Ce n’est pas de la grande littérature mais ça m’a fait un bien fou parce que ça se suit sans difficulté, sans prise de tête. Ça détend tout simplement !

Parlons de l’histoire. un jour, la comtesse Narona va voir un docteur pour lui demander si elle n’est pas folle (rien que pour ça il aurait dû lui répondre oui). Après examens physiques et psychiques, il ne découvre rien mais il lui demande pourquoi elle pense cela (n’était-ce pas la première question à poser ? mais je ne suis pas docteur). Elle lui explique qu’elle va se marier très prochainement avec un homme, qui était fiancé auparavant et qui a largué son ex pour se mettre avec elle. Quand elle a rencontré l’ex-fiancée, la comtesse Narona a fait un malaise et a ressenti comme quelque chose de mystérieux qui les reliait ensemble (euh ! le fiancé, non ?) Enfin, elle a senti un malheur arrivé.

Le médecin pense qu’elle se fait peut être du mauvais sang pour pas grand chose. Et il va à son club où il parle de sa rencontre avec la comtesse. Là, c’est le déchaînement de ragots, de rumeurs en tout genre. La comtesse est veuve, voyage avec son frère qui ne serait pas vraiment son frère … En plus, le fiancé s’est mis sa famille, ses amis à dos en abandonnant son ex qui était aussi sa cousine.

Le mariage se fait. Après, il y a la lune de miel qui va se terminer de manière tragique par la mort du marié dont le rhume s’est transformé en bronchite. Enfin, on suppose que c’est comme ça qu’il est mort. Ce qui fait douté, c’est la disparition du courrier Ferraris (Ferrari, c’était déjà pris), homme de « confiance » recommandé par l’ex-fiancée-cousine.

Après cette mort, il y a enquête. On ne découvre rien. Le palais où la mort a eu lieu est tranformé en hôtel où tous les membres de la famille du mort se retrouvent par un (heureux) concours de circonstances un an après. Là commence une histoire de fantômes, de réglements de compte, de découvertes macabres …

Malgré cette avalanche d’actions, le rythme est assez lent. On n’a pas cette impression de lire une suite de rebondissements mais vraiment une histoire. L’écriture est légère. Bien sûr, L’hôtel hanté n’est pas Pierre de Lune. Mais c’est plutôt pas mal quand même.

D’autres avis (à lire car ils ne sont pas forcément d’accord avec moi, comme beaucoup de monde d’ailleurs)

chez Maggie (l’avis à cause duquel j’ai sauté dessus au salon du livre quand je l’ai vu), DViolante, Schlabaya, Yvon, Kattylou, Praline

Références

L’hôtel hanté de Wilkie COLLINS – traduit par un fantôme billingue anglais / français (L’aube, 2006)

Livre lu dans le cadre du challenge « English classics » de karine:) et du challenge Wilkie Collins Addicts de Cryssilda.

6 réflexions au sujet de « L'hôtel hanté de Wilkie Collins »

  1. C’est vrai que lorsque l’on a lu « Pierre de lune » c’est difficile de l’oublier. Mais un Wilkie moyen reste un bon moment de lecture.

  2. Je l’ai bien apprécié aussi, même si ce n’est pas un chef-d’oeuvre du genre. Merci d’avoir linké mon article, j’en fais autant en retour !

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