Mâle de mer de Sorel et Villemin

Bon, je suis sûre que vous avez compris que les histoires avec la mer cela me fait rêver parce que c’est toujours triste et que cela donne toujours envie d’aller ailleurs.

Ce n’a pas loupé, encore une fois, avec cette bande dessinée. L’histoire est plus ou moins séparée en deux parties reliées par le narrateur. Il rencontre une vieille bretonne, solitaire, avec une histoire tragique. Orpheline de mère, son père mort, elle épouse un américain, part avec lui. Ils ont ensemble un garçon. La Bretagne lui manquera trop, elle reviendra avec son fils dans sa maison d’enfance. Seulement, il partira en Amérique car son père lui promet monts et merveilles. Elle ne s’en remettra jamais. Après sa mort tragique (c’est une scène magnifique), le narrateur part à la recherche d’un ailleurs qu’il trouvera dans les bras d’une femme (elle aussi solitaire avec un enfant), près de la mer. C’est la deuxième partie.

Ce qui est beau dans ce volume c’est la poésie du texte et les dessins très ciselés (comme si on avait sculpté les visages au scalpel). Il n’y a pas beaucoup de dialogues mais beaucoup de textes. Cela donne l’impression d’une litanie ou d’une confession. Ce qui a renforcé ce sentiment chez moi c’est le retour continu du chiffre trois (comme un refrain en fait).

Ce qui manque : la couleur (cette collection chez Casterman est en noir et blanc. Snif, snif) et le bruit de la mer.

Références

Mâle de mer de Laëtitia VILLEMIN et de Guillaume SOREL (Casterman / Écritures, 2009)

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