Le chien des Baskerville – un film de Terence Fisher

Présentation du dvd par le fabricant

Un esprit menaçant se cache dans les landes désolées qui entourent les falaises d’Angleterre. Sous la forme d’un sanguinaire chien sauvage, il se nourrit de la chair tremblante des héritiers du sinistre Sir Hugo de Baskerville. Mais avant de s’attaquer au nouveau Lord du manoir, la bête sauvage devra se jouer de l’ennemi le plus puissant qu’elle n’ait jamais affronté : l’incomparable Sherlock Holmes !

Mis en scène par le légendaire Terence Fisher (Frankenstein s’est échappé, Le cauchemar de Dracula), Le chien des Baskerville reste, à ce jour, la plus célèbre enquête du détective Sherlock Holmes (Peter Cushing) et de son fidèle assistant, Watson (André Morell). Soutenue par la présence envoûtante du grand Christopher Lee (Dracula), cette fabuleuse production de la célèbre firme anglaise Hammer Film, s’est imposée comme un grand classique du cinéma d’épouvante.

Présentation de trois spécialistes de l’univers de Sherlock Holmes (reprise du livre intitulé Sherlock Holmes écrit par T. Saint-Joanis, A. Barquin et P. Bannier)

Film datant de 1959. 87 mn (GB. Hammer Films Productions Ltd.)

Réalisateur : Terence Fisher

Scénariste : Peter Bryan

Holmes : Peter Cushing

Watson : André Morell

Sir Henry Baskerville : Christopher Lee

Christopher Lee, futur interprète de Sherlock Holmes et de Mycroft, joue ici le rôle de sir Henry Baskerville. Premier long métrage holmésien en couleurs

Mon avis moins éclairé mais plus subjectif

J’aime le format du film : 87 minutes quand vous êtes fatigués (mais pas crevés) c’est ni trop peu ni pas assez (les films de 2h30 me fatiguent). Le problème du format du film c’est que cela ne permet pas de rendre compte du livre : c’est le film le moins canonique que j’ai vu jusqu’à présent.

On retrouve Sherlock Holmes, Watson (manquerait plus que ça), le docteur Mortimer, Selden, les Barrymore, les Stapleton, Sir Hugo Baskerville, sir Henry Baskerville. On a quand même perdu Laura Lyons mais on a gagné un curé (dont le nom m’échappe) qui est l’entomologiste du coin (il existe peut être dans le livre mais je ne m’en rappelle plus) et observateur patenté de ses voisins. Le problème c’est le lien des Stapleton : ils sont père et fille et là je m’offusque car la fille s’appelle Cécile. Que vient faire cette Cécile ici !  L’actrice est d’autant plus bizarre qu’elle l’a joue à la Manon des Sources, sauf que là elle fait très très fausse ingénue. Tout de suite, on se dit c’est pas naturel comme jeu, c’est elle la méchante. Pourtant, si on s’était basé sur le père on ne pouvait pas savoir si c’était lui le coupable (parce que le fait d’avoir les mains palmées ne joue ni en sa faveur ni en sa défaveur à mon avis) ou le Dr. Mortimer qui avec ce choix d’acteur (Francis De Wolff, digne d’un catcheur) ferait peur à n’importe qui (et surtout donnerait l’impression que le docteur est plutôt là pour tuer que pour soigner). D’un autre côté, tout le monde connaît l’histoire sans l’avoir forcément lu mais si vous faites du non canonique, tout est permis.

Et justement, le réalisateur et le scénariste s’en permettent beaucoup : la visite de Sherlock Holmes, de Stapleton et de Mortimer (Sherlock Holmes le soupçonne un peu aussi) dans la mine abandonnée, où les deux derniers lâchent un wagonet sur Sherlock Holmes, le plafond tombe sur Sherlock Holmes mais tel le phénix il s’en sort ; la disparition du deuxième tableau figurant sir Hugo, l’araignée piquée à l’entomologiste …

Tout cela contribue à maintenir tous les sens de l’holmésien de base (moi en outre) actifs : comment vont-ils s’en sortir pour arriver à faire quelque chose de neuf avec de l’ancien ? Si on ne regarde que le scénario et les acteurs, tout se tient. C’est cohérent, intéressant, sans temps morts … les acteurs sont convaincants (même si j’ai toujours du mal avec la gomina dans les cheveux de Christopher Lee ; son maintien en fait un vampire parfait mais pas forcément un noble : on s’attend à ce qu’il croque dans le coup de Watson à chaque moment). Peter Cushing est parfait dans le rôle de Holmes (j’ai la série où il reprend le rôle à regarder et j’ai donc hâte) : il a ce côté dynamique, physiquement et mentalement, que l’on attend du personnage.

Je vous rappelle qu’une autre membre de la SSHD l’a vu et je vous laisse découvrir qui.

5 réflexions au sujet de « Le chien des Baskerville – un film de Terence Fisher »

  1. j’adore toutes les versions du « chien » – je l’ai aussi en version « audio » – une théâtralisation par la BBC, je sens que je vais aussi me régaler avec ça !

    1. Il y a quand même 18 versions du chien des Baskerville et elles ne sont pas toutes sorties en dvd : c’est triste. La version théâtralisation de la BBC connaît pas et c’est là où je regrette de ne pas mieux comprendre l’anglais. Ce que j’ai aimé dans cette version c’est la mise en scène avec Hugo Baskerville.

  2. quand je disais « toutes », je voulais dire celles que j’ai lues et vues – mais comme toi, je déplore que les 18 ne se trouvent pas en dvd

    1. J’avais compris ne t’inquiète pas. Il faut que je vois celles avec Basil Rathbone (une fois j’ai du la voir à la télé) mais les prix des coffrets commencent à baisser. Pour Ian Richardson, je vais l’acheter au mois de février ou de mars suivant comment j’aurais fait évoluer ma PAV. Il y en a même une avec John Nettles, celui qui joue l’inspecteur Barnaby mais je ne ne sais pas dans quelle rôle.

  3. oups, oublié de dire que j’ai adoré la version avec basil rathbone, mais c’est parce que j’adore cet acteur (celle avec ian richardson était excellente aussi)

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