Les anges de l'univers de Einar Mar Gudmundsson

 

 

Quatrième de couverture

" Pensionnaire de l'hôpital psychiatrique de Kleppur, Pall Olafsson occupe ses journées à faire défiler ses souvenirs, confondant allègrement imaginaire et réalité. Si le jour de sa naissance, qui correspond à l'entrée de l'Islande dans l'Otan, lui semble être un premier malentendu, les coïncidences suivantes s'enchaînent comme autant de tableautins cocasses et incongrus. Einar Mar Gudmundsson signe ici un premier roman saisissant et original que le New York Times a présenté comme une Conjuration des imbéciles islandaise.

 "Compte rendu hallucinatoire – et qui donne le frisson – de la plongée d'un adolescent dans la schizophrénie, ce roman intensément poétique remet en question l'establishement psychiatrique … Gudmundsson brosse le portrait du supplice mental et spirituel de Pall avec un grand humour et une remarquable acuité." Publishers Weekly "

Mon avis

Tout d'abord le thème : qu'est ce qu'un fou (et son entourage) ressent quand il devient fou ? C'est simpliste comme description mais c'est ce que raconte ce roman. Pall fait défiler devant nous ses souvenirs : petit, adolescent quand la maladie "se déclare" (il a d'abord mal à la tête, devient agressif, paranoïaque puis agit de façon étrange pour le commun des mortels). Il continue avec ses souvenirs à l'hôpital psychiatrique où il décrit d'autres internés. Ca m'a rappelé ma prof de philosophie en terminale qui nous avait expliqué que les fous ont une logique que nous ignorons et qui leur est propre. Finalement, à la fin du roman, il va vivre hors de l'hôpital dans différents foyers … On le suivra ainsi jusqu'à la fin de sa vie.

Comme dans Les chevaliers de l'escalier rond, Einar Mar Gudmundsson donne la parole à une personne qui est hors de la société normale, à une personne dont on n'entend jamais la voix. Il arrive (merci à la traductrice) à retranscrire cela par un ton simple mais détaché du monde réel. Son écriture est toujours aussi belle et poétique.

Vous l'aurez compris : j'ai particulièrement aimé ce roman. C'est donc un coup de coeur !!! Un seul regret : je n'ai pas pu trouver le film en DVD …

Un autre avis

Citation

"L'été était arrivé quand j'ai pris congé du temple de la solitude et mis fin à ce séjour terrestre." (p. 211)

Références

Les anges de l'univers de Einar Mar Gudmundsson – traduit de l'islandais par Catherine Eyjolfsson (10/18, 2001)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.