Les ailes de Mikhaïl Kouzmine

Quatrième de couverture

La publication en 1906 des Ailes de Mikhaïl Kouzmine (1877-1936) fut un énorme scandale. Pour la première fois en Russie un écrivain russe publiait un roman ouvertement homosexuel suscitant la fureur de la critique conservatrice qui ne voyait dans cette œuvre que « pornographie », tandis que de nombreux lecteurs prenaient ce court roman comme une véritable libération à propos d’un sujet qui demeurait tabou. L’histoire de ce jeune homme, découvrant la vie à travers des rencontres avec des êtres qui lui font prendre conscience de la sensualité, de la beauté de la vie, de la liberté indispensable à l’épanouissement de la personne humaine, assurera la gloire à son auteur, surnommé le « Wilde de Pétersbourg », mais elle en fit par la suite un marginal honni avec le triomphe de la morale petite-bourgeoise du stalinisme.

Mon avis

J’ai moyennement aimé ce livre. Tout le côté description des sentiments, de l’attirance du jeune héros pour un homme plus mûr, anglais, charismatique est très très bien écrit et décrit car l’auteur envisage tout une gamme de sentiments, sans être péremptoire ou consensuel. On se sent proche de Vania.

Le roman est soft et plutôt évocateur et dans la suggestion que dans la description crue (Kouzmine avec ses Ailes n’est pas Oscar Wilde dans Teleny). Pourtant le roman est très osé surtout dans sa fin, dans le fait que l’auteur donne à Vania le pouvoir de se rendre compte par lui-même de ses sentiments sans tenir compte de son milieu ou de son environnement social.

Ce qui a gâché ma lecture, c’est la construction du roman en courtes scènes, très détachée les unes des autres, rendant difficiles une lecture continue car il faut sans cesse se réadapter (et cela j’ai du mal dans la vie comme dans les livres). C’est encore plus difficile ici car j’ai eu énormément de mal à mémoriser tous les noms (il y a beaucoup de personnages qui peuvent réapparaître après plusieurs dizaines de pages sans n’avoir rien fait de mémorable pendant leur première apparition).

C’est pour cela que je suis un peu déçue par cette lecture.

Références

Les Ailes de Mikhaïl KOUZMINE – roman traduit du russe et présenté par Bernard Kreise (Éditions Ombres, 2000)

4 commentaires

  1. en tout cas, même quand tu as un avis mitigé, tu en parles joliment 😉
    (et moi, évidemment, je suis contente de ne pas devoir noter)

      1. je vais des gentils compliments parce que je les pense 🙂
        je suis incapable de ne pas dire ce que je pense, c’est une maladie 😆

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