Retour sur l’année 2017

Je n’ai jamais fait de bilan sur le blog car je trouve que finalement, c’est assez personnel et qu’il y a peu de chances que cela intéresse quelqu’un. Pourtant, cette année, je me dis qu’il faut faire quelque chose car je n’ai pas fait beaucoup de billets cette année.

L’année 2017 n’a pas été extraordinaire (exactement comme 2016, en fait). Il y a eu plus de petites déceptions que de petits bonheurs, pas eu de choses extraordinaires (à part une nouvelle carte graphique pour aller plus vite quand je programme en CUDA … bisous papa) mais pas eu de malheurs (et là, je ne m’en plains pas).

Les blogs et BookTube ont fait partie des petites déceptions parce que je me suis rendue compte que finalement, pour certain(e)s, je ne lisais ou ne regardais plus de simples lectrices. Je n’aurais jamais pensé qu’on puisse être payé pour faire des vidéos ou des articles pour parler d’un livre qu’on a lu. Je n’ai jamais pensé qu’en tenant un blog, on devait sauver le monde de l’édition, en changeant la manière dont on lit. Pour moi, cela reste un loisir, et donc un monde de choix, et pas mon métier. Que le monde de l’édition se sauve tout seul, na ! Je suis donc tombée de haut. Je suis quelqu’un de très naïf ; pour moi, tout le monde est parfait, jusqu’à ce que je découvre que non, finalement, et là ma déception est à la hauteur de mon engouement, en valeur absolue (bien sûr). Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est une de mes résolutions de 2018 : me recentrer sur les blogs dont j’arrive à comprendre les choix de lecture.

Depuis novembre, j’ai changé de journal de lectures, c’est là où je référence toutes mes lectures, pas là où j’écris ce que je pense au cours de ma lecture (ça je ne fais, je me contente de post-it ou de notes rapides). Je ne prends plus un journal préformaté car au bout de cinq ans, je me suis rendue compte que je ne peux pas y noter tout ce que je veux (ou alternativement, que j’ai trop de place). Je me suis inspirée des chaînes BookTube allemandes pour le décorer et pour les « rubriques », avec la contrainte de place en moins. J’y note donc la présentation de l’éditeur, mon avis, des citations, colle des critiques de journaux. C’est un peu un blog sur papier, mais où je peux noter la fin des livres, monologuer sur tout ce que j’ai pensé du livre au cours de ma lecture, sans me soucier des spoilers ou des commentaires que je pourrais avoir. Cela me permet une réflexion plus complète sur un livre, en fait. Le problème est qu’il y a les échanges en moins ! Ce journal de lecture me rend plus zen pour rédiger de nouveaux billets de blogs. C’est mon autre résolution 2018 : arriver à poster plus régulièrement mais surtout faire des billets, je l’espère, plus compréhensibles.

Dans tout cela, mon année 2017 de lecture a été excellente, plus que 2016 en fait. J’ai lu un certain nombre de livres, ce qui donne un certain nombre de pages. J’ai augmenté ma PAL d’un certain nombre de volumes, dépensé une certaine somme d’argent. Je pense que tout le monde se fiche des objectifs chiffrés que j’ai atteint donc passons au plus important, les livres ! J’ai continué à diversifier mes lectures (la fiction en pâtit un peu je trouve), en lisant des romans contemporains, des classiques aussi, des nouvelles, des essais, des mémoires, des livres d’histoire, des livres de vulgarisation scientifique, un peu de philosophie, beaucoup de BD, du théâtre. Pas assez de romans noirs ou policiers par contre, pas assez en VO (allemande ou anglaise). C’est les petits regrets de mon année.

Je vais essayer de vous présenter tout cela par un rituel « les meilleurs livres que j’ai lu en … ». Je ne savais pas si je voulais faire un top 5, ou un top 3 … mais en fait je voulais le faire par catégorie et pour certaines, je n’ai pas assez de livres. Donc ce sera juste ce que je retiens.

Pour les romans

Ma lecture marquante a été très clairement Stay with me de Ayobami Adebayo. C’est un premier roman d’une jeune auteure nigériane, dont le sujet principal est la pression sociale sur le couple (pas seulement sur la femme) au sujet du fait d’avoir des enfants. Le sujet en lui-même est passionnant mais l’auteur organise son récit de manière vraiment intéressante, ménage une sorte de suspens, soutenant l’attention du lecteur de bout en bout. Pour l’instant, il n’est disponible qu’en anglais (le niveau n’est pas particulièrement difficile) mais je vous le conseille vraiment.

En automne, j’ai lu un gros roman Le Cénotaphe de Newton de Dominique Pagnier. C’est l’histoire d’un homme qui découvre le passé « franco-allemand » de son père et de sa belle-mère, autrichienne. L’auteur retrace ainsi l’histoire allemande pendant les trois derniers quarts du XXème siècle (l’histoire allemande, et particulièrement l’histoire de l’Allemagne de l’Est a particulièrement marqué mes lectures cette année). L’histoire en elle-même est passionnante mais l’écriture est juste magnifique. Cela m’a un peu rappelé Pierre Cendors, ce qui n’est pas peu dire. Dominique Pagnier est l’auteur de nombreux livres, que je souhaite maintenant découvrir.

Un autre auteur découvert cette année, que je vais essayer de continuer à lire en 2018, c’est Patrick Da Silva. J’ai lu Au cirque dans le cadre du Grand Trip, mais aussi Jeanne. L’écriture était toujours aussi intense et l’histoire aussi passionnante. Je garde espoir de tenir cette résolution car deux nouveaux livres de lui sortent au Tripode en ce début d’année.

J’ai aussi continué à lire un auteur dont j’avais particulièrement aimé le premier roman traduit, Karsten Dümmel. J’ai trouvé son Temps des Immortelles encore plus magnifique que Le Dossier Robert. L’auteur y décrit la destruction systématique d’un homme par la Stasi, mais de manière extrêmement sensible. Il fait alterner les moments présents avec les souvenirs d’enfance, mettant en parallèle une anesthésie des sentiments avec des souvenirs d’odeurs, de couleurs et de moments de petits bonheurs.

Pour les nouvelles

Dans la suite logique de ces lectures, j’ai particulièrement aimé cette année les nouvelles dont le sujet principal est le contrôle de la vie privée par l’État ou d’autres institutions. Celles que je peux recommander sur ce sujet sont : Extraits des archives du district de Kenneth Bernard et Protection rapprochée de Fabien Maréchal. Les deux textes s’interrogent sur la manière dont l’États s’immisce dans nos vies privées, mais surtout sur ce que l’on est prêt à accepter. La nouvelle de Fabien Maréchal adopte un point de vue original puisqu’elle met en scène une présence policière permanente dans le pavillon d’un couple, pris alors comme annexe du commissariat.

Pour les classiques

Je vous avais parlé de mon challenge personnel pour lire des classiques cette année. J’en ai lu cinq sur douze. Je peux vous en recommander quatre : Crime et Châtiment de Dostoïevski, Anna Karenine de Tolstoï, Lolita de Nabokov et Le ventre de Paris d’Emile Zola (mon premier Zola…). Je n’ai par contre pas accroché à La Cloche de détresse de Sylvia Plath. J’ai aimé la première partie mais pas la seconde. J’ai eu du mal à comprendre la jeune fille. Au final, j’en garde surtout le souvenir d’une mauvaise traduction.

Pour le théâtre

Cela a clairement été une année Suzanne Lebeau. Je n’ai lu que deux pièces d’elle, dont je vous ai parlé sur le blog, mais j’ai déjà repéré ses autres pièces à la bibliothèque. J’espère donc continué ma découverte en 2018.

En cette fin d’année, j’ai fait deux découvertes intéressantes : une pièce de Koffi Kwahulé, L’odeur des arbres, auteur dont j’ai découvert l’existence grâce aux vidéos YouTube de la librairie Charybde, et Michelle doit-on t’en vouloir d’avoir fait un selfie à Auschwitz ? de Sylvain Levey. Je vous recommande la première pièce (mais il faut la lire à voix haute) pour l’écriture incantatoire, la mise en scène particulière mais aussi pour le thème abordé, sur la place à accorder au bien-être individuel et au bien-être commun.

La pièce de Sylvain Levey est une pièce jeunesse, comme celles de Suzanne Lebeau, mais il y a énormément à réfléchir dessus. En effet, elle aborde à la fois la mémoire des jeunes gens sur les faits historiques, mais aussi la violence sur les réseaux sociaux. Là encore, la mise en scène est audacieuse mais au plus proche de la réalité.

Pour les romans policiers

Le nombre de romans policiers lu en cette année 2017 se compte sur les doigts d’une main mais je peux en recommandé deux : Solovki de Claudio Giunta, lu sur les conseils de Lewerentz, et Stasi Child de David Young, premier enquête d’un couple d’inspecteurs de la KriPo en Allemagne de l’Est dans les années 70. L’enquête est passionnante et l’époque bien rendue, sans pour autant que cela tourne à la leçon d’histoire. Le deuxième volume de ces enquêtes est sorti en novembre, je crois ; je l’attends avec impatience à la bibliothèque.

Pour les livres d’histoire

L’année 2017 a été, pour moi, l’année Timothy Brook. Je vous ai parlé de La carte perdue de John Selden. Entre temps, j’ai aussi lu Le chapeau de Vermeer et Sous l’œil des dragons. Dans Le chapeau de Vermeer, l’auteur prend, pour chaque chapitre, un objet présent sur un tableau de Vermeer et part de cet objet pour raconter tous les pans de la naissance du commerce mondial. C’est facile à lire, érudit, instructif et passionnant, même pour le lecteur complètement novice. Sous l’oeil des dragons raconte les dynasties Yuan et Ming, sous un angle original, celui des crises climatiques. En effet, les quatre siècles que couvrent ces dynasties correspond au petit âge glaciaire européen, notre Moyen-Âge. Les événements climatiques sont interprétés comme les dragons du titre, et des chroniques de l’époque. On peut appliquer les mêmes adjectifs descriptifs à ce livre-ci.

L’ivrogne et la marchande de fleur de Nicolas Werth m’a aussi particulièrement intéressé. L’auteur décrit tout le processus « civil » de la Terreur stalinienne. J’en étais resté aux Grands Procès de Moscou. Ce livre m’a ouvert les yeux sur le processus mais aussi sur l’ampleur de l’événement dans la société soviétique de l’époque.

Pour continuer sur la thématique « histoire allemande de la deuxième moitié du XXème siècle », j’ai aussi lu Born in the GDR : Living in the Shadow of the Wall de Hester Vaizey. C’est un livre d’une intelligence extraordinaire. Il s’agit d’une enquête sociologique sur l’impact de la chute du Mur, sur la vie des jeunes ayant toujours vécu sous le régime communiste. Ce que j’ai particulièrement aimé est le respect de la parole des individus et l’échantillon choisi, comprenant tout le spectre de la société de l’époque.

Sur un sujet connexe, j’ai aussi lu Les Amnésiques de Géraldine Schwarz, une journaliste franco-allemande, ayant rédigé un essai à la fois personnel et général sur le travail de mémoire et de compréhension de ce qui avait bien pu se passer, effectué par les Allemands de l’Ouest après la Seconde Guerre Mondiale. Là encore qu’écrire à part passionnant et juste (je dis cela pour en avoir parlé avec ma prof d’allemand, native de Cologne à cette période).

Pour la vulgarisation scientifique

Pour l’histoire, cela a été Timothy Brook, pour les sciences, cela a été mon année Thibault Damour. Le CNRS est d’accord avec moi, puisqu’il lui a accordé cette année une médaille. Je vous recommande absolument tout de lui (pour faire simple). Je vous recommande tout d’abord le livre audio qui est en fait une conférence du Collège de France, Ondes gravitationnelles et Trous noirs. Cela permet de comprendre mieux que n’importe quel article de journal ce que sont les ondes gravitationnelles et l’impact de leur observation.

La BD qu’il a rédigé avec Mathieu Burniat, Le mystère du monde quantique, est une merveille de vulgarisation scientifique, alliant textes clairs et dessins pour clarifier et illustrer les concepts expliqués. Non seulement l’histoire de la physique quantique mais aussi les concepts clés de cette théorie sont évoqués.

Pour ceux qui ont une petite formation scientifique, je vous conseille de terminer par Si Einstein m’était conté… Ce n’est pas une énième biographie d’Einstein, c’est une biographie scientifique d’Einstein. L’auteur suit, de manière chronologique, les découvertes d’Einstein en expliquant en quoi ces découvertes ont été révolutionnaires. Cela le pousse à expliquer les théories mais aussi comment elles ont changé la manière de voir de l’époque. Je n’avais jamais lu cela comme cela, cela m’a permit de mieux comprendre des concepts que j’avais vu à l’Université.

Pour les BD

J’en ai lu beaucoup, beaucoup grâce à la bibliothèque. Je vais essayer de limiter mon choix.

Je vous conseille absolument tout le travail de Jean-Philippe Stassen sur le Rwanda, de l’époque du génocide à aujourd’hui. Là encore, c’est intéressant et documenté. Cela permet de mieux comprendre ce qui s’est passé et ce qui se passe aujourd’hui dans ce pays et les pays limitrophes. Les dessins servent le texte. On ne peut rien demander de plus à mon avis.

Je vous recommande aussi les deux BD de Isabel Greenberg, qui sont juste captivantes et féeriques. On retrouve totalement la magie des contes, de notre enfance (ou de notre dernière lecture). S’immerger pendant une heure dans ce monde ne peut rendre qu’heureux.

En parlant de contes, je vous conseille la biographie d’Andersen, Andersen, les ombres d’un conteur, elle-même racontée sous forme de conte par Nathalie Ferlut. Pour enfin connaître l’auteur derrière les contes.

Bien sûr, il ne faut pas oublier Le déploiement dont je vous ai parlé sur le blog. Parce que c’est intelligent tout simplement.

Une très belle découverte aussi : Le Sentier des Reines d’Anthony Pastor, retraçant le parcours de deux femmes (et d’un jeune homme) reprenant l’activité de colportage en mercerie après le décès de leurs maris dans la Savoie de l’après-Première Guerre Mondiale. Histoire passionnante et dessin magnifique. Un deuxième tome est sorti en septembre, je pense, reprenant les mêmes personnages mais en Nouvelle-Calédonie.

Je pourrais aussi citer les deux tomes de la biographie de Staline mais je ne le ferais pas, hein…

Pour les mangas

Je me suis enfin mises aux mangas. Je n’en ai pas lu des tonnes non plus mais une série m’a particulièrement plu : Pline de Tori Miki et Mari Yamazaki, qui dressent une biographie de l’auteur de l’Histoire naturelle. Il faut bien voir que c’est en grande partie imaginaire puisqu’on ne connaît pratiquement rien sur l’homme. Cependant, je trouve que cela permet de bien appréhender l’époque romaine. Les dessins sont en plus magnifiques ! Quatre tomes sont sortis. Le cinquième sort ces jours-ci, il en est prévu huit si j’ai bien compris.

Pour les livres audios

J’ai surtout réécouté cette année. Ma plus belle réécoute est bien sûr Des fleurs pour Algernon chez Audiolib. Vous pouvez entendre la performance du lecteur-acteur sur YouTube mais je peux vous dire qu’en livre audio, c’est encore mieux.

En voilà fini avec ce billet très très très long, mais bon l’année 2017 a été intense en lecture ! Ceci justifie cela.

Pour finir tout de même, je vous souhaite à tous, ainsi qu’à vos familles, une excellente année, faite de bonheurs, de nouveaux projets et de lectures intéressantes.

Des nouvelles

Cela fait longtemps que je n’ai pas écrit sur le blog. Un mois et demi, en gros. Cela s’explique par le fait que j’ai été malade pendant un mois. J’ai été deux fois chez le médecin, qui m’a diagnostiqué les deux fois une pharyngite (donc ce n’est pas grave) et donné les mêmes médicaments qui ne m’ont pas soignée … Pendant un mois, j’ai donc toussé tout ce que j’ai pu et me suis mouchée beaucoup, beaucoup. La solution est venue de ma pharmacienne et de l’ancienne collègue de ma mère qui m’ont conseillé des trucs qui m’ont presque guéri. Je tousse encore mais beaucoup, beaucoup moins.

Vous vous doutez que mon rythme de lecture en a forcément pâti. Pour cette année 2017, je me suis fixé une sorte de challenge de lecture (qui continuera tant que je ne l’ai pas lu) : lire 12 livres qui me font peur, par leur taille ou leur réputation. Mon objectif est d’avoir au moins une chose qui avance dans ma vie. Je n’ai pas eu une bonne année 2016 au niveau professionnel (et personnel, ce n’était pas lumineux non plus) mais par contre mon année de lecture a vraiment été bonne. J’ai lu le même nombre de livres que d’habitude, j’ai diversifié mes lectures, lu des essais et documents, lu en anglais et en allemand… Quand je regarde ma liste de livres lus, je ne rougis pas. Malgré cela, je n’ai toujours pas lu les livres dont j’ai honte de dire que je ne les ai pas lus, ceux qui font que j’envie tous les gens qui déclarent les avoir lus (sur YouTube ou sur les blogs), avec l’impression d’être une lectrice incomplète.

J’ai choisi ces 12 livres au hasard (il n’y a pas que 12 livres qui me font peur), dans ma PAL, en suivant une idée exposée dans le livre The Year Of Reading Dangerously de Andy Miller. Dans ce livre, l’auteur, qui travaille tout de même dans une maison d’éditions, racontait comment il ne prenait plus le temps de lire ou de relire des livres qui lui tenaient à cœur (pas forcément parce que c’était de la grande littérature). Il faisait remarquer que sa vie passait, mais que tout cela représentait un projet inachevé. Pour changer cela, il avait fait une liste de 12 livres (qui sont devenus 50) et avait pris la décision de tout simplement lire ces livres, les uns après les autres en essayant d’en lire au moins 50 pages par jour.

C’est un peu stakhanoviste comme méthode mais je me reconnais un peu là-dedans. Je suis une grande procrastinatrice devant l’éternel, et peut-être un peu perfectionniste. J’attends toujours le moment parfait, qui ne viendra jamais, pour faire quelque chose (au travail, cela se traduit par le fait qu’il faille comprendre parfaitement le sujet avant d’en parler ou d’être satisfait de ce qu’on a fait). Pour les livres, c’est un peu pareil. J’attends une sorte de moment idéal, où je serais complètement détendu, pendant lequel je pourrais me consacrer entièrement à ma lecture, qui sera alors forcément un moment merveilleux. Après avoir lu quelques livres sur le sujet (je n’ai pas pu me contenter d’un), je me rends bien compte que ce moment n’arrivera jamais et que le mieux est tout de même d’avancer, pas forcément vite mais peut-être par petites marches pour enfin arriver à quelque chose.

Dans mon cas, cela a donc donné 12 livres, que je lis en parallèle avec les autres. J’essaie de tenir un rythme de 50 pages mais je ne me force pas. Si je suis fatiguée, je ne vais pas lire autant mais au moins un chapitre. Tout cela pour dire que c’est un projet qui me tient à cœur et je l’ai donc privilégié quand j’étais malade. J’ai donc consacré une grosse partie de mon mois de janvier à Crime et Châtiment de Fiodor Dostoievski. Ce fut un très grand bonheur de lecture. Tout ce que je m’imaginais sur l’écriture (sur la difficulté ou l’illisibilité), sur l’histoire à partir de ce que j’avais entendu ou lu était totalement différent. Sauf que moi, petite lectrice, je ne vais pas faire un billet sur Crime et Châtiment (il y a un billet fascinant d’une lectrice qui fait une analyse très complète des thèmes sous-jacents au roman). Forcément, je n’avais pas assez de matière pour faire d’autres billets. Je ne lisais que ce livre-là !

Au mois de février, je lis Anna Karénine de Tolstoï. Cela avance plus lentement, mais à chaque fois que je me plonge dans ce livre, j’ai l’impression de retrouver ma famille (russe du 19ième siècle mais quand même). Là encore, je suis surprise par la narration et à l’histoire qui ne corresponde ni l’une ni l’autre à ce que j’avais lu ou entendu. Par contre, comme je suis beaucoup moins malade, je lis quand même un peu plus (il y a quand même des BD mais elles sont absolument géniales, donc j’aimerais en parler).

Ce qui explique mon silence de ce mois de février, c’est tout simplement la préparation de mon examen d’allemand qui a eu lieu samedi. J’ai donc l’esprit un peu plus léger maintenant (même si les résultats ne sont que dans trois semaines). Du coup, vous risquez aussi d’avoir au moins un billet sur deux romans policiers en allemand (que j’ai lu pour préparer la partie compréhension écrite de l’examen).

J’espère que chez vous, tout va bien.

Cécile

Vacances

HeidelbergJe pars en vacances aujourd’hui, pour deux semaines et demi. Bien sûr, je n’ai pas prévu de billets pour vous occuper pendant que je ne serais pas là mais je ne pense pas que cela soit très grave.

À mon programme, l’Allemagne et la Belgique.

J’ai gagné une bourse pour étudier l’allemand pendant deux semaines dans un institut Goethe en Allemagne. J’ai choisi Mannheim car je voulais absolument visiter Heidelberg, pour son château entre autre.

Ensuite, nous allons passer quatre jours en Belgique, pour manger du chocolat et pour visiter un peu aussi.

J’espère que ces vacances vont bien se passer et surtout que cela va me permettre de me changer les idées ! Je ne me fait pas d’illusions par contre, cela ne permettra pas de changer la météo.

Si vous partez en même temps que moi, je vous souhaite d’excellentes vacances aussi. Sinon, on se retrouve à mon retour.

Tag « le pourquoi du comment »

Je ne réponds jamais aux tags pour deux raisons : soit ils sont trop difficiles, soit je remets ma réponse à plus tard (ce qui en général veut dire que je ne répondrais pas parce que d’autres choses s’accumulent au-dessus).

J’ai donc décidé de prendre le taureau par les cornes et de répondre le jour-même parce que c’est Lewerentz qui m’a taguée. En plus, le tag porte sur les habitudes de lecture et il est donc facile d’y répondre.

Que penses-tu des adaptations cinéma ?

Franchement, rien en général. Au cas par cas, j’aime ou je n’aime pas. Mais de manière général, je n’ai pas d’a priori. Je reprends souvent l’exemple du Livre de Dina sur le sujet. J’ai lu le livre avant de voir l’adaptation et ma mère l’a vue avant de lire le livre. Elle a adoré et je l’ai trouvée décevante par rapport au livre car il manquait tellement de choses. Je l’ai revu récemment et je l’ai vraiment beaucoup aimé. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle participe à l’imaginaire que je me construis autour de cette histoire. Bien sûr, je peux m’imaginer les personnages, les lieux mais pas les paysages. Et dans ce film, ils sont juste magnifiques. Finalement, avec le film et le livre, je me suis construite mon histoire toute seule et c’est elle qui est présente dans ma mémoire. Ce n’est ni le livre, ni le film pris séparément. Je n’ai donc pas vraiment d’avis sur l’un ou sur l’autre, ou l’un par rapport à l’autre.

C’est un peu la même chose pour les adaptations de Miss Marple. Mon imaginaire du village anglais typique est construit à partir de film, influence ma manière de lire ou relire les Miss Marple. Je ne sais pas si l’adoption est bien ou pas. Elle est, c’est tout.

Je peux quand même à dire qu’en général, je regarde plutôt les films avant de lire le livre (et en général, je le lis beaucoup plus tard mais ce n’est pas une règle stricte).

Quel marque-page utilises-tu ?

J’ai une collection de marque-pages mais je ne les utilise pas car je les aime trop (et qu’avec moi, il y a de grosses chances qu’ils finissent en torchon).YouAreHere

Récemment (depuis un an environ), j’utilise les marque-pages que je vous ai mis à côté pour les livres que je possède car ils sont pratiques. Vous pouvez noter le tire, l’auteur, le début de la lecture, la fin de la lecture (ou si vous n’avez pas terminé le livre). Au centre du marque-page, vous pouvez noter les pages où il y a des passages intéressants … Ils sont pratiques pour deux raisons. Si je ne revends pas le livre, ils me permettent d’avoir un souvenir car les post-it, c’est sympathique mais cela gonfle le livre (je n’ai pas des étagères extensibles), cela n’est pas forcément pratique pour prêter des livres (à moins que cela soit à des amies très intimes, sinon je trouve que c’est un peu trop personnel). Si je revends le livre, c’est aussi pratique car le livre est intact (moins fatiguant à décoller que les post-it et moins difficile à enlever que les traits de crayons). Cela me permet aussi de garder une trace des livres revendus (je les mets à la fin de mon carnet de lecture).

Pour les livres de bibliothèque, j’utilise des marque-pages à colorier (là aussi c’est très récent) car je trouve cela très bien à faire quand je suis trop énervée pour lire et qu’en plus, je ne veux pas abandonner le système que je viens de vous décrire.

Quel est ton coup de cœur 2015 ?

Après réflexions, j’hésite entre deux livres dont je n’ai pas parlé : Sula de Toni Morrison et Le nageur de Zsuzsa Bánk.

Comment classes-tu tes livres ?

Je ne les classe pas par manque de place ou plus exactement la hauteur de l’étagère fait le classement et ensuite, ils sont rangés par ordre de lecture. Parfois, je mets un livre à côté d’un autre (s’ils font la même taille) car il m’y a fait penser. Cette absence de classement ne me gêne pas car j’ai une bonne mémoire visuelle et rien qu’en voyant la tranche (sans même forcément lire le titre ou l’auteur), je sais de quel livre il s’agit. Cette mémoire m’aide beaucoup pour ma PAL qui n’est pas rangée non plus, et qui est partout autour de moi. Comme dirait mon chef, cela fait travailler mes facultés cognitives.

Quels sont tes blogs préférés ?

Les deux que je lis assidument sont bien sûr ceux de Niki et de Lewerentz.

Sinon, cela a changé au cours du temps car les blogs ont changé aussi. Je pioche de moins en moins d’idées de lecture dedans, même si Wodka, le blog de Kathel et Passage à l’Est! sont des références pour moi. Ce sont mes trois sources d’inspiration bloguesques pour les lectures. Pour Youtube, clairement, la chaîne HajarRead est ma référence. Je l’adore. Pour trouver des lectures, j’aime me perdre aussi dans Lecture/Écriture.

J’aime suivre un certain nombre de blogs de lecture, juste parce que j’aime bien les gens. J’aime leur personnalité, leurs avis sur les livres, leurs émerveillements, leurs déceptions, les petits-à-côtés. J’ai le sentiment de les connaître un peu et il me donne l’idée que le monde n’est pas aussi mauvais que ce que je pourrais penser. Il y en a quand même pas mal. Je vais n’en citer que quatre mais ce ne sont pas les seuls : Matilda, Cuné, Karine, Folfaerie. La lecture de cette catégorie de blogs me mets toujours de bonne humeur.

Des petites habitudes inavouables quand tu lis ?

Je fais un peu la même réponse que Lewerentz. Qu’est-ce que de petites habitudes inavouables ?!

Un auteur contemporain que tu aimerais rencontrer, et pourquoi ?

Toni Morrison. Je n’ai lu que quatre livres d’elles mais elle doit être passionnante à écouter.

Où achètes-tu tes livres (neufs et d’occasions) ?

Pour les livres neufs, j’achète sur internet (je n’ai même pas honte) et en librairies.

Les achats sur internet correspondent à des titres que j’ai envie de lire suite à une autre lecture (je passe par Amazon si c’est en stock car c’est plus rapide) ou à des titres que je ne trouve pas en librairie (je passe préférentiellement par les librairies, par exemple Mollat, Ombres blanches et Sauramps, plus rarement par Amazon). Commander sur internet me permet de gérer plus facilement mon budget car je réfléchis plus longtemps avant de cliquer que de prendre un livre en librairie. L’exception est quand je commande par internet à une librairie et que je vais chercher les livres (le plus souvent, c’est au Divan à Paris, parfois à Gibert) et là c’est dévastateur car j’achète des livres dans la librairie et en plus à la fin, je prends les livres que j’ai commandé.

Si mes idées de lectures proviennent de moins en moins des blogs, la source des librairies ne s’est jamais tarie. La librairie où je vais le plus souvent, c’est Gibert Joseph à Paris. Plusieurs raisons à cela. C’est historique d’abord : j’y achetais mes livres scolaires ; c’est donc ma librairie depuis le début de ma vie d’acheteuse de livres. Il y a beaucoup de nouveautés mises en évidence puisque le magasin est grand, et qui sont parfois présentes en occasion (mais de moins en moins). Et surtout, c’est direct, un coup de RER B et hop j’y suis.

Ensuite, c’est au Divan dans le XVième car j’adore les libraires (ils font le choix de présenter leurs lectures, pas seulement des livres récents, toujours avec passion) et le fond est extraordinaire tout simplement (en plus les libraires le font très bien vivre). Quand je travaillais dans le quartier, je passais mes pauses déjeuner là-bas et pour le coup, je ne commandais pas sur internet. Maintenant que je ne travaille plus là-bas, c’est moins pratique et j’y vais moins souvent car justement ce n’est plus direct.

Ma deuxième librairie d’amour est la librairie Compagnie. Elle est à côté de Gibert mais je n’y vais pas tout le temps car je ne m’y sens pas franchement à mon aise. Le fond en histoire, en revue et en littérature étrangère est extraordinaire. J’y ai découvert la dernière fois en me plantant devant les étagères un auteur du Kazakhstan, avec des origines coréennes, publié dans les années 2000 par les éditions Jacqueline Chambon. Quelle librairie a encore cela dans ses étagères ?! L’auteur est Anatoli Kim pour les curieux.

Il y a aussi La Procure (je ne m’y sens pas à l’aise mais j’y ai fait de très belles découvertes) et la librairie Albin Michel (les libraires sont géniaux aussi). Pour les livres de littérature étrangère que je n’arrive ni à trouver sur internet ni en librairies, je vais à la librairie de l’Harmattan (rue des écoles, tout est à côté).

Pour les occasions, je passe par Gibert Joseph le magasin (puisque je les vois et donc c’est très pratique) mais pas par le site car j’ai été plusieurs fois déçue. Sinon, par le Marketplace d’Amazon.

Pour les livres scientifiques, je vais à Eyrolles, à côté de Gibert, ou j’utilise Amazon car c’est moins cher (quand on connait le prix des livres scientifiques …) et plus rapide.

Pour les livres en langues étrangères, j’utilise aussi Amazon à cause du prix. Mais de plus en plus, je prends les livres en anglais à Gibert car finalement il n’y a pas une très grosse différence de prix.

Tout cela pour dire que la chaîne du livre ne va pas s’écrouler à cause de moi !

En ce moment, quel genre de littérature lis-tu le plus ?

En ce moment, je lis beaucoup de livres sur la Chine, des ouvrages de vulgarisation historique donc mais aussi des catalogues d’exposition et des romans d’auteurs chinois.

Car oui, je lis toujours des romans. C’est mon genre de prédilection. Cette année, j’aimerais lire d’autres choses quand même car c’est toujours un grand plaisir pour moi d’apprendre de nouvelles choses en lisant des essais ou des ouvrages d’histoire par exemple (c’est un peu comme quand je lis un magazine ; j’ai l’impression d’être moins bête et cela me fait toujours plaisir). Je lis moins de romans policiers que dans ma jeunesse mais j’aimerais m’y remettre un peu pour varier les plaisirs.

Un livre à la fois ou plusieurs ?

Plusieurs. Un en numérique pour les voyages en train, un pour ma chambre (voire plusieurs, si une lecture est particulièrement ardue) et un pour mon bureau.

Quelle est ta lecture en cours ?

Ben mes lectures en cours du coup, non ? L’armée de terre cuite : Les guerriers de la Chine ancienne de Renzo Rossi, aux éditions Eyrolles, Cataclysme de Liu Qingbang (Bleu de Chine / Gallimard), Une année particulière de Thomas Montasser et Je ris parce que je t’aime de Alexandre Sneguiriev (Éditions de l’Aube).

Sur quel site communautaire de lecture aimes-tu aller ?

LibraryThing (mais je n’utilise pas vraiment la partie communautaire) et Twitter.

Livre papier ou numérique ?

Les deux. Je ne lis pas les mêmes livres en numérique et en papier. J’achète et je lis donc les livres que je pense que je garderais ou que je revendrais très facilement (c’est-à-dire les livres dont tout le monde parle au temps t). J’achète et je lis en numérique les livres que je lis par curiosité sans être persuadée que cela va me plaire. Si le livre me plaît, je l’achète en papier ensuite.

Pour les livres que j’emprunte en bibliothèque, je prends tout simplement le format disponible.

Pour les livres scientifiques, j’aime avoir les deux. Le papier permet d’avoir un aperçu d’ensemble du domaine que l’on étudie et facilite la mémorisation. J’utilise le numérique quand j’ai lu le livre car je sais que telle information se trouve dans le livre. En général, ce n’est pas possible d’avoir les deux à cause du prix. J’ai le livre papier et j’utilise Google Books pour le numérique.

Pour les livres en langues étrangères, cela dépend tout simplement du niveau de langue. Si le livre est compliqué, je le lis en numérique à cause des dictionnaires. Sinon, j’applique la règle de dessus.

Quel est ton endroit préféré pour lire ?

Le canapé dans mon bureau, au calme.
Voilà ! Si vous voulez répondre à ces questions, n’hésitez pas. Vous pouvez même le faire en commentaires, si vous le souhaitez.

Pour faire le tour du monde avec les livres

GlobeTerrestreJe viens de lire sur un blog américain un billet très intéressant pour tout ceux qui comme moi rêvent de lire un livre venant de chaque pays du monde. Il y a quelqu’un qui l’a déjà fait (et qui continue à le faire si j’ai bien compris).

Ann Morgan, la personne en question, tient un blog, a fait une liste d’une importance capitale et a même écrit un livre, Reading The World, sur son expérience.

Ma journée commence donc très très bien ! J’espère que pour vous aussi.

Ma box Aksebo

C’est InColdBlog qui m’a tenté par son article. J’ai donc essayé pour un mois la box livre Aksebo. Je l’ai reçu hier et je suis plutôt très contente.

Je l’ai payé 19 euros et il y en a clairement plus que pour 19 euros (rien qu’en livres). L’emballage était très bien fait (on a même gardé les trucs qu’il y avait dedans pour faire nos colis, comme quoi c’est bien recyclable).J’ai donc tout ouvert et commencé à fouiller dans les petits bouts de pseudo-polystyrène.

J’y ai trouvé tout ce qu’il y a sur la photo + deux choses :

  • Un petit sachet de dragées et deux petits bonbons au café très fort. J’ai tout mangé donc je n’ai pas pris en photo le sac vide (à mon avis, on devrait pouvoir personnaliser les bonbons aussi parce que moi personnellement j’aime les dragées mais aux amandes pas trop au chocolat);
  • un journal sur le Japon dont le dossier principale est la nourriture japonaise. Premier réflexe : je m’en fiche de cela parce que la seule fois où j’ai mangé dans un restaurant japonais, j’ai été malade. Puis j’ai ouvert et j’ai vu qu’après le dossier spécial il y avait des trucs sur la culture japonaise (et les livres). Donc finalement, je suis intriguée.

DSC_2447Il y avait donc la boîte :

  • un CD de musique du monde. Je n’aurais pas été vers cela par moi même  mais j’ai écouté la première chanson et ma fois, pourquoi pas.
  • un papier pour expliquer le projet et surtout comment entretenir ses livres.
  • une carte avec une fille qui jette des plumes.
  • quatre livres. Une mini BD sur la psychanalyse du super-héros, un essai sur la précarisation des journalistes, une biographie d’un auteur allemand pour comprend ce qu’il s’est passé avant la Seconde Guerre mondiale et un livre pour adulte (les trois derniers sont chez Agone, maison que je connais uniquement pour les livres de Stig Dagerman). Pour la BD, je l’ai lu et je n’ai rien compris. En fait il y a une seule blague qui m’a fait rire. Pourquoi ? Tout simplement parce que je  ne connais aucun des super-héros dont il parle sauf un (celui que j’ai compris) parce que je n’ai pas lu tous les comics américains. Pour ce livre, c’est un peu loupé du coupé. J’ai commencé le livre pour adulte Le cœur au ventre de Thierry Maricourt et là par contre c’est réussi alors que je ne connaissais même pas l’auteur (cela me fait penser à Boire de Fabienne Swiatly que j’avais trouvé impressionnant). J’ai mis dans le livre le marque-page qui m’a été offert. Pour les deux autres livres, je suis particulièrement intriguée surtout celui sur l’Allemagne car c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Pour l’autre, je l’ai regardé au début d’un air dédaigneux parce que franchement je m’en fiche un peu (je ne lis pas les journaux, n’écoute pas la télé, zappe quand il y a les infos à la radio ; pour m’informer j’utilise les tweets de l’AFP)(et pourtant j’adore les magazines). Puis j’ai lu la quatrième de couverture, lu des petits passages, vu qu’il y avait un parti pris tout en étant une étude sociologique. Et maintenant, je suis intriguée même si le livre fait 800 pages.

Bilan : Dans l’ensemble, je suis très contente. Je ne suis pas surprise, je ne saute pas au plafond … mais je suis intriguée : je vais découvrir une maison d’édition que je connais mal, des sujets vers lequel je n’aurais pas forcément été, des livres que je ne connaissais pas (il faut souligner qu’il ne s’agit pas de nouveautés). C’est ce que je voulais en essayant cette box. Après sur les autres objets, je dis : pourquoi pas ? Ce serait bien si Aksebo pouvait faire pareil pour des livres numériques (parce que j’avoue que j’ai la flemme de chercher sur internet).

POur moi, 25 euros par mois cela reste un peu cher (d’autant que je continue à m’acheter des livres). Mais me faire plaisir tous les trois mois (puisqu’on peut s’abonner pour un mois), je ne dis pas non !

Le tag des 15 auteurs

J’ai été taguée par Sabbio (depuis un temps infini) et Reka (depuis un temps moins que l’infini) sur 15 auteurs qui m’ont marqué mais auxquels je pense dans les quinze minutes qui viennent (j’ai fait un mélange des deux car sinon cela m’en faisait 30 et là je ne pouvais pas).

1. Jonathan Coe : parce que je l’aime d’amour depuis ma lecture de La Maison du sommeil et que je guette la sortie de chacun de ses livres de manière compulsive …

2. Siegfried Lenz : pour les mêmes raisons. Sauf que là cela date de ma lecture de La leçon d’allemand. Le plus triste est que je n’en ai plus dans ma PAL mais cette semaine je serais comblée car sort son nouveau livre que j’ai déjà commandé bien évidemment !

3. Arthur Conan Doyle : je ne pense pas avoir besoin de préciser pourquoi.

4. Patricia Wentworth : car elle a bercée mon adolescence et qu’elle m’a fait découvrir la collection des Grands détectives 10/18 dont j’ai une sacré collection.

5. Jean d’Aillon, Jean-François Parot et Claude Izner parce qu’ils m’ont fait découvrir Paris d’une autre manière.

6. Annie Ernaux car elle reste mon écrivain français préféré (et il faut dire qu’il n’y en a pas beaucoup) même si je ne la suis pas sur tous ses livres et sur tous ces propos. C’est la seule qui me touche depuis l’adolescence.

7. Jane Austen parce qu’elle me fait rêver et je trouve que quand on lit un livre, je trouve que c’est ce qu’il y a de plus beau.

8. Jennifer Johnston parce qu’elle m’a fait découvrir la littérature irlandaise.

9. Alexander McCall Smith et son Isabel Dalhousie, qui me font toujours rire (même si le dernier est quand même nettement moins bon, cela ne lui réussit pas d’avoir eu un enfant. Maintenant elle se pose vraiment des questions existencielles).

10. Leonardo Padura parce qu’il me permet de découvrir Cuba, un peu plus à chaque fois.

11. Wendy Guerra : parce qu’avec les deux livres que j’ai lu d’elle, j’ai l’impression qu’elle me parle, que pour elle l’écriture est une manière de dire aux autres ce qu’elle ne peut pas dire à l’oral. J’aimerais pouvoir savoir faire ça.

12. Nikki Gemmel : Traversée restera mon livre fétiche pour toute ma vie. Parce que c’est ce que je voudrais qu’il m’arrive mais que je n’aurais jamais le courage de le faire.

13. Henri Troyat : toujours pour les lectures d’adolescence avec ma mère (on lisait de manière frénétique : cela faisait peur).

14. Robert Harris pour son Archange qui reste aussi un de mes romans préférés.

15. Robert : celui du dictionnaire parce qu’il m’a appris et m’apprend toujours beaucoup.

Bien sûr, je tague qui veux et même ceux qui ne le veulent pas après tout !

De retour

Je reviens après 15 jours d’absence. J’ai déménagé en urgence dans le sud de la France (à Alès exactement, et franchement fait pas beau, mais alors pas du tout mais les Cévennes c’est juste grandiose) : on m’a prévenu le jeudi après-midi que je devais être le lundi à mon nouveau travail (que je savais avoir depuis le mois de mai). J’ai trouvé le logement dès le lundi (merci à mon papa pour son aide) et du coup, j’ai retrouvé internet rapidement (monsieur Orange a été vite mais moi pas vraiment douée, j’ai oublié mon téléphone pour joindre mon technicien réseau resté sur Paris). Je suis donc reconnectée depuis ce week-end et le blog peut donc reprendre son activité. J’ai lu treize livres donc neuf à billeter …

En attendant, je propose « officiellement » en livre voyageur La cote 400 que j’avais commenté ici.

Je l’ai prêté à Reka sur sa demande, parce que c’est une professionnelle et a donc un avis plus de spécialiste que moi. Je vous conseille de lire son avis qui est vraiment très intéressant.

Lalou s’est inscrite avant l’ouverture mais si vous le désirez vous serez le prochain ou la prochaine !

Torpeur holmésienne

Figurez vous qu’il y a des gens qui cherchent à me sortir de ma torpeur holmésienne. Pour cela, on m’envoie des livres par la poste que je n’ai même pas demandé.

Le premier effet est de me voir sauter de joie devant la boîte aux lettres, rentrer le sourire aux lèvres à la maison puis commencer à ouvrir parce que je suis comme ça.

Il y a d’abord eu Lewerentz qui au début du mois m’a envoyé son dernier coup de cœur du moment (il y avait du chocolat mais c’est étrange parce que je n’ai pas de Pile de Chocolat à Manger donc maintenant il n’y en a plus. Ce que vous dire c’est que si elle choisit les livres aussi bien que les chocolats cela promet) :

Après il y a eu Matilda qui m’a envoyé un livre qui était dans ma LAL (parce qu’il y a des gens qui arrivent à deviner ma LAL)

dans le cadre de son opération « Les livres sont faits pour voyager » (j’aime bien quand ils voyagent jusqu’à chez moi. Là aussi, tout était magnifique. Il y avait un paquet cadeau rose, un marque-page Jean Cocteau, un très gentil petit mot. Avouez que c’était la classe mais j’ai tout saccagé comme d’habitude). Le seul problème est que je ne suis pas sûre que pour me sortir de ma torpeur holmésienne il soit judicieux de me plonger dans une torpeur austenienne !

Puis toujours dans le même objectif, je me suis lancée dans un nouveau challenge toujours chez Matilda (parce que j’aime les challenges de Matilda où il n’y a pas de limite de temps et où le but est de s’amuser). il est basé sur le livre La tête en friche (que je n’ai pas lu mais que je vais faire) et cela consiste à lire seulement quatre livres … Je reprends les consignes de Matilda :


♦  Les livres :

La peste, Albert Camus.
La promesse de l’aube, Romain Gary.
Le vieux qui lisait des romans d’amours, Sepulveda.
L’enfant de la haute mer, Jules Supervielle.

♦  Les règles :

– S’inscrire sur cet article en commentaire et publier un billet sur le sujet sur son propre blog.
– Lire les quatre livres de cette liste.
– Pas de limite de temps.
– A chaque livre lu, et pour incarner le dictionnaire que Germain lit également, veuillez donner la définition d’un mot du livre lu que vous n’avez pas compris, ou bien que vous aimez.
– S’amuser (comme toujours).

♦  En bonus pour les courageux:

– Lire La tête en friche de Marie-Sabine Roger.
– Remplacer les livres déjà lus, par un autre du même auteur.

Puis le logo est trop joli !

Les inscriptions c’est ici si vous êtes intéressés !

Tout cela pour vous dire que demain je vous parle encore une fois de Sherlock Holmes (sa vie privée tout de même) et après je redeviens une vraie lectrice … avec beaucoup plus de diversités pour ce blog en prime !

Un nouveau blog !

Pas le mien rassurez-vous ! J’ai déjà du mal à tenir normalement celui-là … alors. C’est Lewerentz qui s’est enfin lancée, avec Golovine (que je ne connais pas). J’attendais cela depuis longtemps car elle fait toujours des commentaires très intéressants sur mes lectures (qu’elle partage souvent), me conseille des livres passionnants … Tout cela promet d’être très bien ! Pour l’instant il y a un avis sur Washington Square de Henry James.

C’est ici si vous vous voulez aller voir !