Robert Louis Stevenson – L’aventure ! de Hervé Jubert

Quatrième de couverture

La mort l’a frappé le 3 décembre 1894. Robert Louis Stevenson avait quarante-quatre ans. Il avait abattu une bonne journée de travail et aidait sa femme à préparer une mayonnaise. Il laissait derrière lui une production littéraire immense dont L’Île au trésor et le fameux Docteur Jekyll et Mister Hyde.

Si la mort l’a frappé subitement, elle le guettait depuis sa naissance à Edimbourg, le 13 novembre 1850. Elle aurait même dû se manifester avant qu’il souffle sa cinquième bougies et l’emporter dans une de ses fulgurantes quintes de toux. La mort aura préféré attendre. Elle voulait mieux connaître sa victime. Mais, surtout, elle voulait entendre les merveilleux récits que Stevenson, déjà tout petit, inventait.

Alors qui mieux que la mort pouvait raconter a vie de Robert Louis Balfour Stevenson ?

Mon avis

Je rêvais de lire ce livre quand j’étais à Alès. Maintenant que j’ai retrouvé ma PAL en région parisienne, j’en profite ! Elle est trop trop terrible cette biographie, soit disant destinée aux adolescents (ou enfants, je ne sais pas).

En premier, elle est originale. La narratrice, c’est la mort qui était proche de Stevenson depuis sa naissance. Une mort moqueuse, ironique mais aussi admirative face à la capacité de résistance de l’homme.

Le supposé public donne une approche originale. On découvre un Stevenson enfant qui aime qu’on lui raconte des histoires mais aussi se les raconter ; le thème de ces histoires c’est surtout l’aventure, mot qui gouvernera une grande partie de son œuvre. On découvrira l’influence de Cummy (c’est elle la raconteuse d’histoires officielles), comment son père, qui travaillait dans les phares, va essayer de le faire rentrer dans ce monde (Stevenson va même publier un article sur le sujet : Sur une nouvelle forme de lumière intermittente). Il va aussi s’essayer à la profession d’avocat (il n’est apparemment pas mauvais pour débattre).

Puis, il partira à l’aventure, une aventure qui durera toute sa vie, sur les canaux de Belgique et du nord de la France (Keisha en a parlé ici), dans les Cévennes (Keisha en a aussi parlé). Il fréquentera un groupe d’artistes à Barbizon ! (il ira même un peu à Cernay ; je dis cela parce que j’ai des ancêtres qui y étaient à la même époque et du coup, cela me fait rêver). Il rencontre Fanny et ses deux enfants (un fils et une fille). Il parcourera une bonne partie de la planète pour se retrouver finalement au Samoa.

Dans cette biographie, on se découvre un homme gentil, plein de courage, qui affronte la maladie et ne se laisse pas démoraliser.

Loin de toute controverse à propos de sa femme, ce livre peut avoir deux effets sur vous et vos enfants : eux voudront partir à l’aventure et vous, vous voudrez découvrir les livres de Stevenson.

Références

Robert Louis Stevenson – L’aventure ! de Hervé JOUBERT (L’École des loisirs – Médium documents, 2010)

13 réflexions au sujet de « Robert Louis Stevenson – L’aventure ! de Hervé Jubert »

  1. Une jolie idée, je n’ai pas de bio de Stevenson alors pourquoi ne pas en offrir une à Thomas qui a 11 ans et lit comme un forcené , je pourrai lui emprunter

    1. C’est pour cela que je me suis offert ce livre car je voulais savoir plus de choses sur Stevenson et je ne trouvais pas de bio en français sur lui. Après, je pense que pour un garçon de 11 ans, surtout si il a l’âme d’un aventurier.

    1. Toi qui est intelligente qu’est ce que ça peut bien pouvoir dire gas money dans un livre américain pour ado ? Mon frère m’a sorti pétrodollar mais j’y crois pas trop dans ce contexte.

      1. et c’est qui qui t’as dit que j’étais intelligente ? 😛
        le seul « gas money » que je connaisse est un album d’un groupe musical – je sens que je baisse dans ton estime ici 😀

        1. Ben je me le suis dis à moi même que tu étais intelligente. Tu baisses pas dans mon estime du tout parce qu’à mon avis j’ai été idiote de ne pas noter le contexte.

  2. Pour une découverte plus profonde, moins infantile, que la médiocrité narrative et post puber de Sir Hervé Jubert; je recommande les livre de Michel Le Bris, un des plus éminents spécialiste de R.L Stevenson, qui fut lui aussi un grand voyageur. Un vrai quoi, pas un universitaire qui se contente de lire des bouquins sans jamais vivre quoi que ce soit. Le voyage intellectuel, c’est bien, mais c’est limité au niveau des rencontres et des paysages.

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