The victorian chaise-longue de Marghanita Laski

J’ai commencé à lire il y a quelques mois les blogs anglo-saxons dans le but hautement élevé d’améliorer mon anglais. À peu près sur tous, je suis tombée sur des livres de la maison d’édition Persephone, plus ou moins spécialisée dans les auteurs des années 20 à 60. J’ai choisi de lire en premier un texte court, 100 pages, préfacé par P.D. James, d’une auteure qui semble avoir été assez connue outre-manche mais dont je n’avais absolument jamais entendu parler.

Melanie est une jeune femme heureuse, mariée avec Guy, avec qui elle a eu il y a sept mois un joli petit garçon, Richard. Le problème est qu’elle ne l’a jamais vu car au début de sa grossesse, quatorze mois auparavant, on lui a diagnostiqué une tuberculose. On lui a déconseillé d’avoir le bébé mais elle a gardé l’enfant. Elle est alité depuis très longtemps et espère guérir rapidement pour reprendre sa vie.

C’est d’ailleurs comme cela que commence le roman : Melanie demande au médecin si elle va mourir. Celui-ci botte en touche en lui disant que tout le monde est dans ce cas-là. Pourtant, elle pense aller mieux. Il lui laisse cependant un petit espoir de voir son fils si elle continue à se reposer et à passer ses examens de santé avec succès.

En plus, aujourd’hui, le temps est suffisamment beau pour qu’elle puisse se reposer dans la chaise-longue victorienne qu’elle a acheté avant de tomber malade. Elle s’endort et se réveille dans une autre époque, dans un autre corps, celui de Milly, jeune femme très affaiblie, que sa sœur maintient enfermer, à l’écart de tous, à la suite d’un acte insensée commis par la jeune femme.

J’ai beaucoup aimé ce texte pour plusieurs raisons.

Marghanita Laski donne envie d’en savoir plus car elle sait égrainer tout doucement les éléments du suspens. Par exemple, pour ce qui est de Milly, on ne sait que très tard les raisons de sa maladie, les raisons de la « jalousie » de sa sœur. De même, on comprend très tard le lien entre l’entourage de Milly et celui de Melanie, même si on sait que l’on doit chercher les correspondances dans l’entourage.

La deuxième chose que j’ai aimé, c’est la montée de l’angoisse dans l’histoire. On sent l’enfermement de Melanie dans le temps présent mais aussi dans le temps passé, l’angoisse de ne pas faire comprendre qu’elle vient du futur, de saisir les détails d’un nouvel environnement.

Par contre, je préviens tout de suite, la fin fait pleurer.

Le niveau d’anglais est de difficulté moyenne je dirais. Il y a plusieurs mots que je n’ai pas compris, notamment dans les descriptions assez présentes. Pourtant, l’histoire et les sentiments se comprennent bien.

En conclusion, une très bonne nouvelle. En plus, les livres de cette maison d’édition sont magnifiques. Cela ne gâche rien.

Références

The victorian chaise-longue de Marghanita LASKI – préfacé par P.D. James (Persephone Books numéro 6, 1999)

Un siècle de littérature européenne : 4/100 (année : 1953)

11 réflexions au sujet de « The victorian chaise-longue de Marghanita Laski »

    1. Je n’ai pas vraiment l’impression que cette auteure soit connue en France. En tout cas, la nouvelle est intéressante et je ne demande qu’à en découvrir plus aussi !

    1. J’espère qu’il vous plaira. Le catalogue de cette maison d’édition est vraiment très intéressant.

  1. Je ne suis pas sûre de connaître cette maison d’édition, elle me disait quelque chose mais en voyant la couverture je me dis que je dois confondre. J’ai un autre livre de Laski dans ma PAL, j’avais trouvé un article sur les auteurs anglais incontournables oubliés, il y avait dedans « The Rector’s daugter » de Flora Mayor que j’ai acheté à Londres suite à la lecture de cet article : un petit bijou ! Je l’avais aussi chroniqué sur mon blog si tu as envie de te laisser tenter, c’est un très beau roman. Pour Laski je lirai d’abord celui qui figure dans ma PAL mais je note aussi ce titre, ainsi que la maison d’édition !

    1. Cette maison est spécialisée dans la réédition d’ouvrage du 20ième siècle, d’auteurs féminins plutôt. Cela ressemble un peu à la collection Virago Modern Classics mais la spécialité de Persephone c’est un peu les auteurs oubliés justement (en France on ne peut pas trop juger car ils sont un peu tous oubliés pour le coup). Désillusion que tu as chroniqué récemment (je l’ai acheté du coup) a été publié en Angleterre par cette maison édition. De Flora Mayor, j’ai toujours dans ma PAL, La troisième Miss Symons … C’est la honte. Je note le titre que tu me proposes.

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