Le cavalier suédois de Leo Perutz

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 Le roman commence par l’introduction d’un personnage « Maria Christine, née von Tornfeld, veuve von Rantzau et épouse en secondes noces de Reinhold Michael von Blohme, conseiller d’État à la cour de Danemark et ambassadeur extraordinaire ». Cette femme qui vit le jour dans les années 1700, voyagea tout autour du monde et eu une vie bien remplie dans une période très troublée.

Pourtant une chose l’a poursuivie toute sa vie, un épisode concernant son père, Christian von Tornfeld. Quand elle était très jeune, son père est parti tout à coup faire la guerre au côté du roi de Suède. Pourtant, après son départ, il venait la voir très régulièrement en cachette le soir.

Un jour, on annonce à Marie Christine la mort de son père au combat, trois semaines auparavant. Elle n’a jamais compris comment ce père mort soi-disant pouvait être venu l’embrasser la veille au soir.

C’est ce qu’explique tout le roman. Leo Perutz utilise la thématique rebattue de l’usurpation d’identité mais la traite brillamment à l’aide d’une construction brillante – les éléments de l’histoire s’entremêlent de manière cohérente et surtout convaincante, de personnages haut-en-couleurs dignes des meilleurs romans picaresques, d’une écriture et d’une formulation des idées et des phrases qui permet de se situer très facilement dans la période décrite.

Si vous ne l’avez pas déjà lu, je vous le conseille (rien que pour admirer la manière dont la scène finale est amenée). Il a traîné pendant des années dans ma PAL et je le regrette.

Références

Le cavalier suédois de Leo PERUTZ – traduction de Martine Keyser (Phébus Libretto, 1999)

Un siècle de littérature européenne – Année 1936

10 réflexions au sujet de « Le cavalier suédois de Leo Perutz »

    1. Je suis en train d’en lire un autre de lui qui commence très très bien aussi (faut dire que j’en ai quatre dans ma PAL). Je suis crevée du nouveau boulot (3h de transport par jour et le soir avec gens qui n’arrêtent pas de parler et cela m’empêche de bien lire). Par contre, c’est super intéressant (beaucoup beaucoup mieux que mon travail de l’année dernière), le chef est super et c’est aussi pour cela que je rentre fatiguée : je travaille vraiment. J’ai pas trop le temps de passer sur les blogs mais je ferais ce we pour voir tout ce que tu vas encore m’apprendre 🙂

      1. contente pour toi (malgré la fatigue 😉 ) je continue à noter tes livres, il y en a de très intéressants
        (ne te soucie pas des passages sur les blogs, c’est accessoire quand on a d’autres activités :D)

    1. Votre avis m’intéresse beaucoup. Connaissez-vous Christoph Ransmayr et Heimito von Doderer. J’ai appris leur existence sur Library Thing mais ils ont l’air très connus et en plus d’avoir écrit de très bon livres. Si vous aviez des titres à me conseiller, cela m’intéresserait énormément.

  1. (ça m’avait manqué de lire et commenté tes billets dans la foulée)

    Le thème m’a l’air super intéressant et je suis très curieuse de le lire pour voir ce que c’est cette histoire d’usurpation d’identité.

    1. Je ne comprends pas tout ce que tu dis mais c’est très gentil de commenter mes billets. Leo Perutz est devenu comme un de mes auteurs préférés.

  2. je suis un grand admirateur de Léo Pérutz. En plus d’un écrivain, il était mathématicien. Le Cavalier suédois est, pour moi, un tour de passe-passe qui évoque une curiosité mathématique. Pérutz, au début du roman, nous raconte à l’avance la scène finale que l’on ne comprend pas. D’abord parce qu’elle est illogique mais aussi parce que les personnages nous sont étrangers. Puis, pendant le roman qui s’en suit, Pérutz monte son intrigue comme une démonstration qui mène à une explication « logique » de la scène initiale.
    Mais – encore mieux ! – au fil de ces pages, on s’attache aux caractères et l’on se prend, au final , à s’émouvoir pour une scène qui nous avait dans un premier temps laissés froids. C’est là l’art véritable de Pérutz : faire naître l’émotion derrière une construction qu’on aurait pu croire toute intellectuelle.
    Et si vous avez aimé « le cavalier », je vous conseille vivement le grand chef-d’oeuvre de Perutz : « la nuit sous le pont de Pierre » (http://depotte.com/blog/2011/05/la-nuit-sous-le-pont-de-pierre/).
    Merci pour votre chronique.

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