Vieilles histoires de Castille de Miguel Delibes

Quatrième de couverture

Un émigrant revient au village après une très longue absence, et se rappelle la vie quotidienne en Vieille Castille au début du siècle.

Combinant distanciation ironique et sympathie profonde, Delibes évoque avec un art dépouillé et sensible ce monde où règnent l’immobilisme, la routine, la superstition, l’arriération et la pauvreté, mais que sauvent les relations communautaires, le contact sans médiations avec les forces élémentaires, et une fierté jamais déclarée d’appartenir à cette terre si riche d’une archaïque beauté.

Mon avis

J’ai découvert ce livre grâce à Dominique. J’ai beaucoup beaucoup aimé. Le livre est structuré en très courts chapitres, 17 au total (pour un livre de 56 pages). Chacun des chapitres fait trois pages. Chacun correspond à un souvenir, à une tradition, à un lieu. Le narrateur revient après 45 ans. On ne saura jamais ce qu’il pense vraiment de maintenant, sauf au 17ième chapitre. Il y a une impression de nostalgie sur le temps passé, sur un monde qui ne change pas et qui ne peut pas changer.

C’est typiquement le type de livre, à mon avis, où l’histoire ne compte pas (personne ne pourrait retenir précisément tous les souvenirs) mais par contre, quand vous refermez le livre, il vous reste une toute petite musique de nostalgie, un petit air de paradis perdu, isolé du monde. On emporte en refermant le livre un petit bout de Castille et ces impressions, je crois que c’est ce qui reste de ce tout petit livre .

Mon avis est court parce que le livre est court. C’est le deuxième livre de Miguel Delibes que je lis et chaque fois j’en retire la même chose. On a l’impression d’entendre une voix qui nous parle et de « sentir » le fond de l’âme de l’orateur. J’aime beaucoup cela.

Références

Vieilles histoires de Castille de Miguel DELIBES – traduit de l’espagnol par Rudy Chaulet (Verdier, 2000)(première parution en espagnol en 1981)

2 réflexions au sujet de « Vieilles histoires de Castille de Miguel Delibes »

  1. Nous voilà au moins deux dans le club des amateurs de Delibes, j’ai encore plusieurs livres de lui à lire à la bibliothèque et je vais le faire mais en espaçant pour ne pas se lasser

    1. Il a une sacré bibliographie chez Verdier. On n’aura de quoi faire parce que j’ai repéré les exemplaires à la bibliothèque.

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