What happened to Hammond ? de John Russell Fearn

J’ai choisi de lire ce livre parce que … trivialement il coutait 2$69, je ne connaissais pas l’auteur et la couverture était kitch. J’ai découvert ce titre en suivant le conseil du bas de la page relative à Murder in the Library dont je vous ai déjà parlé. J’ai bien fait car ce livre m’a énormément plu et ce pour deux raisons.

C’est un roman policier des plus classiques puisqu’il s’agit d’un mystère en chambre close. Il faut savoir que l’auteur préféré de John Russell Fearn était John Dickson Carr. Ceci explique cela.

L’histoire est assez simple. Un jeune ingénieur en électronique veut épouser la fille d’un riche magnat, le fameux Hammond, qui a fait fortune dans le transport. Après 4 mois d’idylle, il demande la main de la jeune fille à son père. Celui-ci refuse alors qu’il avait semblé d’accord au premier abord. Quand sa fille demande une explication, il lui explique que l’ingénieur est un coureur de dot puisqu’il a demandé 2 millions de livres (c’est un auteur américain qui situe ses mystères à Londres). La jeune fille courre après son prétendant et lui demande une explication. Celui-ci lui promet de lui écrire. Et en effet, elle reçoit une lettre le lendemain lui demandant de se rendre à un rendez-vous secret à 19h30 (l’heure est très importante dans le livre). Bien sûr, elle ne doit rien dire à son père. Elle ne prend donc pas sa voiture mais se propose d’y aller à pied. Elle fait le coup de l’héritière rebelle mais quand un taxi passe, elle le prend. Tout cela l’a fait partir bien avance de chez elle.

Quand elle arrive, elle voit son amoureux partir en voiture précipitamment. Le quartier est glauque et abandonné. La maison est très peu éclairée et semble sans vie. Elle frappe à la porte. Un majordome lui répond. Son amoureux est inconnu au bataillon. Le majordome lui claque la porte au nez. La voilà partie demandé des comptes à l’amoureux au lieu où celui-ci habite. Mais entre temps, le père a reconstitué la lettre qui devait lui être cachée (l’héritière est un peu cruche : on lui demande de détruire une lettre et elle se contente de la déchirer en quelques morceaux et de la jeter à la poubelle de sa chambre). À 19h40, il arrive devant la maison glauque mais lui on le laisse rentrer. À 19h50, on retrouve son corps avec tous les os cassés, les organes internes en vrac à exactement 5 miles de là ! (8km pour les gens comme moi)(tout cela en sachant que le roman a été écrit en 1951 et que l’intrigue est contemporaine). La police reconstitue rapidement les derniers déplacements de la victime puisque il était sous surveillance car il avait reçu des lettres de menace. Ils se retrouvent dans la maison glauque : les sols sont couverts d’une épaisse couche de poussière laissant penser que la maison est inhabitée depuis de longues années, il n’y a aucune ampoule dans la maison, il n’y a pas de rideaux … La première chose que je me suis dite est que les coupables étaient des gens bien stupides car ils avaient inventé une machine qui met de la poussière partout et uniformément. Je croyais que le but était de l’enlever. Comme je suis fan de ce type de roman policier, cela m’aurait déjà amplement suffit.

Le livre est sous-titré par l’éditeur « a scientific novel ». Il faut voir que John Russell Fearn est à la base écrivain de science fiction, dans le sens le plus premier du terme, et est très connu pour cela. Il reprend ici une peur de l’époque pour une technologie émergente : l’électronique (et aussi les recherches sur les atomes, électrons …) et un thème toujours d’actualité : la transmutation des objets. C’est très intéressant car il montre l’incompréhension des non-scientifiques et le fossé qui se creuse avec les scientifiques. Il y a aussi la peur du savant fou, de l’invention qui échappe à tout contrôle. Il ne dévie que très peu de la réalité (c’est un tout petit peu de science fiction donc).

Le prochain livre que je lirais de cet auteur est sans doute The Crimson Rambler qui annoncé comme étant dans la veine des romans de John Dickson Carr (et là sous-titré « a crime novel »). J’ai oublié qu’ici il y a le personnage du Dr. Carruthers qui est le scientifique tout puissant qui dirige le monde des sciences mais explique aussi aux profanes que sont les policiers. C’est je crois le point où l’auteur s’est le plus inspiré de John Dickson Carr.

Références

What happened to Hammond ? de John Russell FEARN (Wildside Press, 2006)

8 réflexions au sujet de « What happened to Hammond ? de John Russell Fearn »

    1. Cela n’a rien à voir. J’ai écouté Le chien des Baskerville et j’aime trop les bruitages, les voix … Le fer à repasser faisait trop de bruit donc il faut que je le réécoute. Mais je te remercie encore.

      1. contente que cela t’ait plu – mais ce n’est pas une raison pour écrire des chouettes billets qui me donnent envie d’acheter des livres 😆

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