Sherlock Holmes and the Shakespeare Letter de Barry Grant

J’ai commencé par le numéro 2 de la série bien évidemment car on m’a toujours dit que dans la vie il fallait un peu de folie (je n’ai bien sûr pas fait exprès mais pour me rattraper j’ai téléchargé le numéro 1 sur mon tout joli reader en attendant la sortie du numéro 3 en décembre). Le reader c’est top pour lire des livres en anglais (surtout quand on est une quiche comme moi ; il y a deux personnes qui me l’ont dit dans le mois donc je l’ai intégré dans mon cerveau qui semble très limité d’après tous les entretiens que j’ai passés)(bien sûr, je ne suis pas déçue… enfin c’est ce que tout le monde me dit que je dois faire et penser). Revenons à nos moutons : quand on clique sur le mot la définition apparaît et on apprend plein de mot (genre conundrum qui veut dire énigme).

L’histoire du livre est trop bien ! (c’est ce que l’on appelle de la critique constructive). Sherlock Holmes a été emprisonné dans un glacier en 1914 et en est ressorti en vie grâce à l’aide d’un docteur en 2004.

Such things had been haunting my imagination ever since I had met Holmes four and half months earlier and had learnt the startling story of how, in a final service to King George V, he had atempted to halt the Great War by carrying a personal message from the King to Kaiser Wilhem. The whole project had come to wreck when a German agent, tracking Holmes across a glacier in Switzerland, had foolishly fired shots that brought down an avalanche.

Je ne peux pour l’instant pas vous en dire plus car apparemment c’est dans le volume 1. Après cette résurrection miraculeuse (à laquelle ni vous ni moi ne croyons en tout cas dans l’état actuel des connaissances scientifiques ; certains personnages ont même du mal à y croire), Sherlock Holmes retourne habiter à Baker Street avec un certain James Wilson, journaliste (et dragueur invétéré) qui est dans le milieu de la soixantaine. Il habite au dessus d’une madame Cleary. Celle-ci n’est plus logeuse et chacun habite dans son appartement. Entre autre, il y a une cuisine au 221B Baker Street (c’est fou, non ?) Des fois, Sherlock Holmes cuisine parce qu’il a bien changé après 90 ans dans un glacier (en tout cas il est toujours aussi intelligent mais beaucoup plus drôle et amical). Aurait-il réussi à dire cela avant ?

My modus operandi depends upon doing so, and is simplicity itself : gather a chaos of facts, use intuition to extract the revelant ones, and use imagination to form them into a theory.

Il y a aussi un inspecteur Lestrade, petit fils de l’autre, qui a été chargé de mettre au point et au goût du jour le nouveau Holmes (en tout cas, de l’aider à survivre dans ce nouveau monde).

Lestrade, seemingly so sober and thoughful, so reserved and remote, was, in truth, a warm and generous soul beneath it all – just as was his more famous Victorian grandfather. This modern Lestrade, who had kindly undertaken to supervise Holme’s recovery after « the great resuscitation » took his responsability not oly seriously but with almost religious devotion. I suppose that ever in the back of Lestrade’s mind was the remembrance that Holmes had given great assistance to his grandfather on crime cases in the old days, and that he thus had helped him to rise in the force, and later had even helped him to find a wife – so perhaps Lestrade felt that he owed not only his own job, but his very life to Sherlock Holmes.

Ce paragraphe c’était pour vous situer à peu près les personnages récurrents. Il y aura aussi un nouveau Moriarty en la personne de Lars Lindbald, un bandit de grand chemin qui peut s’allier avec n’importe qui pour récupérer de l’argent (ce Lars n’apparaît que dans ce volume-ci et pas dans le premier apparemment).

L’histoire de départ est qu’un professeur sir Hugh a en sa possession ce qu’il croît être une lettre de Shakespeare (je vous rappelle qu’on ne dispose d’aucun écrit et qu’il y a polémique pour savoir si Shakespeare a écrit Shakespeare (plusieurs fois l’auteur utilise cette expression) ou si Francis Bacon n’y aurait pas mis son grain de sel). Il y a donc besoin d’une expertise qui sera réalisée par la nièce d’un ancien camarade d’école de Wilson. Tout cela se passe bien évidemment dans le plus grand secret et bien sûr, comme tout grand secret, beaucoup de monde est au courant. Il n’y a donc pas trop à s’étonner si la lettre disparaît quand elle arrive au laboratoire.

Bien sûr Sherlock Holmes (enfin celui que tout le monde pense être un doux dingue qui se fait passer pour Sherlock Holmes) est appelé en renfort. Il retrouve facilement le voleur et mets le nez dans une conspiration internationale avec Al-Qaida . On ne comprend pas trop pourquoi il voulait récupérer cette lettre mais cela s’éclaircit au fur et à mesure.

Après il cherche toujours la lettre et découvre que toute la famille de sir Hugh était au courant pour celle-ci. Si sir Hugh est un partisan de Shakespeare a écrit Shakespeare, ce n’est pas le cas de ces deux beaux-fils, de son « beau-père » et passablement de sa femme. Il n’a que sa belle-fille (adorable pour Wilson) de son côté.

Sur cette histoire se rajoute une série de meurtres réalisés à l’aide de micro-bombes, déclenchées à l’aide de notes de musique (il y a aussi des miro-bombes dans les chauves souris). Les victimes ont toutes subi une critique en règle dans les colonnes d’un journal.

Vous vous demandez comment l’auteur arrive à mêler les intrigues. Je ne vous le dirais pas, mais sachez qu’il y arrive et même très bien, même si à la fin, on a l’impression de se retrouver chez Hergé dans son île noire.

Il y a aussi de très jolis passages :

Colonel McKenzie, late of the Indian Army, was, in the publishing industry of modern London, something of a throwback to an earlier time – not a throwback clear to the nineteenth century, perhaps, but back to the nineteen-thirties or so, to that, era when books were still read by editors, not marketing committees, and when publishing companies were family affairs and not divisions of creativity-crushing conglomerates.

Only enough knowledge to solve the present conundrum, not all conundrums. It is not knowledge that makes life a joy, buth the lack of knowledge. For that is what makes a mystery. Could a life without probleems, without mystery, be worth living ? A life without mysteries to plumb and problems to solve would be a desert of boredom.

Intuition is a version of logic that overleaps certain steps in order to reach a conclusion quickly.

Dans la même veine, on a :

Intuition is the mode of one who knows. Leaping to conclusions is the mode of one who gambles.

Ma conclusion sera simple : ce livre mérite d’être lu pour son côté déjanté mais canonique.

Références

Sherlock Holmes and the Shakespeare Letter de Barry GRANT (Severn House, 2010)

5 réflexions au sujet de « Sherlock Holmes and the Shakespeare Letter de Barry Grant »

  1. « il n’est pas mal du tout » = tu sais je déteste lire cela ! cela m’oblige à noter 😛
    mais c’est vrai que ton billet est très chouette (comme toujours d’ailleurs) 😉

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