Les saisons de l'après de Guy Torrens

Lecture en partenariat avec Publibook et blog-o-book.

Quatrième de couverture

Keiko et Moeko, deux rescapées d’Hiroshima en 1945, poursuivent le même rêve : avoir un enfant. Elles mettent au monde deux beaux garçons, Kenji et Yukio, avant de succomber à leur accouchement … De leur mort naît ainsi la vie. Kenji et Yukio vont grandir ensemble, symbolisant un Japon à la fois marginal et anticonformiste. Parce qu’indésirables dans une société étouffante, parce que partisans d’un changement de mentalités, ces amants maudits représentent le mal de vivre dans ce qu’il y a de plus fataliste. Des fissures se forment, des destins s’entrechoquent …

Dans ce Japon au visage peu connu, Les Saisons de l’après abonde en symboles qui épurent la violence avec une douce sagesse mélancolique. La tragédie de ces deux personnages n’en finira pas de marquer les esprits, non pas à travers une écriture austère qui assure la distance fictive ; mais non ce rapprochement d’une époque qui coïncide avec la nôtre, où la poésie cohabite avec le baroque et la véhémence de sentiments inexprimables.

Mon avis

J’ai beaucoup, beaucoup aimé ce livre même si ce n’est pas un coup de cœur à cause d’une raison que je vais essayer d’expliquer. D’abord, les raisons qui m’ont fait l’aimer : l’écriture. Une écriture comme je les aime, faite de phrases courtes, de phrases chocs qui ressemblent plus à des sentences. Une écriture au présent qui prend à la gorge, qui vous fait avoir les yeux humides. Franchement, j’ai bien envie de lire le premier livre de l’auteur après cela.

Pour l’histoire, j’ai aimé l’idée qu’il existe un être suffisamment lumineux pour éclairer sur son passage tous les gens qu’il peut rencontrer. Cet être, c’est Kenji qui raconte des histoires, qui s’en rend compte mais qui s’en sort comme ça (après le suicide de son ami avec qui il avait une relation fusionnelle, il faut le faire tout de même).

Ce que j’ai aussi aimé, c’est parfois de ne plus savoir où j’étais, d’être déroutée.

Là où je n’ai pas forcément tout compris, c’est la construction (et parfois d’ailleurs un peu à l’histoire). Un personnage, sans que l’on sache vraiment qui et surtout pourquoi, décide de partir à la recherche de Kenji après que la mort, le suicide dans les bras de Kenji, de Yukio ait fait les gros titres. J’aurais aimé en savoir plus sur lui, sur sa vie d’avant même si à la fin il prend plus de place dans le récit. En fait, le livre est construit autour de sa quête et des témoignages qu’il reçoit pendant celle-ci.

Je suis contente d’avoir participé à ce partenariat car cela m’a fait découvrir un auteur.

L’avis de Théo.

Références

Les saisons de l’après de Guy TORRENS (Publibook, 2010)

2 réflexions au sujet de « Les saisons de l'après de Guy Torrens »

  1. Vous avez soulevé des choses que j’ai ressenti en lisant ce livre, mais que je n’ai pas été capable de verbaliser.

    Pour ce qui est du narrateur, d’un côté je vous rejoins et j’ai envie d’en savoir plus sur lui, sur le but de sa quête, d’un autre côté je préfère rester dans le doute et ne pas apprendre des choses qui pourraient me faire ne plus l’aimer.

    1. Je n’avais pas vu votre avis, excusez-moi. C’est vrai que c’est peut être mieux qu’il reste une sorte de vague et d’ombre. Peut être que si on en savait cela alourdirait inutilement un si beau récit. Le pire c’est que j’ai eu du mal à me décider à le lire alors que quand je l’ai commencé, je n’ai plus pu m’arrêter.

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