Le maire de Casterbridge de Thomas Hardy

 

Quatrième de couverture

Publié en 1886, Le Maire de Casterbridge s'ouvre sur une des scènes les plus dures de l'oeuvre de Thomas Hardy : au cours d'une beuverie, un jeune ouvrier agricole décide de vendre femme et enfant aux enchères à ses compagnons de hasard. 

Vingt ans plus tard, le même homme est devenu l'un des notables de Casterbridge – nom romanesque de Dorchester, où s'enracine la vie de Thomas Hardy.

La rencontre d'un jeune homme va précipiter le destin de celui que l'auteur, sans jamais le juger, décrit comme impulsif, colérique, dominateur, mais aussi capable de droiture et de fidélité, victime d'impulsions irraisonnées qui amèneront sa complète déchéance.

Mon avis

Dans ce livre, point de description de nature dans ce livre : Thomas nous raconte la vie d'un gros bourg du Wessex, Casterbridge, du point de vue des marchands de blés. Michael Henchard, le maire du titre, a vendu sa femme Suzanne et sa fille Elizabeth-Jane vingt ans plus tôt à un marin du nom de Newson. Il a bien cherché à les retrouver quand il s'est rendu compte de son erreur mais ça n'a pas marché. Entre temps, il a eu une relation avec une jeune fille nommée Lucetta dont il a terni la réputation. Vingt ans après, Suzanne revient avec sa fille pour se faire épouser (ou plutôt que Henchard la reprenne comme épouse). Au même moment, un Écossais Farfrae arrive en ville. Le maire insiste pour l'embaucher en tant que "régisseur". Il tombe amoureux d'Elizabeth mais Suzanne meurt. Et là commence les ennuis et la descente aux enfers de Michael Henchard (et surtout beaucoup beaucoup de rebondissements). Ces malheurs sont surtout dus à un caractère trop emporté, égoïste et colérique…

Si on résume de manière grossière l'intrigue, parmi les personnages que nous avons cités (Michael, Suzanne, Elizabeth-Jane (2 filles), Newson, Farfrae, Lucetta), quatre sont morts, deux personnages à qui ils n'arrivent que très rarement des choses positives et un qui a l'air heureux mais qui réussit à se faire tromper par Henchard quand il arrive à Casterbridge. On retrouve donc bien la gaieté et la joie de vivre de Thomas Hardy : des personnages empétrés dans leurs secrets (en général, ils meurent…)

On retrouve dans ce livre le pouvoir évocateur de l'écriture de Thomas Hardy : on arrive à voir devant nos yeux la ville de Casterbridge. Les personnages sont bien campés ; ils semblent rééls. Je regrette de ne pas bien comprendre l'anglais car il y a des DVD de ce livre (ça doit valoir le coup à mon avis).

En conclusion, je continuerai à lire Thomas Hardy rien que pour voir la vie du Wessex se dérouler devant mes yeux.

Références

Le Maire de Casterbridge de Thomas HARDY – traduit de l'anglais par Philippe Neel (Éditions sillage, 2008)

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