Le fond des forêts de David Mitchell

 

 

Quatrième de couverture

"1982, dans un petit village du Worcestershire. Jason Taylor, treize ans, essaie de réussir son entrée dans l'adolescence. Et ça nést pas chose facile. À l'école ou chez lui, Jason affronte l'incompréhension et le mépris : ses camarades raillent son bégaiement, ses parents ne cessent de se disputer. Mais Jason mène une vie secrète, dans un mondeà lui peuplé de visions étranges et de figures ambiguës.

Portrait de famille, chronique de l'Angleterre de Thatcher, roman d'apprentissage à la lisière du fantastique, Le fond des forêts est avant tout une suite de variations éblouissantes sur l'adolescence et ses multiples facettes. Après Écrits fantômes et Cartographie des nuages, deux romans qui traversaient l'espace et le temps, David Mitchell nous offre un texte plus personnel, d'une puissace poétique exceptionnelle."

Mon avis

J'ai pris ce livre à la librairie il y a deux semaines sur les conseils du libraire. C'est un livre que je n'aurais jamais lu sans lui. Cela fait deux ans que Cartographie des nuages, le deuxième livre de l'auteur, attend patiemment dans ma PAL. Je me suis dit tu es folle de le prendre, tu as déjà suffisemment de livres à lire. Le libraire me l'a vendu en disant que cela n'a rien à voir avec Cartographie dans les nuages et que ça lui avait rappelé le livre de Jonathan Safran Foer Extrêmement fort et incroyablement près (qui attend aussi patiemment dans ma PAL depuis quatre ans …).

Franchement, je ne regrette pas d'avoir écouter le libraire (il vient quand même de faire remonter deux livres en haut de ma PAL). C'est un très bon roman surtout pour l'écriture (merci au traducteur !!!).  En effet, l'histoire est plutôt banale. On suit les aventures de Jason Taylor, un garçon bègue de 13 ans, poète à ses heures perdues, tout au long d'une année, 1982, dans un village paumé d'Angleterre. À l'école, il subit moqueries, racket. Ces parents sont sur le point de divorcer. Au début de l'année, il n'ose rien dire. Il est encore en enfance. À la fin, il s'affirme, ose parler. Durant cette année, il y a aussi la guerre des Malouines, les licenciements. C'est aussi la chronique d'une année du règne de Tatcher.

J'ai eu un peu de mal au début parce que chaque chapitre représente une séquence, un épisode de la vie de Jason. Ce sont comme des nouvelles, mais avec les mêmes personnages, sauf peut-être à la fin où c'est un petit peu plus suivi. L'écriture de David Mitchell est juste époustouflante. Il donne corps à son récit initiatique en trouvant le ton juste pour le narrateur. À travers son récit, Jason nous dit tout ce qu'il ne peut pas exprimer en mot aux autres : on est dans sa tête.

C'est un très bon roman à lire …

Références

Le fond des forêts de David MITCHELL – traduit de l'anglais par Manuel Berri (Éditions de l'Olivier, 2009)

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