Le Successeur de Ismail Kadaré

Pour les mauvaises langues, j’ai bien retrouvé Le Successeur de Ismail Kadaré dans ma PAL. Il s’agit donc du deuxième tome du diptyque constitué de La fille d’Agamemnon (dont j’ai parlé dans ce billet) et Le Successeur (dont je parle dans ce billet donc). La fille d’Agamemnon a été écrit vingt ans avant Le Successeur, mais celui-ci reste bien la suite directe du premier tome.

En mai, le narrateur et Suzana venaient de se quitter, suite à l’annonce des fiançailles de Suzana avec un homme susceptible de ne pas faire de tort à la carrière de son père, futur successeur de Enver Hodja (le dictateur albanais). On se retrouve ici en décembre, le successeur vient de se suicider, suite à une réunion au sommet de l’État où le dictateur dirigeant le pays devait lui annoncer quel serait son sort, après une période d’incertitudes qui durait depuis septembre, depuis exactement la cérémonie de fiançailles de Suzana. La réunion a dû être abrégée, car la journée se finissait et la sanction devait tomber le lendemain. On suppose que le successeur a voulu s’épargner l’annonce de sa déchéance et s’est donc suicidé.

Bien sûr, le narrateur de premier tome est hors jeu. Ici, Kadaré ne choisit pas un narrateur, mais raconte l’histoire du point de tous les protagonistes, sauf du successeur (puisqu’il est mort). On a ainsi connaissance de l’avis de Suzana, de son frère et de la mère (par ouï-dire), mais aussi du dictateur, du nouveau successeur, de l’architecte de la maison. On peut aussi lire les bruits de couloir qui font penser que le successeur ne s’est pas vraiment suicidé, mais qu’il aurait été assassiné, notamment parce qu’il avait une plus belle maison que le Chef.

Au lieu de concentrer son intrigue temporellement sur le mois de décembre, l’auteur fait durer le roman sur une année où on voit comment va évoluer l’ambiance à la tête du pays. Au début, les rumeurs courent, tout le monde parle (plutôt chuchote) du sujet à des personnes de confiance (si on peut en trouver). Puis, la situation change doucement : on en parle moins en public, mais on continue d’en parler dans les foyers, on s’interroge jusqu’à soupçonner tout le monde. Passer la stupeur du public, mais aussi des personnes introduites, l’ambiance devient lourde, on attend tous (le lecteur aussi) que le Dictateur intervienne, mais il ne se passe rien. On laisse courir le bruit que l’assassin aurait pu passer par la maison du Chef, mais celui-ci ne dément ni ne confirme. On ne sait pas, personne ne sait, sauf Kadaré (et nous à la fin du livre).

On revient aussi en arrière pour comprendre comment, entre septembre et décembre, le Successeur a pu chuter, jusqu’à la mort. On voit que cela peut aller très vite, que ce n’est dû qu’à la volonté, voire l’humeur, du Dictateur. C’est quelque chose que l’on sait par les livres d’Histoire, par les documentaires télévisés, mais je trouve toujours percutant de le lire dans un roman. On comprend mieux la manière où dans les dictatures, il n’y avait (et il n’y a toujours) pas de certitudes, des personnes qui disparaissaient (et disparaissent toujours) alors qu’elles étaient (et sont) encensées le jour d’avant. La dimension temporelle est mieux illustrée dans un roman : on a le temps de s’attacher, de vivre une situation avant que celle-ci ne change complètement. Dans les documentaires (livres ou télévisés), cela ne reste qu’un fait impersonnel.

Ce qui m’a fasciné dans ce livre, c’est la capacité de Kadaré de nous mettre dans la tête de tous les personnages, d’arriver à nous faire penser comme eux, de ressentir leurs peurs, leurs incertitudes et leurs questionnements. C’est assez formidable, car le livre reste court (220 pages), mais l’auteur fait ce qu’il avait fait pour un personnage dans La fille d’Agamemnon, pour plusieurs personnages aussi différents. L’écriture reste gracile, sans lourdeurs pour passer d’un personnage à l’autre. C’est assez formidable.

Les deux romans forment un diptyque, sont sur le même sujet, dénonce plus ou moins la même chose, l’Albanie communiste, mais sont totalement différents. Est-ce que c’est dû au fait qu’ils ont vingt ans d’écart ? Au fait que l’auteur a changé sa manière de raconter des histoires ? Ou bien au fait que Kadaré sait écrire des romans toujours différents ? Cela me donne envie de continuer à découvrir Kadaré, pour pouvoir répondre à mes questions.

Références

Le Successeur de Ismail KADARÉ – roman traduit de l’albanais par Tedi Papavrami (Le Livre de Poche, 2007)

La fille d’Agamemnon de Ismail Kadaré

Depuis le début de l’année, j’ai mis au point une technique personnelle pour lire les livres que je possède. J’ai été bien aidé par le Covid-19 et les grèves de transports, mais pour l’instant j’ai réussi à lire plus de trente livres de ma PAL, des pavés comme des livres courts, en passant par des BD (une goutte d’eau dans l’océan, mais il faut bien commencer quelque part). La fille d’Agamemnon fait partie de ces trente livres. Je l’ai choisi uniquement parce qu’il était derrière moi, lorsque j’étais assise à mon bureau.

Mon premier Ismaïl Kadaré. Court (130 pages), mais efficace. Le livre a été écrit en 1985, et est le premier tome d’un diptyque ; le deuxième tome s’intitule Le Successeur, qui lui a été écrit près de vingt ans plus tard. Pourtant, les deux livres sont parus ensemble, en France, en 2003. On nous explique en préface que La fille d’Agamemnon a été sorti en contrebande d’Albanie, avant la chute du régime communiste. À la lecture du livre, on comprend pourquoi.

Il y a du monde dans les rues de Tirana, un petit air de fête et de gaîté. C’est normal puisque le grand défilé du premier mai va avoir lieu aujourd’hui. Tout le monde semble heureux, sauf le narrateur. En effet, sa jeune amante Suzana vient de lui annoncer qu’elle le quittait, non qu’elle ne l’aime plus, mais parce qu’elle va « se sacrifier » pour la carrière de son père, étoile montante du Parti et futur successeur du Guide. La famille doit se montrer parfaite, et le narrateur ne rentre pas dans le plan. En effet, elle va se fiancer avec un meilleur parti, qui sera plus efficace pour que son père reste en odeur de sainteté.

Ce mot de « sacrifice » rappelle, au narrateur, l’histoire d’Agamemnon, qui a sacrifié sa fille Iphigénie pour cause de raison d’État. L’image est un peu forte, car Suzana ne va pas mourir, mais pour le narrateur, qui vient de voir son bonheur éclaté (et surtout qui vient de lire le livre de Robert Graves sur la mythologie grecque), cette image s’impose.

On suit ses pensées lorsqu’il se rend au défilé, pendant lequel il espère voir une dernière fois son amour. Le trajet entre chez lui et la tribune officielle (pour laquelle il a un ticket !) est l’occasion de rencontrer des connaissances, des collègues de travail (il travaille à la télévision d’État), un membre de sa famille … On apprend ainsi qu’il est très conscient des contraintes qu’exercent sur lui, et sur l’ensemble de la population, le régime totalitaire du pays.

Je disais donc que ce livre était très efficace, dans sa dénonciation du Régime. En 130 pages, l’auteur brasse énormément d’idées, qu’il exploite de manière profonde. La phrase d’Ismaïl Kadaré fait que les idées s’enchaînent rapidement, de manière extrêmement logique. J’ai choisi quelques extraits pour illustrer l’écriture de l’auteur :

J’avais perdu de vue G.Z. et ne voulais plus y penser. C’en étaient d’autres qui, pour diverses raisons, s’étaient arraché à eux-mêmes des morceaux de chair afin que le sort ne les laissât pas dégringoler sans retour au fond du précipice. D’autres… Peut-être en faisais-je moi-même partie. Nous avions emprunté un chemin sans bien savoir où il menait, sans savoir combien de temps il durerait, puis en cours de route, s’apercevant que nous nous étions fourvoyés, mais qu’il était trop tard pour faire demi-tour, chacun, afin de ne pas être englouti par les ténèbres, avait commencé à découper des lambeaux de sa propre chair.

Brusquement, j’eus l’impression de saisir l’explication de l’énigme. Le sentiment de découverte fut tel que je retins mes pas et fermai les yeux comme si la vue du monde réel risquait de me masquer ce qui commençait enfin à s’élucider… Iakov [il s’agit du fils de Staline], paix à son âme, avait été sacrifié non pas afin de subir le même sort que n’importe quel autre soldat russe, ainsi que l’avait prétendu le dictateur, mais afin de conférer à ce dernier le droit d’exiger la mort de n’importe qui. De même qu’Iphigénie avait donné à Agamemnon le droit de déclencher la boucherie…

En résumé, une bonne découverte. Normalement, j’ai Le Successeur dans ma PAL. Il ne me reste plus qu’à le retrouver…

J’en profite pour vous recommander un autre livre que j’ai lu pendant le confinement, et qui se passe aussi en Albanie. Il s’agit du roman noir Les aigles endormis de Danü Danquigny. On suit un homme qui revient en Albanie, pour venger l’assassinat il y a vingt ans de sa femme. Cela permet de découvrir l’Albanie, plus côté trafic, pendant le Régime totalitaire et après l’effondrement de celui-ci.

Références

La fille d’Agamemnon de Ismail KADARÉ – traduit de l’albanais par Tedi Papavrami (Fayard, 2003)

La dernière page de Gazmend Kapllani

LaDernierePageGazmendKapllaniVoilà donc le premier livre albanais que j’ai lu avant de lire Le paumé de Fatos Kongoli et qui m’a tant impressionnée. Ce livre, découvert par hasard à la bibliothèque (j’ai vu depuis que Sandrine avait mis l’auteur dans sa liste de Lire le monde), m’a donc énormément plu à cause de l’histoire, de l’écriture, de la narration, des personnages.

L’histoire s’inscrit totalement dans l’histoire de la Grèce et de l’Albanie de la deuxième moitié du XXième siècle. On va suivre en alternance l’histoire de Melsi et de son père.

Melsi, installé en Grèce, pour fuir une Albanie qu’il a énormément de mal à comprendre (et peut-être aussi pour avoir une meilleure vie), revient en Albanie lorsqu’il apprend le décès de son père à Shangai. Ayant très peu de contact avec lui, Melsi ne comprend pas du tout pourquoi celui qui lui semblait si « sage » est allé mourir là-bas. Il faudra 22 jours pour rapatrier le corps et pendant ce temps-là, notre narrateur habite dans l’appartement de son père, rencontre (et est soutenu) par la compagne de son père (sa mère étant mort) et est parfois rejoint par sa petite amie grecque (sa maîtresse nordique restant à distance raisonnable mais tient à rester présente). On voit déjà que le narrateur a une vie compliquée, une vision de la vie compliquée mais aussi une relation complexe à son enfance et à son pays. Comme expliqué dans le billet sur le livre de Fatos Kongoli, l’Albanie, pendant l’enfance du narrateur, était une dictature marchant sur la tête. Le preuve en est, s’il en est besoin, le prénom de l’auteur. L’année de naissance de Melsi, le dictateur Enver Hoxha avait décidé qu’il ne fallait plus aucun prénom d’origine religieuse (musulmane, catholique, juive …). Les parents et grand-parents de l’enfant ont dû se creuser la tête pour trouver un prénom au nouveau né et on choisit une combinaison de Marx, Engels et Staline. Dans les parties qui lui sont consacrées, on ressent un attachement-haine à son pays d’origine, tout en n’idolâtrant pas la Grèce.

Au cours de ses 22 jours dans l’appartement de son père, Melsi va découvrir un manuscrit sur l’histoire d’un crypto-juif (je ne comprends pas ce terme), commençant à Thessalonique en 1943. À cette époque, la Grèce est occupée par les Allemands, qui appliquent la même politique que partout en Europe. Les grands-parents de Melsi, juifs, vont s’enfuir vers l’Albanie, pays à majorité musulmane, accueillant encore des réfugiés. Ils changent d’identité et de religion pour passer inaperçu et le fils du couple va donc grandir en Albanie. Il suivra les traces de son père en devenant bibliothécaire. Malheureusement, il vivra un autre enfer, l’enfer de la dictature albanaise et de sa surveillance à tout-va. suite à sa liaison d’une nuit avec une collègue.

J’ai aussi aimé le livre pour son histoire car j’ai appris beaucoup de choses sur l’histoire de l’Albanie et de la Grèce. De plus, il n’y a pas de temps morts. C’est pratiquement un page-turner.

D’un autre côté, le livre ne fait que 150 pages mais l’auteur mène ses deux histoires, leur entrelacement très brillamment. Elles sont toutes les deux intéressantes, très distinctes et pas seulement à cause de la police d’écriture. L’auteur décrit les deux périodes de manière différente comme s’il était deux auteurs. L’histoire du père et grand-père est linéaire ; on sent qu’elle a été romancée. Il y a un peu de dépit derrière (un peu comme dans le livre de Fatos Kongoli, d’ailleurs) ; l’auteur semble penser que son histoire est celle de toute personne vivant sous un régime autoritaire. En comparaison, les parties sur Melsi sont plus heurtées ; le personnage est aussi plus complexe. J’ai aimé suivre les variations de ses sentiments, de ses souvenirs et impressions. Par son écriture, par son choix de narration, l’auteur arrive à nous faire sentir l’absence du père, tout en nous le faisant connaître, à nous faire comprendre le fils. Cela semble d’une simplicité enfantine quand on lit le livre mais quand on réfléchit, c’est assez énorme.

Je suis assez étonnée d’avoir si peu entendu parler de cet auteur car le livre est très réussi et intéressant. C’est une lecture que je recommanderai facilement.

L’avis de Daniel Fattore

Références

La dernière page de Gazmend KAPLLANI – traduit du grec par Françoise Bienfait et Jérôme Giovendo (Éditions Intervalles, 2015)

Le paumé de Fatos Kongoli

LePaumeFatosKongoliJ’ai piqué cette idée de lecture sur Passage à l’Est !, qui en parlait ici. J’avoue que pour cette première lecture albanaise je suis plutôt impressionnée. En fait, c’est ma deuxième lecture albanaise mais je n’en ai pas encore parlée mais là aussi j’ai été impressionnée … A suivre, donc ! Pour revenir au livre de Fatos Kongoli (mathématicien de formation), en 185 pages, l’auteur développe un livre très dense sur les conséquences sur la vie d’une personne de la vie sous un régime autoritaire.

On est en mars 1991, période très troublée en Albanie, puisque marquant une période transitoire après l’effondrement du régime communiste albanais. Le narrateur, comme beaucoup de ses compatriotes, veut partir vers l’Italie. Il est même sur un bateau avec un de ses plus proches amis, quand il décide soudain de ne pas partir et donc de rester en Albanie. Et pour tout dire, il n’y en a visiblement pas beaucoup qui reste. Au cours de déambulations dans la ville de Tirana, entrecoupées de beuveries, l’auteur nous raconte sa vie de son enfance à aujourd’hui, en passant par sa vie de jeune adulte. La narration se situant à cette époque de 1991 est très minoritaire dans le livre et ne sert qu’à accentuer les ressentiments sur la période passée.

Le roman commence par décrire l’enfance du narrateur, dans une banlieue peu favorisée de Tirana et l’acte fondateur qui a déclenché tous ses malheurs. Il est sous l’emprise de deux autorités, voire trois. Xhoda est un instituteur redouté car il a la main leste pour pas forcément grand chose. Le narrateur ne se rappelle d’ailleurs plus ce qui lui a valu sa première correction. Ce qu’il se rappelle, c’est que son père, pas forcément courageux, lui en a flanqué une autre pour qu’il se rappelle mieux de la leçon. Humilié, il décide de se venger sur le chien de la fille adorée de Xhoda, la fille se prénommant Vilma. C’est pour lui une seconde erreur tragique car Vilma est la chasse gardée de la petite frappe de la banlieue, Fag (même si elle ne l’aime pas du tout). De plus, tout le monde va apprendre ce qu’il a fait et il va en ressentir une sorte de honte car tout le monde lui fait sentir que s’en prendre à un petit animal innocent n’est pas forcément une bonne chose. Là-dessus s’ajoute une autre honte, celles de ses parents. Ceux-ci se plient aux quatre volontés de leur voisin du dessus, même s’ils ne le supportent pas. C’est quelque chose que le narrateur ne comprend pas car personne ne lui explique. À partir du jour où il apprend que ses parents font cela pour lui, pour lui assurer un avenir qui a été compromis par un oncle qui a fui l’Albanie (et est donc un traitre à la nation comme toute sa famille), il ressent une sorte de honte car il est détenteur d’un secret inavouable, qu’il doit cacher alors qu’il lui semble inscrit sur son front. Quand j’ai lu ce passage, j’ai tout de suite pensé que cela devait être écrasant pour un adolescent, surtout dans un pays sous dictature.

Une seconde partie se déroule quand il rentre à l’université, à Tirana, loin de sa banlieue. Il va se lier d’amitié avec le fils d’un haut dignitaire du régime qui va lui faire découvrir un autre monde. Cet autre monde n’est pour autant pas moins violent. Chacun doit faire plaisir à un personnage qui a plus de pouvoir que lui pour ne pas tomber. Son ami ne supporte cette hypocrisie et a une vision plus libre que les personnages de son monde. Sa cousine aussi d’ailleurs. Elle entamera d’ailleurs une relation amoureuse avec notre héros. Au début dans l’idée de rendre jaloux un homme qu’elle ne supporte pas mais qui l’aime. Notre héros n’a pas compris la subtilité des relations dans ce milieu ; il profite de son amour mais ne se rend pas compte qu’il vient de se faire un ennemi mortel, qui n’aura de cesse de lui créer des problèmes.

Le roman raconte la suite d’ennuis que notre héros vivra pendant la dictature albanaise, mêlant finalement très peu de personnages. Ce qui caractérisent ceux-ci, c’est la rancœur tenace et plus généralement n’oublient rien. Le temps par exemple n’influe pas sur une vengeance programmée depuis des années. Le narrateur a commis une erreur de jeunesse et est victime d’une action d’un membre de sa famille. Ces deux petites choses vont faire que sa vie soit ratée, sans aucune chance de pouvoir améliorer les choses car on le transformera toujours en victime à écraser à cause de ces deux faits.

Ce qui frappe aussi, c’est le milieu clos : on ne peut échapper à son destin dans un tel milieu. Il n’y a pas de possibilités d’avenir, d’évolution (à part à détruire l’autre). Les personnages ne se concentrent que sur l’instant présent. Finalement, on retrouve cette idée que chacun abuse du peu de pouvoir qu’il a pour brimer celui qui est en dessous. Après, la question est est-ce que c’est dû à la nature de l’homme ou à la nature du régime qui a discipliné les esprits dans cette manière de voir les choses. Et là, je n’ai pas trouvé de réponse dans le livre.

Références

Le paumé de Fatos KONGOLI – roman traduit de l’albanais par Christiane Montécot et Edmond Tupja (Rivages, 1999)

Un siècle de littérature européenne – Année 1992