Mezquite Road de Gabriel Trujillo Muñoz

Quatrième de couverture

On joue vraiment de drôles de choses sur les tapis verts de la frontière, entre officiers des stups américains et mexicains. Quand  il accepte de faire la preuve qu’un parieur invétéré trouvé criblé de balles n’était pas un narco, Morgado, le plus privé des privés, s’engage dans une enquête sanglante entre toutes. Un noir de noir porté au sommet de la corrosion.

Mon avis

C’est le quatrième et le dernier volume (rassurez-vous) des enquêtes de Morgado même si j’aimerais qu’il y en ait encore. D’après la fin, je pense que c’est le cas mais qu’elles ne sont pas traduites ou ne seront pas traduites.

C’est mon volume préféré car il est plus long (le double de pages : 160 au lieu de 80). Morgado y réalise une véritable enquête, avec énormément d’actions. L’auteur a pris le temps de dérouler sa narration de manière à ce qu’elle s’articule logiquement (c’est un manque de ce côté-là que je lui reprochais pour les trois précédents volumes). Jugez plutôt. Un de ses amis l’a fait revenir Morgado à Mexicali, qui je le rappelle est sa ville natale, pour enquêter sur le décès brutal d’un autre ami : il a été tué dans un hôtel avec un sachet de poudre sur lui. On pense tout de suite à un règlement de compte lié au trafic de drogues. Pourtant, les proches n’y croient pas ; le mort n’était pas un narco mais plutôt un joueur. Pourtant, l’enquête ne semble pas avoir exploité cette piste. Morga va le faire, lui. Cela le mènera des tripots, à la police du coin, au ranch du beau-père qui se situe juste sur la frontière, à la DEA, à la police des frontières, aux bordels …

On a en plus ici un véritable roman noir : il y a une description intéressante de la société mexicaine en Basse-Californie, et en particulier de la vie sur la frontière Mexique-États-Unis (c’est le thème de prédilection de l’auteur). C’est assez frappant car au niveau de l’identité des gens, tout cela ne semble pas clair. Il y a une relation amour-haine avec les voisins et un rejet des gens qui viennent du sud du Mexique comme si les habitants du nord étaient plus proches des Américains que du reste du Mexique et pourtant, ils semblent rejetés et méprisés par ses voisins. J’aimerais beaucoup en savoir plus et savoir si la société mexicaine est aussi divisée que peut le faire sentir ce livre.

Maintenant, j’ai très envie de lire Routes sans lois de Graham Greene.

Références

Mezquite Road de Gabriel TRUJILLO MUÑOZ – traduit de l’espagnol (Mexique) par Gabriel Iaculli (Les Allusifs, 2009)

2 réflexions au sujet de « Mezquite Road de Gabriel Trujillo Muñoz »

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