La reine des lectrices de Alan Bennett

 

 

Quatrième de couverture

"Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, plus rien n'arrêtait son onsatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?

C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les soeurs Brontë, le sulfureux Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'oeil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde empesé et so british de Buckingham Palace s'inquiète : du valet de chambre au prince Philip, d'aucuns grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor.

C'est en maître de l'humour décalé qu'Alan Bennett a concocté cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture."

Mon avis

Oui, c'est drôle ! Oui, c'est original ! Les propos sur la lecture sont intéressants ; j'ai eu quelques fois l'impression de me reconnaître (pourtant je ne suis pas reine…). Mais j'ai quand même été déçue.

Je m'explique : toute la première partie sur la lecture c'était très bien. Dans les lectures d'Elizabeth, j'ai noté Dylan Thomas, John Cowper Powys, Jane Morris, Kilvert, Alice Munro et Rose Tremain. L'idée qu'un livre en entraîne un autre, qu'au fur et à mesure on lit des livres de plus en plus "compliqués", qu'on vous prend pour une folle dès que vous lisez plus de cinq livres par an, tout ça, j'ai trouvé que c'était juste et que c'était bien décrit de la part de l'auteur.

Mais la deuxième partie, ça parle de l'écriture. Parce que pour Alan Bennett on ne peut pas lire sans écrire. Et là, j'ai décroché (peut-être parce que ça ne me touche pas). J'ai un peu moins ri … Enfin, ça ne m'a pas autant plu. Sauf le final qui est absolument inattendu et génial !!!

En résume, c'est un livre agréable à lire. On y passe un bon moment mais il ne faut pas y chercher ce qu'on ne peut pas y trouver.

D'autres avis

Ceux de Clarabel, d'Amanda, de Cathulu, de Cuné, de Lou, d'Yspadadden, d'Emeraude

Références

La reine des lectrices de Alan BENNETT – roman traduit de l'anglais par Pierre Ménard (Denoël, 2009)

Holmes (1854 / 1891 ?) – Livre II : Les liens du sang de Cecil et Brunschwig

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Résumé

L’enquête se poursuit dans la jeunesse de Sherlock Holmes. On y voit la rencontre des parents de Holmes, sa chambre. Et même on y apprend que Sherlock Holmes a été amoureux quand il était jeune !!!

Mon avis

C’est toujours aussi génial ! Cette fois-ci, Cecil utilise deux types de dégradés : toujours un de bleu pour 1891 et un de jaune pour les autres périodes. Ces dessins sont toujours aussi beaux. La série doit comprendre neuf volumes : j’espère ne pas avoir à attendre trop longtemps !!!

Références

Holmes (1854 / 1891 ?) – Livre II : Les liens du sang de CECIL (dessin et couleur) et de Luc BRUNSCHWIG (texte) – Futuropolis, 2008.

Holmes (1854 / 1891 ?) – Livre I : L’Adieu à Baker Street de Cecil et Brunschwig

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Je suis une fan inconditionnelle de Sherlock Holmes ; j’aime lire les livres dont il est le héros (même ceux où c’est Arthur Conan Doyle). Donc impossible pour moi de passer à côté de cette bande-dessinée.

Résumé

Cela commence par la question habituelle : Sherlock Holmes est-il mort en même temps que Moriarty aux chutes de Reichenbach ?

Watson, assisté du jeune Wiggins (devenu avec le temps « détective amateur chaudement recommandé par Monsieur Sherlock Holmes »), va mener l’enquête. On retrouve alors les personnages habituels : le frère Mycroft, le professeur Moriarty ainsi que Arthur Conan Doyle en agent littéraire de Watson.

Mon avis

C’est un coup de coeur à cause du scénario de Luc Brunschwig que j’ai trouvé particulièrement original. En plus, dans ce tome 1, on entrevoit la jeunesse de Holmes peu abordée dans le canon. Les dessins de Cecil tout en dégradé de bleu sont vraiment sublimes : les personnages sont  expressifs et vraiment comme on se les imagine en lisant les livres de Doyle.

Un autre avis

Laurent

Références

Holmes (1854 / 1891 ?) – Livre I : L’Adieu à Baker Street de CECIL (dessin et couleur) et de Luc BRUNSCHWIG (texte) – Futuropolis, 2006.

Vengeance et autres nouvelles de Arne Garborg

 

 

Résumé

C'est un tout petit livre de 64 pages où on compte pas moins de trois nouvelles, une notice sur Arne Garborg par Maurice Bigeon et une biliographie. Commençons par les trois nouvelles.

Vengeance : une jeune fille est empéchée d'épouser le jeune homme qu'elle aime par son père. Celui-ci manigance avec le prêtre pour qu'il y ait quand même mariage avec l'homme que lui a choisi. Mais le jeune homme écarté va chercher à se venger.

Jeunesse : un homme arrive dans un village et tombe amoureux d'une jeune fille belle, innocente quoi qu'un peu "actrice" (elle en fait marcherh plus d'un …) Le problème c'est qu'il est fiancé à une autre femme qui a tout les atouts de bonne société. Mais il va découvrir que ce n'est pas forcément ce qu'il doit chercher chez une femme.

Cette nouvelle, d'après ce qui est expliqué dans le livre, est la réponse de Garborg à la pièce de Ibsen Le gant : "Svava Riis et Alf Christensen sont fiancés. Tout va bien jusqu'au jour où Svava découvre qu'Alf lui a caché une faute grave commise naguère. Elle décide de rompre prétextant que si c'était elle qui avait eu de multiples aventures dans sa jeunesse, il n'aurait pas voulu d'elle, or il n'y a pas de raison pour que la réciproque ne soit pas vraie : l'exigence doit être la même pour tous, la femme et l'homme sont égaux devant la morale. Ce que Svava reproce surtout àla société c'est son hypocrisie et à son fiancé de ne pas lui avoir dit toute la vérité." (p. 20)

Résumé comme je l'ai fait on ne voit pas trop le rapport mais en réalité il y en a un (si, si !!!) : les auteurs dénoncent tous les deux l'hypocrisie de la société ainsi que l'opinion générale qui influence nos comportements personnels.

Mourir : un viel homme raconte à un jeune garçon sa perception de la mort toutes les fois où il a eu l'occasion de la frôler de près.

Mon avis

J'ai trouvé ces trois petites nouvelles fortement intéressantes : les sujets abordés sont traités d'un point de vue assez novateur (même si pour un auteur mort en 1924 c'est un adjectif bizarre), c'est bien écrit, bien traduit … C'est un moment très agréable de lecture.

J'aime beaucoup cette maison d'édition parce qu'elle met toujours en perspective les oeuvres qu'elle publie par une bibliographie détaillée, et même ici une notice (en plus, elle publie des textes très originaux). Le problème c'est qu'ici avec les trois nouvelles je n'ai pas eu l'impression d'avoir saisi le travail de l'auteur mais seulement sa périphérie. J'ai trouvé que c'était frustrant (en plus, d'après mes recherches, il n'y a pas d'autres livres de lui qui soient publiés en français). Je lance un appel à qui veut bien l'entendre : traduisez-vite Arne Garborg, s'il vous plaît !!!

Par contre, ce que j'ai appris c'est que dans la première moitié des années 1890 il y a eu une sorte de vague scandinave qui a déferlé sur la France (en tout cas pour les livres). Maurice Bigeon a fait une étude sur le sujet Les révoltés scandinaves (on peut la trouver sur Gallica). Parmi les auteurs qu'il consacre il y a Auguste Strindberg, Henrik Ibsen, Georg Brandes, Bjornstjerne Bjornson, Herman Bang, Jonas Lie et Arne Garborg …

Extrait

"C'est une bêtise que de se laisser torturer par la mauvaise conscience parce qu'on a fait une fois une chose dont on a eu envie. Pourquoi se priver de faire ce qui plaît, et faire toujours ce qui nous ennuie et nous assomme ? Qu'est-ce donc que la conscience ? L'opinion publique en nous-même, la sainte terreur devant les "on-dit", la morale, vieil héritage démodé, cet instinct du troupeau, inné, incarné en nous, qui nous fait distinguer le bien du mal !" (p. 37)

Références

Vengeance et autres nouvelles de Arne GARBORG – traduit du norvégien par Auguste Desmoineaux et Jean de Néthy (L'Elan, 2008)

Le diable de Milan de Martin Suter

 

 

Quatrième de couverture

"Depuis un "bad trip" au LSD, Sonia est victime d'hallucinations. Elle quitte son mari et part traviller dans un grand hôtel des Alpes suisses. Sur place, un portier de nuit disparaît, un ficus est liquidé à l'acide, les douze coups de minuit sonnent à cinq heures … et le décor feutré de cet hôtel déserté n'est soudain plus si rassurant. A moins que Sonia ne devienne folle ?"

Mon avis

Je ne sais pas vous mais ce que j'aime dans les quatrièmes de couverture c'est y chercher les erreurs ou plutôt les approximations. Je garde en mémoire la quatrième de couverture de Jamie M. Saul Les leçons des ténèbres où tout était faux (au niveau des détails pas de l'histoire quand même …)

En tout cas, ici, Sonia n'est pas victime d'hallucinations mais de synesthésie. Si on reprend la définition de Wikipédia, c'est "une condition neurologique par laquelle deux ou plusieurs sens sont associés" ; on peut par exemple voir les lettres en couleur. On peut facilement imaginer que c'est très destabilisant surtout quand ça vous arrive d'un seul coup.

Le grand hôtel des Alpes suisses n'est grand que par la taille ; il n'a rien de prestigieux. C'est un vieil hôtel qui vient d'être réhabilité par une femme : il y a donc peu de clients (en plus, il ne fait même pas beau), le personnel est nouveau et ne se connaît donc pas. Les villageois sont particulièrement hostiles à l'ouverture d'un hôtel de balnéothérapie.

C'est tout ces éléments que Martin Suter sait exploiter pour faire monter une angoisse sourde tout au long du livre (et pour ça, il est vraiment très doué !) Malheureusement, la fin est trop rapide et pas aussi angoissante qu'on aurait pu s'y attendre. C'est un auteur dont je vais essayer de poursuivre la lecture, Le diable de Milan m'ayant fait découvrir quelqu'un capable de construire tout un univers et de nous y faire vivre.

P.S. Il y a une autre faute dans la quatrième de couverture. Sonia a déjà quitté son mari avant son "bad trip" au LSD. Mais finalement ce n'est pas très grave … L'important c'est que les quatrièmes de couverture nous donnent envie de lire les livres !

D'autres avis

Ceux de Laure, d'Elfique, de Tamara, de AliAnna, de Stephanie, sûrement d'autres que je n'ai pas trouvé …

Références

Le diable de Milan de Martin SUTER – traduit de l'allemand par Olivier Mannoni (Points Seuil, 2007)

Paris-Brest de Tanguy Viel

 

 

Résumé

Un jeune homme de dix-sept ans reste vivre avec sa grand-mère (plutôt en dessous de chez elle) à Brest tandis que ses parents s'exilent dans le Sud. Pour l'exil me direz-vous. C'est simple : le père est reconnu coupable d'avoir détourné 14 millions de francs du club de foot local. Leur fils ne part pas avec eux car il faut surveiller la grand-mère. En effet, elle vient d'hériter de 18 millions de francs. La mère, particulièrement odieuse, possessive, envahissante et très, très attirée par l'argent, cherche à faire main basse sur le pactole. Le narrateur va sans le vouloir en être l'artisan. La mère revient à Brest, reprend tout en main …

Trois ans plus tard. Le narrateur a préféré s'exiler à Paris plutôt que de rester affronter sa mère à Brest. Il revient pour la première fois à l'occasion des fêtes chez ses parents avec un roman ou plutôt une "histoire familiale". S'en suit les différentes réactions de chacun des protagonistes …

Mon avis

C'est encore un coup de coeur dû à mon libraire : il y avait une banderole "la libraire a aimé" et ça m'a suffit pour le prendre. L'histoire est plutôt sympa mais surtout ce qui est génial c'est le ton ou l'écriture (je ne sais pas comment on dit) ; c'est drôle (j'avais le sourire tout au long de la lecture), dynamique … Les personnages sont tellement bien décrits qu'on les croirait devant nous. En tout cas, c'est un écrivain à suivre (je vais surtout lire ses précédents livres tous situés en Bretagne).

A signaler, un dossier intéressant sur Tanguy Viel dans Le Matricule des Anges de ce mois-ci qui permet de comprendre la part autobiographique de ses romans.

Références

Paris-Brest de Tanguy VIEL (Les éditions de minuit, 2009) 

La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan Coe

 

 

Résumé

Rosamond vient de mourir. Elle fait de Gill, sa nièce, son exécuteur testamentaire : elle lui lègue un tiers de ses bien, un autre tiers à son neveu David et le dernier à une certaine Imogen (une inconnue pour la famille). Gill se rappelle vaguement l'avoir vu à une fête de famille : c'était une jeune aveugle aux cheveux d'or.

En triant les affaires de sa tante,Gill découvre des cassettes destinées à Imogen. Pour pouvoir espérer retrouver cette dernière, elle va les écouter avec ses deux filles. Sur ces cassettes, on entend Rosamond décrire vingt photos qui racontent l'histoire de trois générations de femmes : Beatrix, Thea et Imogen. Trois femmes qui ont été maltraitées par leur mère respective. Beatrix et Thea ont chacune reproduit ce schéma sur leur fille jusqu'à une issue dramatique pour la troisième génération (en cela, cela m'a rappelé Les petits sacrifices de Caroline Sers).

Mon avis

C'est tout simplement, pour moi, un coup de coeur. Bon, OK, je ne suis pas très objective : j'adore tout ce que fait Jonathan Coe … C'est vrai que c'est différent de ce qu'il fait d'habitude mais bon un auteur a le droit de changer de style quand même ! C'est plus triste. Comme il l'explique dans ses interviews : au contraire de ses autres romans, il n'y a pas d'humour pour contrebalancer cette morosité.

J'avoue que j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans (les soixante premières pages sont les préliminaires pour arriver à la description des vingt photos) mais une fois qu'on est dedans on ne le lâche plus jusqu'à la fin. Là encore un happy end en demi-teine qui m'a tiré une petite larme tellement je m'étais attachée aux personnages.

Références

La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan COE – traduit de l'anglais par Jamila et Serge Chauvin (Gallimard – Du monde entier, 2009)

Appartenance de Ron Butlin

 

 

Quatrième de couverture

"Appartenance revêt la forme d'un journal intime, celui de Jack, un homme d'une tentaine d'années, sans vocation ni qualification particulière, un Ecossais d'Edimbourg qui, avec Anna, sa petite amie, a décidé de tout quitter pour un petit boulot de gardien dans une résidence d'une station huppée des Alpes françaises.

Le couple semble passionnément amoureux et profite pleinement des commodités des lieux car les appartements sont désertés en raison du mauvais temps. Arrive cependant un soir un couple en Ferrari rouge : un homme d'âge mur accompagné d'une jeune fille aux cheveux multicolores, Thérèse. Elle pourrait être sa fille.

Au court de la nuit, l'homme meurt en tombant accidentellement du balcon.

Thérèse, choquée, recherche la protection d'Anna et de Jack, ce qui ne va pas manquer d'attiser certaines tensions au sein du couple. Après avoir répondu aux questions de la police, Thérèse part de son côté, non sans avoir laissé à Jack son adresse parisienne, et celui-ci quitte la résidence avec Anna pour retourner en Ecosse. Mais ces personnages ne se satisferont pas d'un destin aussi sage …

L'écriture de Ron Butlin, sèche, précise, est d'une violence redoutable. Ildécrit l'odyssée infernale d'êtrs qui recherchent désespérément le lieu auquel ils appartienent. Plongés dans un monde que menacentle terrorisme et les catastrophes climatiques, ilsvont jusqu'au bout de leur nuit intime, quitte à perdre tout rapport à l'univers social."

Mon avis

C'est le deuxième livre écossais que je lisais après Sois près de moi de Andrew O'Hagan. Je me suis dit : "les Ecossais sont des gens d'une tristesse et d'une mélancolie incommensurables". Là aussi, il est question de personnes paumées, qui se cherchent … Il n'y a pas un seul personnage qui soit vraiment heureux (je suis méchante : à un moment deux personnages vont complètement changer, essayent de retrouver le "monde exterieur" mais on ne sait pas comment ça se termine) A un moment, Thérèse et Jack vont aller en Espagne dans, ils le pensent, une sorte de paradis hippie mais cette expérience va rapidement tourner au cauchemard. Ils ne rencontrent que des personnes aussi paumées qu'eux. Ils vont alors perdre tout lien avec le reste des gens et même le lien entre eux.

En gros, dans ce roman, il n'y a personnes content d'être là ou il est ou même d'être en vie. Il n'y pas de happy end non plus. C'est un roman très fort, très violent. Je pense aussi, comme il est dit dans la quatrième de couverture, que c'est dû au style de l'auteur : il y a contraste entre l'histoire et l'écriture nette et sans pathos de Ron Butlin. Par contre, c'est un roman qui vous plombe votre journée. A déconseiller aux gens déprimés !

Références

Appartenance de Ron BUTLIN – traduit de l'anglais par Brice Matthieussent (Stock – La Cosmopolite, 2008)

Sur la plage de Chesil de Ian McEwan

 

 

J'ai acheté ce livre mardi dernier sur les conseils de mon libraire (au début, je ne voulais pas à cause des mauvaises critiques que j'avais entendu mais il a su être persuasif…)

Résumé

C'est un roman sur une journée ou plutôt une nuit : la lune de miel d'Edward et Florence. Le problème, c'est que cette lune de miel se passe en 1962. Florence qui vient d'un milieu assez aisé ne sait pas trop ce qui va se passer (elle a juste lu un livre rouge sur le sujet) est un peu dégoutée (et c'est un euphémisme). Edward lui est visiblement plutôt pressé. Toute cette nuit ne sera donc qu'incompréhensions entre les deux jeunes gens, s'en suit une rude explication sur la plage de Chesil (d'où le titre ; j'avais compris avant de le lire).

Ian McEwan entrecoupe son récit d'évocations de l'enfance, des études d'Edward et de Florence ainsi que de leur rencontre.

Mon avis

Personnellement, j'ai adoré cette lecture mais pas au point d'en faire un coup de coeur. Les points positifs : c'est un roman qui se lit très facilement, les sentiments des deux personnages sont merveilleusement bien décrits, l'évocation des années 60 en Angleterre est intéressante. Mais … Les points négatifs : 150 pages c'est trop court … J'aurais aimé que les "seconds rôles" puissent aussi parler et ne fassent pas que de la figuration. La fin est aussi trop rapide … On n'a que le point de vue d'Edward et un tout petit aperçu de celui de Florence. Ca m'a manqué …

Références

Sur la plage de Chesil de Ian McEWAN – traduit de l'anglais par France Camus-Pichon (Gallimard – Du monde entier, 2008)

D'autres avis

Ceux de Laurent, d'Amanda, de Jules, du Bookomaton, de Laurence,

 

Ron Butlin

Biographie

Ecrivain né en 1949 à Edimbourg. Il a été à l'université de cette même ville. Après ses études, il a été "auteur de chansons pour un groupe pop, racleur de bernacles sur les berges de la Tamise, valet de pied au service de différentes ambassades et hôtels particuliers, modèle masculin avant de se consacrer à l'écriture".  Il a été écrivain en résidence dans plusieurs universités : à l'université d'Edimbourg (1982 et 1985), à l'université du Nouveau Brunswick (1984 – 1985), à l'université de Stirling (1993) et à l'université de Saint Andrews (1998 – 1999).  Il a aussi eu des bourses d'écrivain de la région du Midlothian (1989 – 1990) et du Cragmillar Literacy Trust (1997 – 1998). Il écrit des romans, des pièces de théâtre, des poèmes, des livrets d'opéra et des nouvelles. Il est également journaliste freelance au Sunday Herald. Il vit actuellement à Edimbourg avec sa femme (l'écrivain Regi Claire) et leur chien (détail essentiel, je dirai …)

Bibliographie (traduction française)

  • Le son de ma voix (Quidam éditeur, 2004)
  • Visites de nuit (Quidam éditeur, 2005)
  • Appartenance (Stock – La Cosmopolite, 2008)

Références