Sherlock Holmes and the Swedish Enigma de Barry Grant

SherlockHolmesAndTheSwedishEnigmaBarryGrant

Quatrième de couverture

 A corpse in a sarcophagus, a headless macaw, and a stolen slice of Black Forest gateau alert Sherlock Holmes to a macabre international crime in progress, and lead him through London’s backstreets to the gloomy moors of Cornwall. People vanish, Greek statues vanish. Even Holmes vanishes – to the distress of his companion, James Wilson, whose emails and text messages go unanswered. But Holmes is in top form, fully recovered from his journey through ice to the twenty-first century and ready to reveal a multitude of secrets . . .

Mon avis

Je ne sais pas si vous vous rappelez mais j’avais lu les deux premiers tomes de cette série, mettant un Sherlock Holmes ressuscité par la médecine moderne et accompagné d’un James Wilson, ressemblant étrangement à notre Watson, ainsi que par un descendant de notre Lestrade.

J’avais adoré les deux premiers tomes mais celui-ci a été une déception. L’histoire a quelques similitudes avec le Chien des Baskerville et donc on ne voit pratiquement pas Holmes de tout le livre (alors que dans le cas précis de cette série, c’est lui qui en fait l’intérêt).

L’auteur multiplie les « mystères ». Il y a deux défauts à cela : il y en a qui en sont des faux, d’autres qui sont enfantins (le passage secret qui mène d’un endroit à un autre d’un paysage et qui est utilisé par les méchants a déjà été fait dans un club des cinq) ; on ne sait plus quel est le mystère principal. En tout cas, je croyais que le livre se finissait car ils avaient résolu ce qui pour moi était important mais en fait non, il restait quelques questions annexes. Cela m’a donné l’impression d’un livre qui s’étirait en longueur inutilement.

Cela fait un mois et demi que j’ai lu ce livre et c’est les seules choses qu’il me reste (j’ai fait le billet car j’aime bien ne pas avoir de trous de billets dans les séries). L’histoire ne m’a pas convaincu, la narration non plus : j’espère que Barry Grant va se reprendre dans le quatrième tome !

Références

Sherlock Holmes and the Swedish Enigma de Barry GRANT (Severn House, 2012)

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L’étrange cas du docteur Watson et de Sherlock Holmes de Conan Loyde

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Petite nouvelle électronique (moins de 30 pages), lue sur les conseils de Méloë.

J’ai adoré cette nouvelle car elle présente une explication follement novatrice de l’existence (j’ai toujours envie de rajouter et de l’unicité par déformation professionnelle) de Sherlock Holmes et du docteur Watson.
Jugez plutôt !

Le docteur Watson se réveille au son de la voix de Holmes, fin décembre 2098. Ils se retrouvent avec deux énigmes à résoudre :

  • Que s’est-il passé en deux siècles ? Le plus rapide est d’ouvrir le journal. Bien sûr, Holmes arrive à tout voir et à tout comprendre, sauf une annonce …
  • C’est cette annonce qui constitue la deuxième énigme et le moteur de l’histoire :

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C’est une énigme qui arrive même à faire sécher le grand Sherlock Holmes.

Vous connaissez mon penchant pour la cryptographie et tout ce qui touche aux messages secrets et autres anagrammes, Watson. Et bien, je dois vous avouer que pour le moment je sèche. Toute l’étendue de mon savoir ne me permet même pas de déchiffrer cette annonce. Voici où j’en suis, Watson, et je compte sur vous pour m’aider à avancer. J’ai besoin d’un raisonnement simple comme vous êtes capable d’en avoir, car mon esprit élabore des hypothèses, je le sens, beaucoup trop complexes pour ce simple message.

J’en ai déduis que si je devais faire appel à Sherlock Holmes, il ne faudrait pas que je lui écrive en langage SMS.

L’histoire commence à partir de là et nous attire dans un monde dont nous ne soupçonnons pas l’existence. On se laisse guider, plutôt que l’on cherche à deviner (en tout cas, moi, je n’avais pas compris là où l’auteur voulait en venir).

C’est en plus un texte qui n’est pas dénué d’humour. La preuve en est mon éclat de rire à la lecture d’une réplique de Holmes

Peut-être pour ça que vous ne m’avez jamais fait le plaisir d’avoir des petits Watson…

Le texte n’est pas cher, original et bien écrit. Il ne vous reste plus qu’à…

Références

L’étrange cas du docteur Watson et de Sherlock Holmes de Conan LOYDE (Syllabaire éditions, 2012) MiniLogoDilettantes

Holmes (1854 / † 1891 ?) – Livre III : L’ombre du doute de Cecil et Brunschwig

HolmesLivreIIICecilBrunschwig

Mai 1891. On avait laissé à la fin du livre II Watson devant le caveau des Holmes dans la propriété familiale. Il était sur le point d’entrer pour se recueillir sur la dépouille de son ami. Watson était arrivé dans le Yorkshire avec Wiggins et Mary à cause de son enquête sur le suicide de son ami aux chutes de Reichenbach. En effet, le professeur Moriarty ne pouvait pas être en Suisse puisqu’il vit reclus à Leicester, et ce suite à une bagarre, sur une falaise avec Holmes en 1872, pour les beaux yeux d’une femme, Madeleine, et qui s’est soldée par la chute des deux combattants et une blessure très grave pour le professeur, alors le précepteur de Sherlock. C’est en tout cas la version de Mycroft et de sa mère. Watson menait donc l’enquête car il sentait quelque chose de suspect et avait fait la rencontre du père de Sherlock, Siger. C’était un vieil homme sénile, dont les soins étaient laissés à une certaine Gloria Dumbley. Bien qu’âgée du même âge que les parents Holmes, et ayant une jambe de bois, cette femme a été choisie pour s’occuper du vieil homme. Elle semble même très proche de la famille puisqu’elle appelle les parents Siger et Violet

Dans ce livre III, chapitre 4 daté du 13 juin 1891, on retrouve Watson en train de rentrer dans le caveau. La porte se referme. L’espace s’agrandit. Sherlock Holmes se réveille et lui montre ce qu’il doit regarder. Il doit interroger Madeleine pour avoir sa version des faits. Watson rétorque que cela est impossible puisqu’elle s’est mariée et est allée vivre en Australie.

Holmes demande à Watson de s’interroger sur Gloria Dumbley. Pourquoi elle ? est-elle une vraie infirmière, dévouée à son patient ou à une cause autre ? La seule piste est qu’elle utilise une canne qui n’est pas marqué à son nom. Sur le pommeau, on peut lire Dudley P. Parks M.D. Oxford 1851. Qui est ce docteur ?

Sur la deuxième scène que Holmes montre à Watson, on voit Siger dans la force de l’âge avec ses deux fils mais sans leur mère. Où est-elle ? Pourquoi n’était-elle pas là pour s’occuper de son bébé ?

Wiggins, devenu détective (et un détective très brillant), va suivre la piste londonienne du docteur tandis que le docteur et sa femme suivront la piste paloise, Sherlock ayant passé son enfance à Pau. Suivre ces pistes ne sera pas de tout repos pour nos trois héros.

J’attendais ce troisième tome depuis quatre ans. Je ne suis pas déçue du tout même si c’est un tome où le scénario semble plutôt dirigé par les intrigues secondaires. Cette bande dessinée fait plutôt naître des attentes pour le livre IV car on lit plutôt une remise en jambe dans l’histoire, n’apprenant pas grand chose de décisif sur l’enfance de Sherlock. On sent que la famille Holmes, et particulièrement Mycroft, travaille pour que rien ne se sache. J’espère que le tome IV tiendra ses promesses de révélations. Même les personnages semblent prendre plaisir à nous faire attendre : Wiggins se tourne avec nostalgie vers sa première rencontre avec Holmes et Watson et Mary vivent une seconde lune de miel.

Pour lire ce troisième tome, j’ai relu les deux précédents et j’ai été surprise ne me semble plus aussi beaux que la première fois. Les dessins sont magnifiques : les muscles du visage sont figurés avec une précision que l’on voit rarement mais je trouvais que le tout manquait de profondeurs. Il faut rappeler que l’album est tout en dégradé de bleu. J’ai trouvé que les auteurs avaient amélioré ce détail dans ce livre ci (ils étaient déjà excellents avant).

Le seul bémol que je mettrais, c’est la gestion des transitions entre Londres et Pau. Cela n’est pas forcément évident de suivre pour le lecteur.

Références

Holmes (1854 / † 1891 ?) – Livre III : L’ombre du doute de Cecil (dessin et couleur) et Brunschwig (récit) (Futuropolis, 2012)

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Les Quatre de Baker Street – tome 4 : Les orphelins de Londres de Djian, Etien et Legrand

QuatreBakerStreetTome4

Présentation de l’éditeur

Londres, 1891 …

Sherlock Holmes n’est plus ! C’est du moins ce qu’annoncent les journaux… Lors d’une ultime confrontation avec le diabolique Moriarty, le célèbre détective a été précipité dans les chutes de Reichenbach. Sous le choc de cette tragédie nouvelle, nos francs-tireurs de Baker Street sont en plein désarroi et, après une dispute de trop, le petit groupe vole en éclats.

Billy le fin limier, Black Tom le monte-en-l’air et Charlie le garçon manqué (sans oublier le matou Watson !) vont suivre chacun leur chemin – et se retrouver très vite dans de terribles ennuis. Privés de leur mentor, ils vont devoir braver seuls les pièges et les dangers des bas-fonds londoniens… Et pour couronner le tout, un de leurs ennemis les plus redoutables est sur leur piste, bien décidé à s’offrir la peau des Quatre de Baker Street.

Mon avis

Une fois n’est pas coutume, je vais jouer ma râleuse alors que j’ai énormément aimé ce quatrième album des aventures des Quatre de Baker Street (cela reste de la très très bonne BD : histoire prenante, magnifiques dessins avec des couleurs attirant l’œil). On retrouve tout ce qui fait le charme des trois précédents opus : l’action, l’amitié, la reconstitution sans faille du Londres de l’époque (le passage où Charly est dans une maison de travail m’a beaucoup plu par exemple), le docteur Watson égal à lui-même (gentil, attentionné avec son épouse, attentif aux enfants, prêt à l’action à tout moment) …

Ce n’est tout de même pas la même chose que d’habitude. Bien sûr, il n’y a pas Sherlock Holmes mais surtout il n’y a pas d’enquête et les Quatre de Baker Street ne sont pas réunis. On perd car il n’y a pas d’enquête, tout passe dans les actions séparées des personnages principaux. Il n’y a pas non plus assez d’alternance dans le récit qui en devient du coup un peu mono-ton. On perd le côté amitié aussi.

C’est ce qui fait que j’ai trouvé le titre un peu moins bon que les trois précédents.

L’avis de Lily Tigre.

Je remercie mon frère de m’avoir offert cette BD pour mon Noël.

Références

Les Quatre de Baker Street – tome 4 : Les orphelins de Londres de J.B. Djian et Olivier Legrand (scénario) et David Etien (dessin et couleur) (Vent d’Ouest)

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Le Mystère Sherlock de J.M. Erre

Quatrième de couverture

Meiringen, Suisse. Les pompiers dégagent l’accès à l’hôtel Baker Street. Cet établissement, charmant et isolé, a été coupé du monde pendant trois jours à cause d’une avalanche. Personne n’imagine que, derrière la porte close, se trouve un véritable tombeau. Alignés dans la chambre froide reposent les cadavres de dix universitaires.

Tous sont venus là, invités par l’éminent professeur Bobo, pour un colloque sur Sherlock Holmes. Un colloque un peu spécial puisque, à son issue, le professeur Bobo devait désigner le titulaire de la toute première chaire d’holmésologie de la Sorbonne. Le genre de poste pour lequel on serait prêt à tuer …

Hommage, plein de rebondissements, à Sherlock Holmes et à Agatha Christie ; regard amusé sur le petit monde de l’Université ; humour et légèreté. Pour lutter contre la déprime ambiante, Le Mystère Sherlock est idéal !

Mon avis

Je vais commencer par parler de moi. Je n’ai pas ri quand j’ai vu Les Visiteurs 1, 2, 3 … quand j’ai vu Les bronzés dans leurs différentes activités non plus. Jamel Debouze, Jean-Marie Bigard, Gad Elmaleh, Nicolas Canteloup (je ne sais même pas si cela s’écrit comme cela) non plus ne m’ont jamais fait rire. L’humour qui me fait rire, c’est celui du quotidien (tant mieux pour moi car c’est celui que j’ai le plus de chance de rencontrer par définition) : le bon mot au moment où on ne s’y attend pas, le geste qui n’a absolument rien à voir, une maladresse qui se termine bien. Le mot clé, là-dedans, est que j’aime l’humour quand il est inattendu.

L’auteur utilise deux types d’humour principalement : celui du langage et celui de situation.

Le livre commence par une présentation des personnages avec le fameux comique de langage. Je me suis sentie agressée parce que ce que l’on peut dire c’est que J.M. Erre ne fait pas dans le léger. Vous avez à peine finie d’en lire une première couche, qu’on vous étale déjà la seconde. À un moment, c’est trop. On n’est pas dans la caricature car dans ces cas-là seul un trait des personnages aurait été forcé mais là c’est tous les traits, tous les personnages sont des sketches à eux tout seul.

À partir du moment où ces universitaires en goguette commencent à se faire tuer, c’est déjà beaucoup plus intéressant car le comique de situation allège le comique du langage. Chaque scène de découverte d’un cadavre est un sketch. De même que les moments où les protagonistes prennent des décisions pour sauver leur peau, ou lors des interventions du colloque Sherlock Holmes, maintenu pour distraire les esprits. La construction du livre est très bien faite pour qu’on puisse penser à des scènes de théâtre puisque le livre utilise différents modes de narrations (lettre, journaux, post-it), chacun réservé à un personnage. Le tout étant très court à chaque fois. La narration a un rythme soutenu qui maintient bien l’attention pour le dénouement final.

La fin est absolument fascinante à mon goût pour la réflexion intelligente qu’elle apporte sur le roman policier, la littérature et la réalité. L’explication du dénouement est aussi un très beau pastiche des classiques (avec un inspecteur Lestrade digne de Sherlock Holmes et Hercule Poirot).

Des lectrices ont plus aimé

Des lectrices de la SSHD : Matilda et Lily Tigre

D’autres lectrices : Keisha et Titine par exemple

Références

Le Mystère Sherlock de J.M. ERRE (Buchet Chastel, 2012)

Bilan du mois de juin 2012 de la SSHD

C’est les vacances ! J’espère pour vous en tout cas que vous avez pu bénéficier du beau temps que nous avons eu ce week-end (il peut faire plus beau mais c’est déjà pas mal)(je parle pour ceux qui n’habitent pas dans le sud bien évidemment).

J’ai profité du beau temps pour mettre à jour mes liens … et commencer à préparer ce bilan du mois de juin 2012 de la SSHD.

Un mois très riche en billets de lecture mais aussi en billets de cadeau avec le déballage des colis du swap Sherlock Holmes organisé par Avalon. Bien sûr, Avalon a déballé son colis ici. Pour Pauline c’est ici. Mrs Pepys et Matilda qui étaient partenaires nous ont aussi fait profiter de leurs échanges (je suis jalouse du carnet de Mrs Pepys qui est juste magnifique). Si vous voulez voir les colis des gens qui ne font pas partie de la SSHD, c’est chez Avalon (parce que c’est toujours chouette de voir les cadeaux des autres). Le colis de Cassandre est d’ailleurs présenté sur le blog d’Avalon.

Syl. et Shelbylee (avec Manu mais elle ne fait pas encore partie de la SSHD alors …) ont continué leurs lectures communes avec la deuxième enquête d’Enola Holmes L’Affaire Lady Alistair. Avalon a lu deux des aventures de Wiggins écrit par Béatrice Nicodème : Wiggins et le perroquet muet ainsi que Wiggins chez les Johnnies. Argali n’a pas été en reste puisqu’elle a elle lu Wiggins et Sherlock Holmes contre Napoléon.

Il y a aussi eu le classique Arsène Lupin contre Herlock Sholmès de Maurice Leblanc (je le dis classique alors que je ne l’ai toujours pas lu) et le très compliqué (franchement je n’ai pas trouvé la solution quand je l’ai lu) Les crimes du Docteur Watson de Duane Swierczynski. J’ai aussi lu Qui veut la peau de Sherlock Holmes ? de Hervé Jubert suite au billet de Catherine le mois dernier.

La palme des lectures originales revient à Lily Tigre avec deux manga qui même si il l’a déçue me fait bien envie pour le coup et à Méloë qui, dans un livre sur les autistes d’Asperger (c’est plutôt ce sujet là qui m’intéressait), a trouvé des allusions à Sherlock Holmes.

La seule à s’être « détendue » devant un film est Folfaerie (félicitations pour ta reprise d’étude réussie Madame) avec Sherlock Holmes 2.

Comme je le disais au début du billet, c’est les vacances ou en tout cas cela sent les vacances. Pour continuer à vivre, penser, manger Sherlock Holmes, vous devez revenir à de l’ancien, au canonique même (c’est un peu une solution car il y a vache maigre côté parution pour ce mois-ci). Avalon vous a rédigé un récapitulatif des aventures de Sherlock Holmes.Sinon, j’ai trouvé deux listes feedbooks intéressantes, pour ceux que lire sur l’ordinateur ou le reader ne dérange pas, avec des livres gratuits à télécharger pour la première : une sur les prédécesseurs, rivaux et contemporains de Sherlock Holmes et une autre sur l’après Conan Doyle.

Pour vous aider à cultiver votre esprit logique, ce mois-ci sont ressortis à 10 euros chacun les deux livres de Colin Bruce (Mrs Pepys en a lu un) Élémentaire, mon cher Watson et L’étrange affaire du chat de Mrs Hudson. Je l’ai découvert en allant à la librairie jeudi dernier … c’est le mal. Ce n’est pas la peine de me le dire.

Nous vous remercions pour votre participation toujours aussi active et vous donnons rendez-vous au mois prochain !

Dernière minute : Lily Tigre rajoute quatre livres : Le mystère Sherlock de J.M. Erre et L’affaire Zalindas de Tracy Mack et Michael Citrin et Le jeu des illusions, ainsi que A la recherche de Watson des mêmes auteurs.

Qui veut la peau de Sherlock Holmes ? de Hervé Jubert

Roman paru dans le numéro 340 du Je Bouquine de juin 2012 et découvert grâce à l’avis de Catherine.

Le 31 décembre 1888, Watson passe voir Holmes. Celui-ci s’ennuie et cela va le tuer bien évidemment. Pourtant une chose extraordinaire se passe : le Times est imprimé flou, les lettres sont troubles. Holmes s’est rendu au Yard. Lestrade, Mac Donald, Gregson sont inconnus au bataillon alors qu’ils ont été les policiers figurant dans les enquêtes de Holmes. La seule solution est d’aller voir Mycroft au club Diogène. Mais là encore personne. Mycroft a disparu mais tous ses amis aussi ! Pourtant quelqu’un, par le biais d’un télégramme, va mettre Holmes et Watson sur une piste. Ils doivent se rendre au 1 Bush Villas Elm Grove Southsea comté de Portsmouth (qui est l’adresse du premier cabinet de Conan Doyle, si je ne me trompe pas). Ils vont alors trouver un fauteuil magique, qui va les faire voyager dans le temps, dans le passé et dans le futur, et dans l’espace, en Angleterre, en Suisse, pour corriger ce qui ne va pas. Cela va les mener de Moriarty à Conan Doyle.

L’histoire est extrêmement sympa et plutôt jamais lu ce qui fait qu’on passe un excellent moment de lecture. Par contre, Hervé Jubert propose un stratagème extrêmement malin : faire vivre, pour de vrai (c’est que tout le monde existe), Conan Doyle d’une part, et ses personnages d’autre part, dans deux mondes différents qui vont se rencontrer grâce au fauteuil. Sherlock Holmes apprendra que Conan Doyle veut lui aussi sa mort et lui en voudra énormément d’ailleurs. Cela donne un côté science fiction passionnant à ce court roman et surtout fait toute son originalité pour expliquer que tout le monde est vécu pour de vrai.

À vous de voir qui veut la peau de Sherlock Holmes : Conan Doyle ou Moriarty ?

Sherlock de Convard, Adam et Le Hir

Présentation de l’éditeur (1er tome)

La première grande enquête du plus grand des détectives. Égypte, 1877. Sherlock Matthiews est un jeune archéologue fantaisiste et indiscipliné, incapable de mener sa vie autrement qu’au gré de ses caprices et autres coups de tête. Jusqu’au jour où une lettre en provenance d’Angleterre lui annonce le suicide de sa mère. Une terrible nouvelle qui a de quoi faire grandir brutalement le plus insouciant des adolescents… Terrassé par le chagrin, Sherlock retourne donc au manoir familial, à Bournemouth, afin d’y rendre les derniers hommages à celle qu’il aimait par-dessus tout, et dont il ne parvient pas à comprendre le geste. Et pour cause. Car si Isadora Matthiews est bel est bien morte la corde au cou, certains détails semblent montrer qu’elle ne se l’est pas passée seule… Sherlock décide alors de mener l’enquête. Sans deviner qu’il va ainsi donner naissance à un mythe, celui du plus incroyable de tous les détectives, dont l’œil habile et les déductions affûtées n’ont pas fini de fasciner les foules. Et de terrifier les criminels…

Présentation de l’éditeur (2e tome)

Le jeune Sherlock Matthews, archéologue de formation devenu détective après le meurtre de sa mère, vient de décrocher sa première grosse affaire : retrouver le chat de la soeur de Mme Hudson. Une enquête indigne de celui qui se fait désormais appeler Sherlock Holmes ! Mais qui le mènera avec cet étonnant sens de la déduction et ce cynisme las qui feront vite sa réputation. Sans se douter que cette affaire en apparence inintéressante le conduira bien vite vers un effroyable meurtre… ainsi que vers les plaisirs enivrants de l’opium…

Mon avis

J’avais découvert cette bd chez Matilda et j’ai donc pris les deux volumes à la bibliothèque vendredi soir après avoir parcouru plein de kilomètres à pied parce que les bus n’étaient que bondés de gens. Les bd ne restent pas dans les PAL et je les ai donc terminé aujourd’hui.

Je voulais parler de trois choses mais si on me demande mon avis, je dirais que cette série est vraiment bien car elle est originale dans son explication de la jeunesse de Sherlock Holmes et de la jeunesse du mythe. Le seul point qui blesse à mon goût c’est le graphisme. Les dessins sont un peu taillés à la hache pour les visages (en général, ils sont donc assez peu expressifs : Sherlock a le même visage quand on lui apprend la mort de sa mère, quand il enquête sur sa mort et quand il découvre le commanditaire du meurtre alors que dans le texte il est précisé très clairement qu’il y a des changements physiques) et les décors ne m’ont pas semblé très fignolés (au contraire des bandes dessinées qui traitent de l’époque victorienne)(en général, en tout cas).

Mais le reste est parfait, absolument parfait (Convard est très fort pour raconter des histoires ; il m’avait déjà bien convaincu avec sa bande dessinée consacrée à Vinci). Les deux tomes peuvent être lu séparément. Le premier tome raconte donc la mort de sa mère par pendaison. Elle a été tué puis on a fait passer cela pour un suicide. Mais cela c’est Sherlock qui le découvre. C’est sa première enquête (tout le monde se demande ce que l’on va bien pouvoir faire de lui) et ce sera une réussite avec un dénouement complètement inattendu même si en y réfléchissant il y avait des indices semés tout du long. Dans le deuxième tome, l’enquête sur la disparition du chat de la sœur de Mrs Hudson m’a fait beaucoup rire ; la suite moins car assez difficile. Elle exploite l’histoire de l’Angleterre, en Inde et en Afghanistan, et aurait pu être écrit par Conan Doyle car elle a un faux air de Signe des Quatre.

Dans les deux tomes, les auteurs expliquent un peu du mythe Sherlock Holmes. Dans le premier, le violon, le nom de famille, Moriarty, l’absence des parents dans la suite des aventures de Sherlock, la mère, Mycroft, Baker Street, Mrs Hudson. Dans le deuxième tome, on nous parle de l’addiction à l’opium, de la rencontre avec Watson. Tout est très ingénieux et ne semble pas sorti du chapeau ; il y a un côté innovation (on n’a pas copié sur les autres en gros).

C’est une série à lire. J’ai une préférence pour le premier car je n’en revient toujours pas de l’apparition de Moriarty dans ce contexte.

Références

Sherlock de Didier CONVARD et Éric ADAM (scénario) et de Jean-Louis LE HIR (dessin et couleur pour le premier tome, dessin pour le second) et Véronique Robin (couleur pour le second tome)

  • tome 1 : Révélation
  • tome 2 : Les coquelicots du Penjab

Glénat, 2008

Muppet Sherlock Holmes de Storck, Mebbergon et Lamb

J’ai bien rigolé avec ce comics. Les auteurs revoient plusieurs nouvelles de Conan Doyle mais à la sauce Muppet. Il s’agit de The Speckled Band, A Scandal in Bohemia, The Red-Headed League, The Musgrove Ritual. Tous les éléments y sont mais le côté bras cassé de Holmes et Watson fait trop rigoler (je sens que mon billet va être trop constructif). Pour donner une idée, la première présentation de Watson est celle-ci :

London is the town I call home. But then, why call home ? If I’m far enough to call, I know I’m not there to pick up. This is Baker Street. My name is Dr. John Watson, PhD, Asc, Dds, Html, Nba Mvp, Eieio. Vc E Bar, Crufts 1855 best in show. I practice medicine, badminton and improv. I’m the only doc in town who can remove a heckler’s appendix by backhand lift ! I’ve just moved in with an odd natured but even tempered fellow. Many call him « the world’s greatest detective (19th century only) but I call him. Actually, I just call him Holmes. Not to be confused with London, which London, which I call home, or house, who is nothing like Holmes. Ouch, I’ve got a homonym headache…

La seule chose que je pourrais regretter, c’est les couleurs orange et violette des personnages (Lestrade est une grenouille très verte, un peu comme les petits pois en Angleterre) qui ont agressé mes yeux fragiles.

Rien que pour voir Irene Adler vous écrire « Kissy – kissy ! », ça vaut le coup d’être vu.

Références

Muppet Sherlock Holmes de Patrick STORCK (writer), Amy Mebbergon (artist), Braden Lamb et Amy Mebberson (colors), Deron Bennett (letters) (Boom Kids, 2011)

Bilan de la SSHD – mars 2012

C’est l’heure du bilan du mois de mars de la SSHD.

D’abord nous avons eu énormément de nouveaux inscrits grâce à la page Facebook créée par Matilda et Méloë. Vous pouvez venir y réagir à toutes les news holmésiennes dégotées par les deux créatrices.

Nous souhaitons donc la bienvenue à Argali, Avalon, Pauline et Laura !

Les billets ont été assez nombreux ce mois-ci qui a été placé sous le signe de Béatrice Nicodème (nous vous rappelons que ce mois-ci elle a sorti son nouveau Wiggins)(qui est dans ma PAL et dans celle de Matilda). Mais avant cela, je décernerai la palme d’or de la participation la plus mystérieuse à Loula qui ne nous dira pas comment c’est passé la rencontre du héros avec Sherlock Holmes dans cette BD (qui pourtant ne semble rien avoir avec le truc).

Béatrice Nicodème a été omniprésente chez Aragali qui a lu trois de ses romans : Un rival pour Sherlock Holmes, Wiggins et la ligne chocolat, Défi à Sherlock Holmes. Niki a aussi lu ce dernier livre (et l’a envoyé à Argali pour qu’on est un autre avis).

Niki et Laura sont revenues aux fondamentaux : Niki en lisant La Vallée de la Peur et Laura en faisant un récapitulatif du Canon.

J’ai enfin lu le deuxième volume de Victorian Undead.

Pauline nous a parlé de son inscription au Swap Holmes (Matilda et Mrs Pepys sont inscrites aussi, je crois savoir).

Passons aux nouveautés. Il n’y en a pas franchement de chouette (c’est une pause car bientôt ce sera de nouveau l’abondance comme en janvier, février)(il y a la parution le 15 mai, c’est sur le site de Futuropolis, de tome 3 de Holmes, la série de Brunschwig et Cecil)(je surveille cela comme le feu). Il y a une nouvelle de Conan Doyle, La Capitaine de l’Étoile polaire, qui paraît, dans un recueil sur la mer, chez Interférences.

Je continue dans le genre « je n’ai rien à vous dire ». Il y a un recueil d’énigmes inspirées des nouvelles de Sherlock Holmes qui paraît tout début mai chez Hachette. Le livre est très très beau (j’ai la traduction en anglais à la maison). L’inspiration de Sherlock Holmes est par contre très très loin (c’est une phrase qui est tirée du canon au début de l’énigme et qui en général n’a qu’un rapport très très lointain avec l’énigme en elle-même). Il y a les solutions à la fin du livre et je peux vous dire qu’on en a très clairement besoin (pour tout dire je me suis retrouvée à poser une équation pour en résoudre une et à regarder les solutions pour plusieurs autres). N’offrez pas cela à vos enfants si vous ne voulez pas qu’il vous prenne la tête et ne vous l’offrez pas à vous car la résolution des énigmes, il faut la laisser à Sherlock Holmes (il n’a pas l’air d’avoir autant de mal que j’en ai eu moi).

Il y a bien la parution d’un deuxième coffret DVD mettant en scène Douglas Wilmer dans le rôle de Sherlock Holmes, qui a tenu le rôle au milieu des années 60.

Il y a aussi la republication de plusieurs livres avec de très jolies couvertures (en tout cas, dans des couvertures plus belles que celles que j’ai). Vous pouvez trouver un billet sur le livre de John O’Connell sur ce blog.

La nouvelle la plus intéressante est la parution d’aventures de Sherlock Holmes en Flipback (vous savez la format Point2). Comme cela, le livre peut se glisser dans notre poche et on peut le lire partout.

Pour finir ce mois un peu tristounet, je vous mets un teaser du jeu vidéo Le testament de Sherlock Holmes (le jeu était annoncé pour le printemps mais Amazon lui dit septembre)(c’est donc un peu triste tout de même).

 

Au mois prochain, chez Marion, qui devrait avoir des informations plus drôles à raconter !