Das kalte Licht der fernen Sterne de Anna Galkina

Je précise que le livre dont je vais parler n’est pour l’instant disponible qu’en allemand. Je me suis fixéecomme objectif de lire régulièrement dans cette langue pendant l’année 2017. C’est un challenge pour moi car mon niveau ne me permet pas d’avoir une lecture aussi fluide que je le voudrais. C’est le troisième livre que je lis en allemand cette année, après deux romans policiers. Ce dernier genre n’est pas forcément mon genre préféré, même si pour le cas allemand, cela permet de découvrir la géographie du pays (vu le nombre de policiers régionaux) et il me tenait à cœur de lire enfin un roman. Pour me faciliter la tâche, j’ai choisi un roman d’une auteure dont l’allemand n’est pas la langue maternelle, mais est écrit dans cette langue. C’est un conseil qu’on nous a donné pour commencer à lire car souvent pour ce type de livre, la maîtrise de la langue est excellente, le vocabulaire est complexe mais la structure de la phrase n’est pas alambiquée. Cela s’est bien vérifié pour ce livre-ci.

Il s’agit du premier roman d’Anna Galkina, née en Russie dans un petit village proche de Moscou. Elle a immigré avec ses parents en Allemagne en 1996. Dans ce livre, elle s’inspire de son expérience pour raconter l’enfance et l’adolescence de Nastia (jusqu’à son départ du pays). Nastia, comme Anna Galkina, est née dans un petit village, près de Moscou. Elle habite seule, avec sa mère et sa grand-mère, dans une maison vétuste, voire délabrée. La bâtisse ne dépare pas dans le quartier et même dans la ville en fait. Dans les chapitres traitant de l’enfance (les meilleurs à mon avis), Anna Galkina insiste sur la mémoire des sensations de l’enfance (odeurs, couleurs et lumière). Elle arrive à recréer très précisément un village et sa vie au travers des yeux d’une enfant. On voit déjà l’adolescente que sera Nastia avec les tours qu’elle joue à sa grand-mère, les soucis qu’elle donne à sa mère. En y réfléchissant, je trouve fascinant qu’un auteur arrive à recréer l’enfance de cette manière car finalement, c’est la manière dont on se rappelle son enfance (pour moi c’est le cas, en tout cas) : des sensations et certains événements, et pas forcément une chronologie. Déjà dans le livre de Alai Sources lointaines (livre dont je parlais dans le billet publié avant celui-ci), l’auteur utilisait ce procédé.

Les chapitres sur l’adolescence m’ont moins convaincu parce que peut-être j’ai trouvé cela moins nostalgique. J’ai cependant admiré l’énergie de l’adolescente (voire le côté extrême de ses expériences) que retranscrit très bien l’écriture. Dans ces chapitres, Anna Galkina adopte une narration plus chronique, avec un panel de personnages plus larges et récurrents. Elle décrit une Nastia plus attentive à son environnement. Par exemple, on a des chapitres sur son amitié avec des filles qui ne peuvent qu’avoir une mauvaise influence, la queue pour le premier concert, l’arrivée de l’amoureux de la mère, les changements que cela provoque dans la famille et dans la maison, le premier amour, les fugues pour le suivre, le premier travail…

J’ai aimé ce livre pour la précision de la reconstitution de l’enfance et de l’adolescence, pour l’écriture dynamique et énergique à l’image de Nastia. D’un point de vue pratique (et dans l’optique de mes progrès en allemand), j’ai aimé le fait que les chapitres soient courts, les personnages secondaires suffisamment remarquables pour ne pas être oublié entre les chapitres (même dans le cas d’une lecture lente). Cela permet de soutenir l’attention, de motiver à continuer la lecture, même si certains passages sont difficiles à comprendre.

Comme je l’ai déjà dit, j’ai beaucoup aimé lire ce livre. J’ai tourné les pages avec plaisir, même avec entrain. Je ne me suis pas ennuyée ; mon intérêt a été maintenu jusqu’au bout. Pourtant, j’ai fermé le livre en me disant tout cela pour cela. Et finalement, je n’ai même pas envie de vous le conseiller.

C’est un avis très court, qui n’aura sûrement d’intérêt pour personne, mais cela me permet à moi de garder une trace de cette lecture (et ainsi me souvenir de mes débuts de lecture en allemand).

Références

Das kalte Licht der fernen Sterne de Anna GALKINA (Frankfurter Verlagsanstalt, 2016)

2 réflexions au sujet de « Das kalte Licht der fernen Sterne de Anna Galkina »

  1. je t’admire pour l’allemand – j’aurais dû faire comme toi, mais j’ai été paresseuse, j’ai privilégié l’anglais et l’italien et à présent, j’ai perdu l’allemand, ou presque –

    1. J’ai fait pareil. Et du coup maintenant, j’ai perdu le russe. Mon espoir est qu’en m’y remettant bien, cela revienne progressivement.

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