At the Reunion Buffet de Alexander McCall Smith

Bon, avant de faire tout une série de billet sur des lectures certes excellentes mais surtout déprimantes et/ou dérangeantes (il faut ce qu’il faut pour mettre l’ambiance à Noël), je voulais faire un billet un petit peu plus joyeux et en plus avec de la bonne humeur dedans. Vous savez si vous suivez ce blog depuis un peu de temps que quand j’ai ce genre d’envie, je me tourne vers Alexander McCall Smith et ma copine Isabel Dalhousie.

Sauf que j’ai lu tous les romans parus à ce jour (cela ne se voit pas sur le blog mais bon, c’est vrai). Il me reste donc uniquement les nouvelles, qui paraissent en numérique pour faire patienter la pauvre lectrice que je suis. Ici, il s’agit de la nouvelle parue en 2015 et qui se situe temporellement juste après The Novel Habits of Happiness, le tome 10 des aventures de Isabel Dalhousie (c’est ce que je suppose mais ce n’est pas  évident). Pour les curieux, le tome 11 sort en mars 2017…

Je n’ai qu’un reproche à faire. Quand on a lu tous les livres de cette série, payer 99 centimes pour cette nouvelle est un peu fort de café, vu qu’il y en a la moitié qui est consacré à un extrait du tome 10. Franchement ! Par contre, la nouvelle est absolument excellente. On retrouve les personnages mais surtout les interrogations d’Isabel mais c’est écrit de manière concise (c’est une nouvelle). Le rythme est donc plus rapide et on se concentre sur une seule histoire, sans dévier sur des choses annexes. Je suis d’accord que c’est ce qui fait le charme des romans mais je trouve que pour une nouvelle, c’est vraiment très bien fait (j’ai souvenir d’une autre nouvelle qui elle n’était pas si bonne car un peu fouili).

Je vais quand même un peu raconter l’histoire. Cela peut en intéresser certains … Au début de la nouvelle, Isabel et Jamie (son mari et le père de son fils Charlie) discutent des réunions d’anciens élèves. Jamie donne un point de vue très tranché, en disant que c’est une chose qu’il évite à tout prix car pour lui, on ne peut qu’évoluer et se détacher de ce qu’on était en tant qu’écolier. Cela entraîne qu’à ce type de réunion, on ne peut que s’ennuyer car on ne peut parler qu’à des inconnus qui nous rappellent ce que nous étions (et que nous aimerions bien oublier). Sur cet avis donc, Isabel annonce à Jamie qu’elle va accueillir le week-end prochain une partie de la réunion des anciennes élèves de son école (de quand elle avait douze ans). Je n’aurais pas aimé qu’on m’annonce cela de but en blanc mais Jamie étant Jamie dit à Isabel que c’est super et que bien sûr il fera une apparition pour que tout le monde puisse voir qu’elle a un mari beaucoup plus jeune mais surtout extrêmement beau. Sur ce, Isabel participe aux préparatifs (cela se passe chez elle tout de même) avec les deux organisatrices. En discutant avec l’une d’elles, Isabel « découvre » qu’elles n’ont pas du tout les mêmes souvenirs (les autres vivent un peu dans le passé aussi …), surtout à propos d’une fille qui martyrisait toutes les autres. Or cette fille que tout le monde ne voulait pas voir va participer à la réunion.

Dans cette nouvelle, Alexander McCall Smith aborde les thèmes temps, des souvenirs, de la mémoire, de l’identité et du pardon. Comme vous pouvez le lire, tout cela est tout de même lié par l’histoire. On retrouve ici tout le charme du bon sens d’Alexander McCall Smith, qui fait le sel des pensées d’Isabel Dalhousie. Celle-ci m’est apparue pour le coup beaucoup plus certaine de ses choix (ah, l’amour …), et un peu moins dans les questions éthiques capillotractées (je me rappellerai toujours de la fameuse question : est-ce éthique de manger du chocolat ?)

En conclusion, un très bon cru si vous êtes aussi fan que moi !

Références

At the Reunion Buffet de Alexander McCall SMITH (Abacus, 2015)

3 réflexions au sujet de « At the Reunion Buffet de Alexander McCall Smith »

    1. Je l’aime trop cette série. J’ai eu peur qu’Alexander McCall Smith arrête la série car il n’a publié de roman de cette série depuis longtemps. Mais ça y est un nouveau tome est annoncé. C’est pour cela que j’ai l’air à moitié euphorique dans le billet.

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