So Long, See You Tomorrow de William Maxwell

SoLongSeeYouTomorrowMaxwellIl s’agit du roman en anglais, un peu compliqué (pour mon niveau d’anglais) dont je parlais dans le billet précédent. J’avais repéré ce roman sur un blog américain, car j’ai été intrigué par l’auteur qui semblait être un classique en tout cas aux États-Unis, et dont je ne connaissais même pas l’existence. Il a un peu trainé sur ma tablette, justement à cause du niveau de langue. Mon intérêt a été ravivé par la republication cette année d’un autre roman de cet auteur, Comme un vol d’hirondelles, en français cette fois-ci, par les éditions Cambourakis.

J’ai donc recommencé le livre et je me suis accrochée, jusqu’à terminer le livre en étant complètement scotchée à ma lecture. C’est assez magnifique et extrêmement mélancolique.

Le livre commence par le fait marquant du roman. Dans son enfance, un fermier de sa petite ville de l’Illinois a été abattu par son voisin. C’est un fait qu’il n’a jamais oublié car cette histoire concernait un ami, pas intime mais proche tout de même, puisque celui-ci était le fils du meurtrier. Ce démarrage est très prometteur. L’histoire n’est pas racontée dans les détails mais on sent une très grande nostalgie, non pas de l’histoire mais de l’époque, de son enfance. Cela nous mène au deuxième chapitre qui m’a beaucoup dérouté lors de ma première lecture. Dans ce deuxième chapitre, le narrateur ne parle plus de cette histoire de meurtre mais de son histoire personnelle, de son enfance à son adolescence, et de sa rencontre avec cet ami. Il ne détaille pas du tout sa relation avec lui, il parle un peu de leurs occupations mais sans insisté. Cela m’a donné l’impression que c’était un ami de convenance. Ils se sont retrouvés ensemble un jour et ils le sont restés ensuite car c’était pratique d’avoir quelqu’un, jusqu’au jour où ils ont été séparés. Après cette séparation, ils ne se sont plus écrits, ne se sont plus vus. Sauf une fois, par hasard, dans le couloir d’un lycée de Chicago (alors que l’histoire initiale se passe dans une petite ville de l’Illinois). Leurs regards se sont croisés, ils se sont reconnus mais n’ont pas échangés un mot. C’est le plus grand regret du narrateur et le pourquoi il écrit cette histoire.

La deuxième partie du livre est la tentative de reconstitution du meurtre. Il prévient de suite qu’il a beaucoup extrapolé par rapport qu’il a retrouvé dans le journal, mais il a besoin de cela, cinquante ans après, pour comprendre pourquoi il n’a pas parlé dans le couloir de ce lycée. Il va ainsi s’imaginer la rencontre des deux voisins, jusqu’au meurtre de l’un par l’autre.

On voit bien que les thématiques de ces deux parties sont l’inéluctabilité du temps qui passe, la mémoire et le fait qu’on ne puisse pas changer le passé mais qu’on doive s’efforcer de le comprendre. C’est pour cela que je parlais de roman mélancolique au début du billet. J’ai eu une impression d’automne finissant, de feuilles qui tombent.

Cela vient du fait que le narrateur raconte cette histoire comme s’il était vieux, comme s’il devait faire taire ou comprendre ce regret avant de mourir, mais aussi de la description des personnages. L’auteur a choisi de n’effleurer qu’assez peu les sentiments des acteurs du drame (alors que tout est histoire de passion), mais il leur donne une volonté de fer (une fois la décision prise, on la met en action), une très grande ténacité (peut être dû à une vie difficile). Je ne suis pas capable de vous dire si l’écriture contribue à ce sentiment car comme je vous l’ai dit, le niveau de langue est un peu haut pour moi et je me suis donc beaucoup axée sur le vocabulaire pour comprendre les phrases, les actions, les lieux.

Heureusement que Cambourakis a publié ce livre en français ! Cela va me faciliter la tache pour lire de nouveau cet auteur.

Références

So Long, See You Tomorrow de William MAXWELL (Vintage Classics, 2012)

Un siècle de littérature américain – Année 1980

4 réflexions au sujet de « So Long, See You Tomorrow de William Maxwell »

  1. Je ne connais pas cet auteur, mais tu m’intrigues. Je choisirai peut-être la VF, c’est dur d’entrer dans l’écriture d’un auteur inconnu en VO.

    1. C’était une tentative pour lire un ouvrage « plus classique » que ce que je lis normalement en VO, dans le but de faire progresser mon anglais (en fin ici mon américain). Mais j’y crois. En tout cas, si tu veux lire ce livre en VF, il faut te tourner vers la bibliothèque ou l’occasion. À l’époque, il était sorti chez 10/18 🙂

  2. l’histoire m’intrigue également, et si ton niveau d’anglais n’est pas suffisant, alors il faudra que je passe aussi mon tour pour la VO 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *