Scandal in Skibbereen de Sheila Connolly

ScandalInSkibbereenSheilaConnollyJ’ai lu le deuxième de la série, malgré le peu d’enthousiasme suscité par le premier volume (surtout dans les commentaires parce que moi, j’avais bien rigolé). Ben, surprise ! … il est beaucoup mieux même si à mon avis l’auteur a un sacré problème avec les meurtres. Elle n’arrive pas à envisager de les résoudre. Ce qui est gênant pour un auteur de roman policier (j’ai lu sur les blogs anglophones (je n’arrive pas à retenir qui habite où, en fait) que c’est plus un cozy mystery).

On retrouve Maura, trois mois après les faits qui ont été raconté dans le premier tome. Elle est devenu propriétaire du pub Sullivan’s et de la maison de Old Mick, propriétaire décédé du même pub (je spoile un peu mais comme il y a peu de chances que vous lisiez le livre, vous ne m’en voudrez pas). Cela la change beaucoup puisque quand elle était à Boston, où sa grand-mère irlandais l’a élevée, elle était pauvre et était sans aucune attache (sauf sa grand-mère, avant son décès). Contrairement au premier volume, Sheila Connolly ne nous le rabâche pas toutes les trois lignes (ce qui vraiment est très reposant) et en plus elle ne rappelle pas toute l’histoire, c’est juste sous-entendu.  On peut enfin se concentrer sur le cozy mystery ! On retrouve tous les personnages : Rose, Mick, Jimmy, Bridget, Sean (le policier).

Cela a pour moi été une source de grande déception : Maura sort avec Sean et non pas avec Mick. Je m’imaginais cela depuis le premier volume et non, l’auteur a fait tout le contraire de ce que je voulais. Je m’imagine Mick comme beau, fort, gentil et ténébreux alors que Sean pour moi est grand et maigre mais gentil aussi. Je pense que Maura est petite, gentille et très dynamique (un peu trop et se fourre donc toujours dans le pétrin). Il lui faut donc quelqu’un qui la protège et je pensais à Mick et pas au policier. Ce qui m’a fait rigolé, c’est que dans ce coin d’Irlande, d’après l’auteur, il n’y a pas beaucoup de gens entre 20 et 30 ans. Elle insiste beaucoup là-dessus (visiblement, elle a une marotte à chaque volume). Cela m’a fait pensé qu’elle était mandatée par l’office du tourisme pour attirer des femmes là-bas pour le repeuplement de ce coin du pays. Cela m’a fait regarder où était Skibbereen (j’ai même fait Street View) et donc, si tu est un homme de trente ans et qui habite par là, je veux bien venir habiter chez toi.

Tout cela j’espère vous permet de mieux situer le contexte général du roman. Passons à l’histoire, au fond du problème quoi. Skibbereen s’honore d’avoir un taux de criminalité très bas mais depuis l’arrivée de Maura, on compte déjà trois morts en trois mois (deux dans le premier volume et un dans celui-là)(à mon avis, elle porte la poisse). Pour l’instant, l’évènement reste suffisamment rare pour qu’il soit fascinant.

Un jour, Althea, une fashionista new-yorkaise, arrive dans le pub comme un éléphant au milieu d’un troupeau de souris et demande si par hasard il n’y aurait pas aux alentours des familles issus de la noblesse anglo-irlandaise (ou plus précisément des familles qui ont eu de l’argent dans le temps). En effet, elle travaille dans un musée et a eu connaissance d’une esquisse de Van Dyck (c’est ce qu’elle suppose) qui pourrait la préparation d’un tableau qui serait dans la région de Cork (au vu de qui possédait l’esquisse). Commence alors une véritable chasse au trésor. Maura, trop récente du coin, s’adresse à Old Billy qui squatte un fauteuil du bar toute la journée et qui raconte ses vieilles histoires au touriste. Il aiguille Althea vers le manoir des Townsend, où vit la dernière descendante de la famille qui a plus de quatre-vingt ans. Elle est gardé par deux domestiques, un couple, et un jardinier. Althea, toute à son enthousiasme, y va le soir-même et se fait claquer la porte au nez. Le problème est qu’au matin, on retrouve le jardinier assassiné sur la pelouse. Maura est obligé de signaler à Sean, la présence de l’américaine (car ce ne peut être un hasard tout de même). Une fois qu’il y a eu le meurtre, Maura se consacre à aider Althea avec l’aide de Gillian, une artiste locale, qui vit la moitié de l’année à Dublin, et Harry, le neveu de la vieille dame du manoir qui est descendu à la suite du meurtre. Ils recherchent le tableau dans la maison, le trouve, cherche ensuite la preuve formelle que c’est un Van Dyck …

La mort du jardinier revient épisodiquement dans la mémoire de Maura (mais elle ne le connaissait pas donc bon …) mais elle préfère chercher la peinture que de s’occuper du meurtre ou de son pub. À la page 230 (sur 294), on en arrive enfin à la résolution du meurtre ! C’est quand même pour cela que je lis des romans policiers pas pour chercher des peintures. Enfin, bref … Le problème est que la résolution s’exécute par un tour de passe-passe (un personnage extérieur à l’histoire et à la région ; c’était déjà la même idée dans le premier volume) et qu’il n’y a pas d’arguments logiques pour cette réponse. C’est ce qui me fait dire que l’auteur a un problème avec les meurtres. Il ne faut pas faire mourir les gens si on ne veut pas résoudre d’énigmes !

C’est tout à fait le genre de romans dont j’aime voir les défauts et chicaner sur l’histoire alors qu’en réalité j’y passe un bon moment de détente et de rigolade. Il ne faut juste pas chercher à y voir ce qu’il n’y a pas.

Références

Scandal in Skibbereen de Sheila CONNOLLY (Berkley Prime Crime, 2014)

6 réflexions au sujet de « Scandal in Skibbereen de Sheila Connolly »

    1. Mais comme vous disiez pour le billet précédent, j’aimerais bien trouver le même genre d’histoire mais par une auteur irlandaise. Je ne sais pas si cela existe. J’ai l’impression que les auteurs irlandais sont plus sérieux, non ?

  1. Y a des jeunes à Cork, j’te jure j’y ai passé des vacances u_u
    Question cosy mysteries j’ai les Bibliophile mysteries dont le prochain tome vient bientôt paraître (o/) mais si d’aventure j’en ai besoin d’un à un moment donné, pourquoi ne pas tenter cette petite série qui semble détente.

    1. Des jeunes en âge de se marier ? Ou des jeunes adolescents ? Il faut me dire parce que je veux bien habiter là-bas, moi. Je préfère le Donegal mais je peux transiger un peu.

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