The Uncommon Appeal Of Clouds de Alexander McCall Smith

Vous en rêviez et je l’ai fait pour vous : acheter, lire et chroniquer le neuvième tome des aventures de Isabel Dalhousie. Pour ceux qui ont loupé les épisodes précédents, c’est un peu mon Amélie Nothomb à moi. Alexander McCall Smith sort chaque année au mois de septembre le volume où il fait évoluer Isabel Dalhousie (ses autres personnages de série sont à d’autres moments de l’année et comme je ne les ai pas encore lu, je m’en fiche un peu pour l’instant). J’ai commencé par le lire en poche puis en grand format puis en anglais en broché puis en anglais en relié (et pas question d’avoir cette série en électronique par contre, même si … on en reparle à la fin du billet)(si ce n’est pas du teasing, je me trompe). C’est pour vous dire comme je suis droguée !

Passons à l’histoire. Isabel commence à avoir une réputation bien établie. Celle d’une fouineuse dirons certains mais nous nous dirons d’une personne bien intentionnée qui est prête à aider son prochain même si elle ne le connaît pas. C’est le cas ici bien évidemment. Une voisine qu’elle n’aime pas (elle ne dit pas cela comme cela : elle n’arrive pas à avoir d’affinités avec elle et c’est l’objet de toute une réflexion d’éthique appliquée, qui je le rappelle est sa spécialité). Je disais donc, une voisine qu’elle n’aime pas vient la trouver pour lui parler du problème d’un ami. On vient de voler à une de ses connaissances un Poussin quand il ouvrait sa très belle demeure à la plèbe de la société. Franchement, à ce moment-là, j’étais perplexe : Isabel va-t-elle devoir enquêter pour retrouver une peinture ? alors que d’habitude soit elle se plante lamentablement ou bien elle n’y arrive pas. J’ai continué ma lecture et j’ai été rassurée. Elle ne sert que de soutien moral au gars qui s’est fait voler. Elle l’accompagne dans les négociations, les rançons … (parce qu’en Écosse ils font des vols de peinture assez bizarre tout de même ; je vous conseille de lire pour en savoir plus) et va rencontrer les enfants du détenteur du Poussin. Elle va même jusqu’à tout débloquer par une manœuvre plus qu’incertaine. À ce rythme, au tome 10, elle va carrément agir en pleine conscience.

On suit bien sûr le développement de sa vie personnelle. Elle n’a pas de problème avec Jamie mais avec Charlie cette fois-ci (son fils pour ceux qui ne suivraient pas). Grace, la bonne (mais en fait, elle fait tout et c’est pour cela qu’Isabel a le temps de tout faire), apprend en catimini les mathématiques à l’enfant alors que les parents ne veulent rien pousser. S’en suit des débats, une démission, un retour…

Eddie, l’employé de Cate, est amoureux et là encore, cela entraîne toute une réflexion car Isabel continue à réfléchir sur lui et surtout à éprouver une très grande curiosité à son égard. Comme Isabel, j’espère qu’un jour Alexander McCall Smith nous en dira plus parce qu’au bout de neuf épisodes, on n’a toujours aucun élément et on en est réduit au supputation.

Le tout est comme d’habitude émaillé de réflexions truculentes et bizarres. On se demande comment l’auteur arrive à mêler sur le papier toutes ces histoires qui n’ont absolument rien à voir les unes avec les autres. C’est un peu à mon avis ce qui fait le charme de cette série. Au contraire d’une série policière, où on suit l’enquêteur pour une enquête bien particulière, on arrive et on suit la vie d’Isabel pour un petit moment puis on la reperd de vue. Un peu comme si on rencontrait une vieille copine dans la rue, qu’on lui demandait comment cela allait, qu’elle nous invitait au café pour en parler et qu’on la reperde de vue jusqu’à l’année suivante.

Maintenant que j’ai fini de vous raconter toute l’histoire. Je lève le suspens. Je mettais tranquillement ce livre sur LibraryThing quand j’ai vu qu’il y avait un volume 7 et demi (c’est-à-dire entre le 7 et le 8) vendu en ebook. Les commentaires vont de bons à très mauvais mais quand on aime, cela ne compte pas à mon avis ! En plus, cela me fera patienter jusqu’à l’année prochaine, pour enfin lire le tome 10 !

Références

The Uncommon Appeal of Clouds de Alexander McCall SMITH (Little Browm, 2012)

6 réflexions au sujet de « The Uncommon Appeal Of Clouds de Alexander McCall Smith »

    1. Je ne l’ai pas encore lu cette fameuse série sur Edimbourg car le premier tome m’attend dans ma PAL mais il est anglais. Cela retarde d’autant ma décision de le lire.

  1. je n’ai que très médiocrement apprécié le premier tome de cette série-là, j’avais trouvé isabel dalhousie insupportable – par contre j’aime beaucoup les 2 autres séries de romans de McCall Smith 🙂

    1. J’en connais au moins trois des séries de cet auteur (il doit avoir une de ses mémoires pour arriver à retenir tous les détails de chacune d’ailleurs) : des quelles me parles-tu ? En tout cas, je vous retiens : vous vous liguez contre moi pour que je lises les autres et une fois que je serais bien accro, vous vous moquerez de ma PAL gargantuesque.

      1. il n’y a aucune raison pour que ta pal à toi ne soit pas aussi gargantuesque que les nôtres 😛
        et je pense que les séries que tu connais sont les mêmes que moi 😀

        1. Pal gargantuesque, c’est exagéré car pratiquement tous ses livres sont en ebooks. L’avantage, c’est que cela ne se voit pas 🙂 Sinon les séries de Alexander McCall Smith (source : son site), c’est :
          1) Isabel Dalhousie (je la mets en première par pure objectivité bien évidemment)
          2) Mma Ramotswe
          3) 44 Scotland Street
          4) The Portuguese Irregular Verbs Series
          5) Corduroy Mansions.
          C’est de qui que tu parles dans ton message précédent, madame ?

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